LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-26LY00055

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-26LY00055

mardi 3 mars 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-26LY00055
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantFAURE CROMARIAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme C... a demandé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand, premièrement, d’annuler les arrêtés du 1er octobre 2024 et du 11 février 2025 par lesquels le préfet du Puy-de-Dôme a, d’une part, refusé de l’admettre au séjour, d’autre part, l’a obligée à quitter le territoire sans délai, a fixé la république de Macédoine du Nord, Etat dont elle a la nationalité, comme pays de destination et l’a interdite de retour sur le territoire pendant un an, deuxièmement, d’enjoindre sous astreinte à cette autorité de lui délivrer un titre de la séjour.

Par un jugement n° 2500453 du 27 février 2025, le magistrat désigné par la présidente du tribunal a rejeté sa requête.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 9 janvier 2026, Mme B..., représentée par Me Faure Cromarias, demande à la cour :

1°) sur le fondement des articles R. 811-15 et R. 811-17 du code de justice administrative, d’une part, d’ordonner le sursis à l’exécution de ce jugement, d’autre part, d’enjoindre sous astreinte journalière de 150 euros à la préfète du Puy-de-Dôme de lui remettre une autorisation provisoire de séjour et de travail jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête n° 25LY01209 présentée sur le fond du litige ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.




Elle soutient que :
– l’exécution du jugement attaqué emporterait des conséquences difficilement réparables ainsi qu’en attestent sa situation personnelle et celle de ces enfants, ayant justifié des mesures judiciaires de protection et l’asile territorial accordé par décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 26 novembre 2025 ;
– les moyens qu’elle invoque en cause d’appel, tirés de l’erreur matérielle entachant les motifs du refus de titre, de l’absence de consultation de la commission du titre de séjour, de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’illégalité du motif tiré de la menace d’atteinte à l’ordre public, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant, de l’erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle, de l’exception d’illégalité du refus de titre et de l’obligation de quitter le territoire, du défaut de motivation de l’interdiction de retour, sont de nature à justifier l’annulation du jugement attaqué.

Par un mémoire enregistré le 6 février 2026, la préfète du Puy-de-Dôme informe la cour de la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction valable du 26 janvier au 25 juillet 2026, consécutivement à la décision d’admission de Mme B... à la protection subsidiaire.

Par une décision du 4 février 2026, le bureau d’aide juridictionnelle a admis Mme B... à l’aide juridictionnelle totale.

En application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que la formation de jugement était susceptible de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de sursis à exécution, d’injonction et d’astreinte de la requête, la remise en cours d’instance d’une attestation d’instruction de la demande de titre pluriannuel auquel ouvre droit l’admission à la protection subsidiaire impliquant que l’administration renonce à la mise à exécution des mesures d’éloignement et du refus de titre que rendait possible le jugement attaqué.

Mme B... a répliqué à cette mesure d’instruction par un mémoire enregistré, le 26 février 2026.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience.

A été entendu à l’audience, le rapport de M. A....

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’audience.

Vu :
– les autres pièces du dossier ;
– la requête n° 25LY01209 par laquelle Mme B... fait appel du jugement dont elle demande le sursis à l’exécution ;
– le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
– le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin de sursis à exécution, d’injonction et d’astreinte :

1.
L’article L. 613-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile faisant obligation au préfet de délivrer à l’étranger admis au bénéfice de la protection subsidiaire une carte de séjour pluriannuelle et, si une mesure d’éloignement a été prise, de l’abroger, la remise en cours d’instance à Mme B... d’une attestation d’instruction valant autorisation de séjour et renouvelable le temps que soit instruite et mise en fabrication le titre auquel lui ouvre droit la protection subsidiaire que lui a accordée l’OFPRA, le 26 novembre 2025, a valu renoncement de l’administration à mettre à exécution les mesures d’éloignement que rendait possible le rejet de la demande d’annulation prononcé par le jugement attaqué et a fait perdre leur objet aux conclusions susmentionnées de la requête. Il n’y a, en conséquence, plus lieu d’y statuer.

Sur les conclusions tendant à la prise en charge des frais de l’instance :

2.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er :
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de sursis à exécution, d’injonction et d’astreinte de la requête.

Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète du Puy-de-Dôme.


Fait à Lyon, le 3 mars 2026.


Le président de la 4ème chambre,




Ph. Arbaretaz


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507212

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. B... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du ministre de la Justice de placer l'intéressé dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant contestait le rejet de sa demande en invoquant une erreur de droit et une dénaturation des faits concernant la condition d'urgence. Le Conseil d'État a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a refusé d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi l'ordonnance attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.

01/07/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516411

Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par Mme A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun, qui avait rejeté sa demande de suspension d'une décision de suspension de son droit de visite dans un centre pénitentiaire. Le pourvoi a été rejeté comme irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.

01/07/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions