mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-21PA01709 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GALLICA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'association " 60 millions de piétons " a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 5 avril 2019 de la maire de Paris portant additif au règlement des étalages et terrasses du 6 mai 2011 et relatif à la place du Tertre à Paris (18ème arrondissement).
Par un jugement n° 1912377 du 5 février 2021, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 1er avril 2021, l'association " 60 millions de piétons ", représentée par Me Cadix, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Paris du 5 février 2021 ;
2°) d'annuler l'arrêté de la maire de Paris du 5 avril 2019 portant additif au règlement des étalages et terrasses du 6 mai 2011 et relatif à la place du Tertre à Paris ;
3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris une somme de 4800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché de vice de procédure, en l'absence de consultation, d'une part, du maire d'arrondissement, et, d'autre part, du préfet de police ;
- il méconnaît les textes relatifs à l'accessibilité des espaces publics et voiries ouvertes à la circulation publique, aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, en particulier les décrets du 21 décembre 2006, relatifs à l'accessibilité de la voirie et des espaces publics, et aux prescriptions techniques, ainsi que l'arrêté ministériel du 15 janvier 2007 pris pour l'application de ce dernier ;
- il méconnaît le plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE) de Paris, en particulier ses articles R9/R10 et R27 ;
- il méconnaît l'arrêté du 5 avril 2018 de la maire de Paris portant règlement des activités commerciales sur le domaine public parisien, et en particulier son article 5-1 ;
- il méconnaît les règles de largeur des installations par rapport à la largeur utile du trottoir prescrite par l'article DG 10 du règlement des étalages et terrasses de Paris du 6 mai 2011 ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu des dangers lors du passage de véhicules autorisés et de la gêne apportée à la circulation piétonne cantonnée à la chaussée, alors qu'une voie piétonne ne devrait pas exclure la circulation du trottoir et du terre-plein central ;
- l'additif en cause a conduit à la réalisation d'une enceinte commune formant établissement recevant du public, au sens de l'article R. 123-6 du code de la construction et de l'habitation, laquelle méconnaît l'arrêté du 8 décembre 2014 fixant les dispositions prises pour l'application des articles R. 111-19-7 à R. 111-19-11 du code de la construction et de l'habitation et de l'article 14 du décret n° 2006-555 relatif à l'accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public situé dans un cadre bâti existant et des installations existantes ouvertes au public, et l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public ;
- cette enceinte méconnaît également le caractère temporaire des autorisations, et nuit aux plantations.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, la Ville de Paris, représentée par Me Falala, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association " 60 millions de piétons " une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 9 décembre 2022, l'association " 60 millions de piétons " déclare se désister de l'instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Doré, rapporteur public,
- et les observations de Me Falala, avocat de la Ville de Paris.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 9 décembre 2022, l'association " 60 millions de piétons " déclare se désister de l'instance. Ce désistement étant pur et simple, il y a lieu de lui en donner acte.
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'association " 60 millions de piétons " le versement d'une somme de 1 000 euros à la Ville de Paris.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de l'association " 60 millions de piétons " de sa requête.
Article 2 : L'association " 60 millions de piétons " versera à la Ville de Paris une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à l'association " 60 millions de piétons " et à la Ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Fombeur, présidente de la Cour,
- M. Lapouzade, président de chambre-rapporteur,
- M. Gobeill, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
J. A La présidente,
P. FOMBEUR
La greffière,
Y. HERBER La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
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Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
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La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026