LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY02057

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY02057

lundi 27 octobre 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY02057
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantN'DIAYE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure

Mme A... B... a saisi le tribunal administratif de Dijon d’un litige l’opposant à la commune de Mâcon.

Par une ordonnance n° 2501224 du 6 juin 2025, le président de la deuxième chambre du tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2025, sous le n° 25LY02057, Mme B..., représentée par Me N’Diaye, demande à la cour :
1°) d’annuler cette ordonnance ;
2°) d’annuler la décision du 17 janvier 2025 par laquelle le maire de Mâcon a refusé sa réintégration ;
3°) d’enjoindre à cette autorité de procéder à sa réintégration, à compter de la notification de l’arrêt à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de condamner la commune de Mâcon à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice qu’elle estime avoir subi ;
5°) de mettre à la charge de la commune de Mâcon une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- c’est à tort que le premier juge a considéré que sa demande était irrecevable ;
- la décision refusant sa réintégration est entachée d’une erreur de droit ;
- elle a subi un préjudice moral qui doit être indemnisé.


Par décision du 9 juillet 2025, le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale a été accordé à Mme B....
Vu l’ordonnance attaquée et les autres pièces du dossier ;


Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d’appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents des formations de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) 7° Les présidents des cours administratives d’appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent en outre, par ordonnance, (…) rejeter, après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement ».
2.
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
3.
Pour rejeter la requête de Mme B..., fonctionnaire territoriale placée sur sa demande en disponibilité pour convenances personnelles pour une durée d’un an à compter du 1er septembre 2024 , le premier juge a indiqué que cette dernière s’était bornée à transmettre au tribunal différentes décisions la concernant prises par le maire de Mâcon, dont la lettre du 17 janvier 2025 refusant de faire droit à la demande de réintégration dans les services municipaux présentée par l’intéressée, sans déposer expressément une requête comportant des conclusions et des moyens, conformément aux prescriptions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Si Mme B... soutient qu’avant l’expiration du délai de recours contentieux, elle aurait effectivement déposé une requête, et produit d’ailleurs en appel un document daté du 4 avril 2025, signé de son conseil, titré « Requête en excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Dijon », et comportant sur six pages des conclusions et des moyens, elle n’établit pas l’avoir adressé au tribunal, alors que l’accusé de réception de l’enregistrement de la requête n° 2501224 ne fait état que de sept pièces jointes et que la requérante n’évoque aucun dysfonctionnement éventuel de l’application « Télérecours ». Ainsi, c’est à bon droit que sur le fondement des dispositions de l’article R. 222-1-4° du code de justice administrative, le président de la deuxième chambre du tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande comme manifestement irrecevable.
4.
Il résulte de ce qui précède qu’en application des dispositions de l’article R. 222-1-7° du code de justice administrative, la requête de Mme B..., manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d’injonction, d’astreinte et d’indemnisation, et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

ORDONNE :


Article 1er :
La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....



Fait à Lyon, le 27 octobre 2025.



Le premier vice-président de la cour,
Président de la 3ème chambre



Jean-Yves Tallec


La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions