LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-21PA03390

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-21PA03390

mardi 19 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-21PA03390
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantYOUNESS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par un arrêté du 21 août 2020, le préfet de police a rejeté la demande de titre de séjour de M. A D et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours en fixant le pays de destination.

M. A dit C D a demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler l'arrêté du 21 août 2020 du préfet de police.

Par une ordonnance n° 2002397 du 8 décembre 2020, la présidente du tribunal administratif de Pau a transmis le dossier de la requête de M. D au tribunal administratif de Paris.

Par une ordonnance n° 2021076/5-2 du 10 mars 2021, la vice-présidente de la 5ème section du tribunal administratif de Paris a rejeté la demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 août 2020 du préfet de police.

Par une ordonnance n° 2105868/5 du 29 mars 2021, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la demande tendant à ce que soit ordonnée, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du

21 août 2020 du préfet de police.

Par l'ordonnance n° 21PA01862 du 8 juin 2021 dont est demandée la rectification, le président de la 7ème chambre de la Cour a rejeté la requête tendant à l'annulation de l'ordonnance

n° 2021076/5-2 du 10 mars 2021 de la vice-présidente de la 5ème section du tribunal administratif de Paris et à l'annulation de l'arrêté du 21 août 2020 du préfet de police.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 18 juin 2021, M. A dit C D, représenté par Me Youness, demande à la Cour :

1°) de rectifier pour erreur matérielle l'ordonnance n° 21PA01862 du 8 juin 2021 du président de la 7ème chambre de la Cour.

Il soutient qu'aucun document complémentaire n'a été réclamé par le tribunal administratif de Paris et qu'aucune demande de rectification n'a été formulée par le biais de Télérecours afin de permettre de corriger une éventuelle erreur de transmission de pièces, contrairement à ce qu'a retenu le président de la 7ème chambre de la Cour dans l'ordonnance dont la rectification est demandée, qui a été induit en erreur par l'appréciation erronée effectuée par le tribunal administratif.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme Dégardin, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel () est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. / Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale. Il doit être introduit dans un délai de deux mois qui court du jour de la notification ou de la signification de la décision dont la rectification est demandée. / Les dispositions des livres VI et VII sont applicables. ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 21 août 2020, le préfet de police a rejeté la demande de titre de séjour de M. D et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination. L'intéressé a saisi le tribunal administratif de Pau, le 3 décembre 2020, d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre cette décision. Il ressort des pièces du dossier de première instance transmis à la Cour que l'arrêté du préfet de police, daté du 30 novembre 2020, portant obligation de quitter le territoire français annexé au mémoire introductif d'instance présenté pour M. D concernait un ressortissant brésilien, M. F E. Un courrier a été adressé à Me Youness, avocat de M. D, le 15 décembre 2020 à 15 heures 33, qui a été reçu le 16 décembre 2020 à 20 heures 27, rappelant les termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, lui indiquant qu'en conséquence il était " invité à régulariser [sa] requête en adressant au tribunal l'arrêté du préfet de police daté du 23/08/2020 portant refus de renouvellement de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français de [son] client " et le prévenant qu' " à défaut de régularisation dans le délai de 15 jours, ou si [sa] régularisation n'est pas conforme à la demande, la requête pourra être rejetée par ordonnance pour irrecevabilité manifeste dès l'expiration de ce délai. ". Comme l'a relevé l'ordonnance

n° 21PA01862 du 8 juin 2021 du président de la 7ème chambre de la Cour, aucune suite n'ayant été donné à ce courrier, c'est dès lors à bon droit que la vice-présidente de la 5ème section du tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de M. D comme entachée d'une irrecevabilité manifeste n'ayant pas été régularisée. Par suite, l'ordonnance n° 21PA01862 du 8 juin 2021 du président de la 7ème chambre de la Cour n'étant entachée d'aucune erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la requête de M. D tendant à sa rectification ne peut qu'être rejetée.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article : Le présent arrêt sera notifié à M. A dit C D.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Ivan Luben, président de chambre,

- Mme Marie-Isabelle Labetoulle, première conseillère,

- Mme Gaëlle Mornet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.

Le président-rapporteur,

I. BL'assesseure la plus ancienne,

M-I. LABETOULLE

Le greffier,

E. MOULINLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions