LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY02058

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY02058

vendredi 6 février 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY02058
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantPOCHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. B... C... et Mme D... A... ont demandé, chacun pour ce qui le concerne, au tribunal administratif de Lyon, d’une part, d’annuler les décisions du 10 mai 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de les admettre au séjour en régularisant leur situation, d’autre part, d’enjoindre sous astreinte à cette autorité de leur délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale », subsidiairement, de réexaminer leur situation après leur avoir remis une autorisation provisoire de séjour et de travail.

Par jugement n°s 2310818-2310819 du 15 avril 2025, le tribunal a rejeté leurs demandes.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2025, M. C... et Mme A..., représentés par Me Pochard, demandent à la cour :

1°) d’annuler ce jugement, ainsi que les décisions du 10 mai 2025 les concernant ;

2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de leur délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » ou « salarié » dans le délai de deux mois, subsidiairement, de réexaminer leur demande après remise d’une autorisation provisoire de séjour et de travail ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 200 euros TTC au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
– les décisions litigieuses sont entachées d’une insuffisance de motivation ;
– elles ne reposent pas sur un examen complet de leur situation ;
– elles méconnaissent l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– elles méconnaissent l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant.

M. C... et Mme A... ont été admis à l’aide juridictionnelle totale par décision du 25 juin 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
– la convention internationale des droits de l’enfant ;
– la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– la loi n° 91-647 du 0 juillet 1991 ;
– le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement (…) des cours (…) peuvent (…) par ordonnance (…) : 7° Rejeter (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien- fondé (…) ».

2. En premier lieu, et d’une part, la préfète du Rhône ayant statué sur une admission exceptionnelle, qu’elle devait examiner en l’absence de texte invoqué par les intéressés, le refus de titre ne pouvait se référer à une disposition particulière. Il s’ensuit que la branche du moyen tirée du défaut de motivation, en droit, des refus de titre litigieux doit être écartée comme inopérante.

3. D’autre part, l’exigence de motivation s’entend de l’énoncé des seuls motifs sur lesquels l’autorité compétente entend faire reposer sa décision. Il suit de là que les refus de titre litigieux ne sont pas entachés d’un défaut de motivation pour ne pas mentionner les circonstances de fait que M. C... et Mme A... regardent comme leur étant favorables et sur lesquelles la préfète du Rhône n’a pas cru devoir se fonder statuer sur la régularisation de leur situation. De même, la circonstance que la préfète n’ait pas expressément repris ces éléments – ou certains d’entre eux – dans ses décisions permet de déduire qu’ils ne lui ont pas parus déterminants, non qu’elle ne les aurait pas examinés.

4. En deuxième lieu, la préfète du Rhône n’ayant pas été saisie de demandes de titre sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et ne pouvant être regardée comme s’en étant saisie d’office au seul motif qu’il est fait mention de l’absence de motif exceptionnel ou de circonstances humanitaires, le moyen tiré de la méconnaissance de cette disposition doit être écarté comme inopérant.

5. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant, que M. C... et Mme A... se bornent à reproduire en appel, doivent être écartés par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal.

6. Les moyens invoqués avant l’expiration du délai d’appel étant inopérants ou manifestement infondés, les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées en application des dispositions citées au point 1 ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fins d’injonction et celles présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. C... et de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et Mme D... A....



Fait à Lyon, le 6 février 2026.

Le président de la 4ème chambre





Ph. Arbarétaz
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions