LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-21PA05799

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-21PA05799

jeudi 8 juin 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-21PA05799
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL MARS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société Progalva a demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler la mise en demeure de payer du 21 septembre 2018 d'un montant de 78 067, 32 euros ensemble la décision du 18 octobre 2018 par laquelle son recours contre cette décision a été rejeté.

Par un jugement n° 1900408 du 23 septembre 2021, le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 12 novembre 2021, la société Progalva, représentée par Me Siffre, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 1900408 du 23 septembre 2021 du tribunal administratif de Melun ;

2°) d'annuler la mise en demeure de payer du 21 septembre 2018 d'un montant de 78 067, 32 euros, ensemble la décision du 18 octobre 2018 rejetant sa demande de décharge de ce montant ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le jugement attaqué est irrégulier, en ce qu'il méconnaît les dispositions de l'article R. 741-2 du code de justice administrative dès lors qu'il n'est pas mentionné que l'audience a été publique ;

- il est insuffisamment motivé en méconnaissance des dispositions de l'article L. 9 du code de justice administrative ;

- il a omis de répondre au moyen tiré de l'absence de base légale de la mise en demeure de payer ;

- il a omis de soulever d'office un moyen d'ordre public tiré de l'inexistence du titre de perception sur lequel se fonde la mise en demeure de payer ;

- la mise en demeure de payer est dépourvue de base légale en l'absence de preuve de l'existence d'un titre de perception et de sa notification ;

- l'amende pour recours abusif est injustifiée.

Des mises en demeure de produire des observations en défense ont été respectivement adressées le 9 juin 2022 au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires ainsi qu'au directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, et sont demeurées sans résultat.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Diémert,

- et les conclusions de M. Doré, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Progalva a exercé jusqu'en 1989 une activité d'atelier de traitement de surface des métaux relevant de la deuxième classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes. Par un arrêté du 20 septembre 1990, le préfet de Seine-et-Marne a mis en demeure la société Progalva de remettre en état le site et, un arrêté du 13 avril 1992, lui a ordonné de consigner la somme de 500 000 francs pour la dépollution du site. Le 21 septembre 2018, le directeur départemental des finances publiques de Seine-et-Marne a adressé à la société Progalva une mise en demeure en vue du paiement d'une somme de 78 067,32 euros, correspondant au montant du titre de perception émis le 29 mai 1992 pour recouvrer la somme précitée. La société Progalva a contesté cette mise en demeure de payer par un recours administratif qui a été rejeté par une décision du 18 octobre 2018. La société Progalva fait appel du jugement du 23 septembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la mise en demeure de payer du 21 septembre 2018, ensemble la décision du 18 octobre 2018 rejetant son recours administratif contre cette décision.

Sur la régularité du jugement attaqué :

Sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens ;

2. Aux termes de l'article R. 741-2 du code de justice administrative : " () La décision mentionne que l'audience a été publique ".

3. Il ne ressort d'aucune des mentions du jugement attaqué que l'audience du tribunal administratif de Melun du 2 septembre 2021 a été publique, en méconnaissance des dispositions précitées. Dès lors, le jugement est entaché d'irrégularité et doit être annulé.

4. Il y a lieu de statuer immédiatement par la voie de l'évocation sur la demande de la société Progalva tendant à l'annulation de la mise en demeure de payer du 21 septembre 2018.

Sur la légalité de la mise en demeure de payer :

5. La société Progalva soutient que la mise en demeure du 21 septembre 2018 en vue du paiement de la somme de 78 067,32 euros est dépourvue de fondement, dès lors qu'elle vise un titre de perception en date du 29 mai 1992 dont l'existence n'est pas établie.

6. Si la société requérante fait valoir que l'administration n'a pas produit le titre exécutoire en date du 29 mai 1992 visé par l'acte en litige, il ressort des pièces du dossier et notamment des propres écritures de la société requérante, ainsi d'ailleurs que l'a jugé la Cour de céans par un arrêt du 21 novembre 2019 à propos d'une précédente mise en demeure émise pour le recouvrement de la même somme, qu'il s'agit d'une simple erreur quant à la date de l'acte en cause, la créance étant en réalité fondée sur un titre du 21 mai 1992, dont l'existence n'est d'ailleurs pas contestée, la différence de quelques jours entre la date mentionnée et celle du titre de perception pouvant trouver son origine dans la confusion opérée entre la date de signature du titre et celle de sa notification.

7. Il résulte de ce qui précède que la société Progalva n'est pas fondée à demander l'annulation de la mise en demeure du 21 septembre 2018 ensemble la décision du 18 octobre 2018 par laquelle son recours contre cette décision a été rejeté.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la société Progalva, qui succombe dans la présente instance, en puisse invoquer le bénéfice.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement n° 1900408 du 23 septembre 2021 du tribunal administratif de Melun est annulé.

Article 2 : La demande présentée par la société Progalva devant le tribunal administratif de Melun et le surplus de ses conclusions d'appel sont rejetés.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société Provalga, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris.

Délibéré après l'audience du 17 mai 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Lapouzade, président de chambre,

- M. Diémert, président-assesseur,

- M. Gobeill, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 8 juin 2023.

Le rapporteur,

S. DIÉMERTLe président,

J. LAPOUZADE

La greffière,

Y. HERBER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions