LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY02574

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY02574

jeudi 2 avril 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY02574
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre - formation à 3
Avocat requérantSI HASSEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure

M. A... se disant M. C... D... a demandé au tribunal administratif de Dijon d’annuler l’arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Yonne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office et a assorti ces décisions d’une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois.

Par un jugement n° 2500649 du 27 juin 2025, le tribunal a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 1er octobre 2025, M. A... se disant M. C... D..., représenté par Me Si Hassen, demande à la cour :

1°) d’annuler le jugement et l’arrêté ci-dessus ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.



Il soutient que :
– il est mineur né le 10 août 2009 et non le 1er janvier 2007 ; un certificat de nationalité ivoirienne et une carte consulaire en justifient ;
– il y a violation de l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, un mineur ne pouvant être éloigné ;
– l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant a été méconnu ;
– la décision portant refus de départ volontaire sera annulée en conséquence de l’illégalité de la mesure d’éloignement ;
– cette décision est entachée d’une erreur d’appréciation ;
– la décision fixant le pays de renvoi sera annulée en conséquence de l’illégalité de la mesure d’éloignement ;
– l’interdiction de retour sera annulée en conséquence de l’illégalité de la mesure d’éloignement sans délai ;
– elle est elle-même entachée d’une erreur d’appréciation ; malgré une présence récente sur le territoire français, il n’a commis aucune infraction et il s’agit de sa première obligation de quitter le territoire français, dont la suppression du délai de départ volontaire est au demeurant injustifiée.

En application de l’article R. 611-8 du code de justice administrative l’affaire a été dispensée d’instruction.

M. A... se disant M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 27 août 2025.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
– la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
– le code civil ;
– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
– le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

M. A... se disant M. B... a été régulièrement averti du jour de l’audience.

Le rapport de M. Picard, président, rapporteur a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


1.
M. A... se disant M. C... D..., qui a déclaré être né en Côte-d’Ivoire et entré en France en janvier 2025 relève appel du jugement du 27 juin 2025 par lequel le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Yonne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office et a assorti ces décisions d’une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de douze mois.


2.
En premier lieu M. B... prétend que, à la date des décisions contestées, il était mineur, ayant quinze ans. Il indique qu’il a versé son acte de naissance et produit un certificat de nationalité ivoirienne du 22 février 2025 ainsi qu’une carte consulaire du 19 septembre 2025 indiquant la date du 10 août 2009 comme date de naissance, et il ajoute qu’il avait rendez-vous le 4 décembre 2025 au consulat de Côte-d’Ivoire à Paris pour le dépôt de sa demande de passeport biométrique ivoirien, présentée d’ailleurs le 22 janvier 2026. Toutefois, des doutes sérieux sur son identité exacte persistent. A cet égard, lors d’un contrôle d’identité par les services de la police aux frontières d’Hendaye, le 5 janvier 2025, il a communiqué une autre identité, celle de M. E..., et une date de naissance en 2005. Par ailleurs, et notamment au vu de son apparence physique, de sa maturité et de son comportement, tels que les décrivent les pièces du dossier, et des incohérences de son récit ainsi que de l’absence d’authenticité avérée des documents produits, en particulier un extrait d’acte de naissance, il n’apparaît pas que, à la date d’intervention de la mesure d’éloignement contestée, il aurait encore été mineur. Aucune fiabilité ne saurait, dans ces conditions, être accordée à la date de naissance déclarée pour le certificat de nationalité ivoirienne et la carte consulaire. Dans ce contexte et, pour le surplus, par adoption des motifs retenus par le premier juge, les moyens tirés de ce que l’arrêté contesté serait entaché d’une erreur de fait et procéderait d’une méconnaissance de l’article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile comme de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ne peuvent qu’être écartés.


3.
En deuxième lieu, les moyens tirés de l’illégalité des décisions portant refus de délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et d’interdiction de retour sur le territoire français, par voie de conséquence de l’illégalité de la mesure d’éloignement ne peuvent, compte tenu de ce qui vient d’être indiqué, qu’être écartés.


4.
En dernier lieu, le moyen tiré de ce que les décisions portant refus de délai de départ volontaire et d’interdiction de retour sur le territoire français procéderaient d’une erreur d’appréciation doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux retenus par le tribunal.


5.
Dès lors, M. B... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal a rejeté sa demande. Sa requête doit donc, dans l’ensemble de ses conclusions, être rejetée.


DÉCIDE :


Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 :
Le présent arrêt sera notifié à M. A... se disant M. C... D... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de l’Yonne.


Délibéré après l’audience du 19 mars 2026 à laquelle siégeaient :

– M. Picard, président de chambre,
– Mme Duguit-Larcher, présidente assesseure,
– Mme Boffy, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2026.


Le président, rapporteur

V-M. Picard
La présidente assesseure,

A. Duguit-Larcher

La greffière,

A. Le Colleter



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00580

La Cour administrative d’appel de Marseille a examiné le recours de M. A..., ressortissant marocain, contre le refus de renouvellement de sa carte de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La cour a rejeté la requête, confirmant le jugement du tribunal administratif de Toulon. Elle a estimé que le jugement attaqué était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le vice de procédure lié à l’avis de la commission du titre de séjour, l’absence de trouble à l’ordre public, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

← Retour aux décisions

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00661

La Cour administrative d’appel de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel de l’État, qui contestait son licenciement pour inaptitude physique et demandait réparation des préjudices moral et financier subis. La cour a estimé que l’administration avait respecté son obligation de reclassement et que la durée entre le placement en congé sans traitement et le licenciement n’était pas excessive. Elle a confirmé le jugement du tribunal administratif de Marseille en adoptant ses motifs, sans engager la responsabilité de l’État. Les textes appliqués sont le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et le code de justice administrative.

04/05/2026