jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-21PA04779 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MEILHAC |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Indiana République a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler le titre exécutoire n° 261843 émis le 16 octobre 2018 à son encontre par la maire de Paris et de la décharger du paiement de la somme de 9 698,04 euros au titre des droits de voirie additionnels concernant les dispositifs de chauffage de sa terrasse ouverte, mise à sa charge pour l'année 2017.
Par un jugement n° 1902879/4-3 du 18 juin 2021 le tribunal administratif de Paris a rejeté sa requête.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 23 août 2021, la Ville de Paris, représentée par Me Falala, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 18 juin 2021 du tribunal administratif de Paris en tant qu'il n'a pas statué sur ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de la société Indiana République une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre de la procédure de première instance et une somme de 500 euros au titre de l'appel.
Elle soutient qu'elle a présenté en première instance des conclusions sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, tendant à ce que la société Indiana République lui verse une somme de 1 500 euros au titre des frais qu'elle avait exposés, mais que le jugement attaqué a omis d'y statuer et que sa demande en rectification d'erreur matérielle sur ce point a été rejetée par le président du tribunal administratif de Paris.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, la société Indiana République, représentée par Me Meilhac, conclut au rejet de la requête et à ce que les demandes de la Ville de Paris formées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soient rejetées.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Doré, rapporteur public,
- et les observations de Me Falala pour la Ville de Paris et de Me Meilhac pour la société Indiana République.
Considérant ce qui suit :
1. La société Indiana République est propriétaire d'un fonds de commerce de café-restaurant situé 1 place de la République, dans le 3ème arrondissement de Paris. Elle bénéficie d'une autorisation d'occupation du domaine public pour deux terrasses ouvertes. La maire de Paris a émis le 16 octobre 2018 un titre exécutoire mettant à sa charge les droits de voiries de sa terrasse pour l'année 2017. La société Indiana République a contesté devant le tribunal administratif de Paris ce titre exécutoire, et demandé à être déchargée du paiement de la somme de 9 698,04 euros correspondant aux droits de voirie additionnels mis à sa charge au titre des dispositifs de chauffage de sa terrasse ouverte. Par un jugement du 18 juin 2021, ce tribunal a rejeté sa demande. La Ville de Paris fait appel de ce jugement en tant seulement qu'il a omis de statuer sur ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur la régularité du jugement :
2. Il ressort des pièces du dossier que, devant le tribunal administratif, la Ville de Paris a présenté des conclusions sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, tendant à ce que la société Indiana République lui verse une somme de 1 500 euros au titre des frais qu'elle avait exposés. Les premiers juges, qui ont visé ces conclusions, ont, après avoir rejeté la requête formée par la société Indiana République, rejeté les conclusions présentées par cette dernière au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à l'encontre de la Ville de Paris, celle-ci n'étant pas la partie perdante, mais ont omis de répondre aux conclusions présentées au même titre par la Ville de Paris. Cette omission entache d'irrégularité le jugement attaqué. Par suite, il y a lieu d'annuler dans cette mesure le jugement attaqué, d'évoquer sur ce point et de statuer sur ces conclusions.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le tribunal a omis de statuer sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative présentées devant lui par la Ville de Paris. Il y a lieu de faire droit, dans les circonstances de l'espèce, aux conclusions de première instance présentées par la Ville de Paris au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la société Indiana République une somme de 1 500 euros.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a également lieu de mettre à la charge de la société Indiana République, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, le versement d'une somme de 500 euros à la Ville de Paris au titre de la procédure engagée devant la Cour.
DÉCIDE :
Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Paris en date du 18 juin 2021 est annulé en tant qu'il a omis de statuer sur les conclusions de la Ville de Paris tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : La société Indiana République versera à la Ville de Paris, la somme totale de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société Indiana République et à la Ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lapouzade, président de chambre,
- Mme Renaudin, première conseillère,
- M. Gobeill, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
M. RENAUDINLe président,
J. LAPOUZADE
La greffière,
Y. HERBER
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026