LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY02911

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY02911

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY02911
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantNAILI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme B... F... A... a demandé au tribunal administratif de Lyon d’annuler la décision du 19 février 2024 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son époux, M. C....

Par un jugement n° 2403881 du 4 novembre 2025, le tribunal administratif de Lyon a fait droit à sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2025, sous le n° 25LY02911, la préfète du Rhône demande à la cour, sur le fondement de l’article R. 811-15 du code de justice administrative, d’ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de ce jugement.

Elle soutient que dès lors que Mme A... s’est mariée au Nigéria le 11 mai 2023, la procédure prévue à l'article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n’était pas applicable de sorte que c’est à tort que le tribunal administratif a jugé le refus de regroupement familial illégal.

Par un mémoire, enregistré le 17 décembre 2025, Mme A..., représentée par Me Naili, demande à la cour :

1°) de rejeter la requête ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




Vu :
– la requête n° 25LY02910, enregistrée le 17 novembre 2025, par laquelle la préfète du Rhône demande à la cour d’annuler ce jugement et de rejeter la demande présentée par Mme A... devant le tribunal administratif de Lyon ;

– les autres pièces du dossier ;

Vu :
– le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
– le code de justice administrative ;



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-25 du code de justice administrative : « Les affaires sont jugées soit par une chambre siégeant en formation de jugement, soit par une formation de chambres réunies, soit par la cour administrative d’appel en formation plénière, qui délibèrent en nombre impair. / Par dérogation à l’alinéa précédent, le président de la cour ou le président de chambre statue en audience publique et sans conclusions du rapporteur public sur les demandes de sursis à exécution mentionnées aux articles R. 811-15 à R. 811-17. ».

2. Mme B... F... A..., ressortissante ivoirienne née le 24 août 1991, titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’au 9 janvier 2026, a sollicité, le 22 mai 2023, le regroupement familial au bénéfice de son époux, M. G... C..., ressortissant du Nigéria. Par une décision du 19 février 2024, prise après l’expiration du délai au terme duquel est né un refus implicite, la préfète du Rhône a refusé de faire droit à sa demande. Par un jugement du 4 novembre 2025, dont la préfète du Rhône a relevé appel par une requête enregistrée sous le n° 25LY02910, le tribunal administratif de Lyon a annulé cette décision. Par la présente requête, la préfète du Rhône demande, sur le fondement de l’article R. 811-15 du code de justice administrative, qu’il soit sursis à l’exécution de ce jugement.

3. Aux termes de l’article R. 811-15 du même code : « Lorsqu’il est fait appel d’un jugement de tribunal administratif prononçant l’annulation d’une décision administrative, la juridiction d’appel peut, à la demande de l’appelant, ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l’appelant paraissent, en l’état de l’instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l’annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d’annulation accueillies par ce jugement ».

4. Le moyen tiré de ce que c’est à tort que le tribunal administratif de Lyon a retenu que la préfète du Rhône avait commis une erreur de droit dans l’application de l'article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour annuler la décision refusant de faire droit à la demande de regroupement familial présentée par Mme E... au bénéfice de son époux, M. D..., paraît en l’état de l’instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l’annulation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d’annulation accueillies par ce jugement. Dans ces conditions, il y a lieu d’ordonner le sursis à l’exécution de ce jugement du tribunal administratif de Lyon.


ORDONNE :


Article 1er : Jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la requête formée par la préfète du Rhône contre le jugement du tribunal administratif de Lyon du 4 novembre 2025, il sera sursis à l’exécution de ce jugement.

Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l’intérieur et à Mme B... F... A....
Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.




Fait à Lyon le 18 décembre 2025.


Le président de la 2ème chambre,



Dominique Pruvost



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions