mardi 28 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-20PA03314 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | ANWAR |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. E G a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision en date du 25 octobre 2019 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, Mme D C, ainsi que de leurs deux enfants, A et F, et d'enjoindre au préfet de les admettre au bénéfice de ce regroupement dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Par un jugement n° 2002261 du 14 octobre 2020, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 novembre 2020 et le 5 mars 2021, M. G, représenté par Me Anwar, avocat, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2002261 du tribunal administratif de Montreuil en date du 14 octobre 2020 ;
2°) d'annuler la décision en date du 25 octobre 2019 par laquelle le préfet de la
Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, Mme D C, et de leurs deux enfants, A et F ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de les admettre au bénéfice du regroupement familial dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans un délai de soixante jours sous la même condition d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et de condamner l'Etat aux dépens.
Il soutient que :
- la décision litigieuse aurait été signée par une autorité incompétente qui n'a pas reçu une délégation de pouvoir régulièrement publiée ;
- la motivation de cette décision serait stéréotypée ;
- une décision implicite d'acceptation est née dans un délai de 6 mois à compter de la demande ;
- c'est à tort que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a opposé l'insuffisance de ses revenus de handicapé ;
- l'administration n'établit pas que les agents de l'OFII n'aient pu avoir accès à son logement de sa faute ;
- l'avis du maire de Bondy était réputé favorable dans les deux mois de la transmission du dossier ;
- le refus du regroupement familial porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- il méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants, au sens de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.
Par décision du 9 décembre 2020, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. G.
Par un mémoire enregistré le 13 mai 2022, M. G, représenté par Me Anwar, avocat, déclare se désister de sa requête.
Ce dernier mémoire a été communiqué le 13 mai 2022 au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- et les observations présentées par Me Anwar pour M. G.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 13 mai 2022, M. G s'est désisté de sa requête tendant à l'annulation, d'une part, du jugement n° 2002261 du tribunal administratif de Montreuil en date du 14 octobre 2020 rejetant son recours pour excès de pouvoir contre la décision en date du 25 octobre 2019 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, Mme D C, et de leurs deux enfants, A et F, d'autre part, de cette décision.
2. Ce désistement étant pur et simple, il convient d'en donner acte.
3. Par voie de conséquence, ne peuvent qu'être rejetées les conclusions de M. G tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. G.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. E G et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 10 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Carrère, président,
- M. Soyez, président assesseur,
- M. Simon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe de la Cour, le 28 juin 2022.
Le rapporteur,
J.-E. BLe président,
S. CARRERE
La greffière,
C. DABERT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026