LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY02442

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY02442

mercredi 25 mars 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY02442
TypeDécision
Recoursplein contentieux
FormationJuge des référés
Avocat requérantCABANES & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

La commune de Viévigne, maître d’ouvrage, a demandé au tribunal administratif de Dijon, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, d’ordonner en référé une expertise des désordres affectant sa station d’épuration, au contradictoire de la société Saur, entreprise de travaux.

Par ordonnance n° 2501670 du 8 septembre 2025, le juge des référés du tribunal a fait droit à sa demande et a désigné M. A... B... comme expert.

Procédures devant la cour

Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 septembre 2025 et le 22 décembre 2025, la société Saur, représentée par Me Couette (Selarl Cabinet Cabanes Avocats), demande à la cour :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) de rejeter la demande de référé présentée par la commune de Viévigne ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Viévigne une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
– l’ordonnance attaquée est entachée d’un défaut de motivation en ce qu’elle écarte l’exception de forclusion ;
– la mesure ordonnée à son contradictoire est dépourvue d’utilité dès lors que la mise en œuvre de la garantie décennale dont se prévaut le demandeur de première instance lui est fermée, le délai décompté depuis la date d’effet de la réception étant expiré à l’enregistrement de l’instance de référé ;
– le délai de garantie n’a pas été interrompu par les travaux de reprise exécutés en 2014 qui n’ont pas valu reconnaissance de responsabilité et, à supposer que tel ait été le cas, le nouveau délai qui a commencé à courir en novembre 2014 était expiré à l’enregistrement de la demande de référé.

Par mémoires enregistrés le 3 novembre 2025 et le 8 janvier 2026 (ce dernier n’ayant pas été communiqué), la commune de Viévigne, représentée par Me Creusvaux (Selas bCC Avocats), conclut au rejet de la requête et demande qu’une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Saur au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu :
– les autres pièces du dossier ;
– le code civil ;
– le code de justice administrative ;


Considérant ce qui suit :

Sur la mesure d’expertise :

Sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur la régularité de l’ordonnance ;

1.
D’une part, aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « le juge des référés peut sur simple requête (…) prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction (…) ». La condition d’utilité de la mesure à prescrire s’apprécie, notamment, en fonction des perspectives d’action contentieuse invoquées par le demandeur.

2.
D’autre part, en vertu des articles 1792 et 1792-4-3 du code civil, l’action tendant à la mise en cause de la garantie décennale des constructeurs se prescrit par dix ans à compter de la réception des travaux. Enfin, en vertu de l’article 2240 de ce code, la reconnaissance par le débiteur de cette garantie en interrompt le cours.

3.
En admettant que l’exécution, au cours de l’année 2014, des travaux de reprise de la membrane de la station d’épuration de Viévigne ait emporté reconnaissance de responsabilité en raison de leur importance et de leur prise en charge financière par la société Saur, il résulte de l’instruction et notamment du certificat établi le 29 mai 2015 par la maire de Viévigne, que ces travaux ont été achevés en décembre 2014, l’ouvrage ayant nécessairement été remis à cette échéance à la garde de la commune qui n’est pas fondée à se prévaloir de la date du 11 mai 2015 marquant l’achèvement de la phase de remise en service. Un nouveau délai de garantie décennale a dès lors commencé à courir, au plus tard, le 31 décembre 2014, tandis que la commune de Viévigne n’établit pas avoir accompli d’acte interruptif du cours de la garantie avant le 1er janvier 2025.

4.
Il résulte de ce qui précède qu’à l’enregistrement au tribunal de la demande de référé, le 5 mai 2025, le délai de mise en cause de la responsabilité décennale des constructeurs était expiré. L’action engagée par la commune de Viévigne, en ce qu’elle tend à rechercher sur le fondement des résultats de l’expertise la responsabilité décennale de la société Saur, est dépourvue d’utilité et ne répond pas à la condition posée par l’article R. 532-1 du code de justice administrative. En conséquence, la société Saur est fondée à demander l’annulation de l’ordonnance attaquée et le rejet de la demande présentée au juge des référés du tribunal.

Sur les conclusions de la requête présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

5.
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de la Société Saur. Les conclusions de la commune de Viévigne, partie perdante, doivent être rejetées.


ORDONNE :

Article 1er : L’ordonnance n° 2501670 du 8 septembre 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Dijon est annulée et la demande présentée au juge des référés par la commune de Viévigne du tribunal est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Saur, à la commune de Viévigne et à M. B..., expert.

Fait à Lyon, le 25 mars 2026.

Le président de la 4ème chambre




Ph. ArbarétazLa République mande et ordonne au préfet de la Côte d’Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

← Retour aux décisions