lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-21PA06324 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Paris de condamner l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser la somme de 19 505,80 euros, assortie des intérêts légaux, en réparation des préjudices subis lors de sa prise en charge à l'hôpital Bretonneau.
Par un jugement n° 1916296/6-2 du 12 octobre 2021, le tribunal administratif de Paris a condamné l'AP-HP à verser la somme de 800 euros à M. C.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2021, et des pièces non communiquées, enregistrées le 23 janvier 2023, M. C, représenté par Me Cassel, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1916296/6-2 du 12 octobre 2021 du tribunal administratif de Paris ;
2°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 19 505,80 euros, assortie des intérêts légaux, en réparation des préjudices subis lors de sa prise en charge à l'hôpital Bretonneau ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les opérations d'expertise sont irrégulières ;
- la responsabilité de l'AP-HP est engagée dès lors que l'hôpital Bretonneau a commis plusieurs fautes dans sa prise en charge ; le traitement endodontique de ses dents 11, 16, 21, 35 et 36 n'a pas été réalisé dans les règles de l'art ; les équipes médicales ont refusé de mener à terme leur plan de traitement alors que son état dentaire nécessitait la poursuite des soins ; les équipes médicales ont fait preuve d'un comportement méprisant à son égard ; l'hôpital a commis une erreur de facturation s'agissant de la couronne posée à la dent 36 l'empêchant d'obtenir le remboursement des frais avancés auprès de la sécurité sociale ;
- il est fondé à obtenir le remboursement de la somme de 353,29 euros au titre des frais avancés s'agissant de la couronne posée à la dent 36 ;
- il est fondé à obtenir le remboursement de la somme de 252,51 euros au titre des frais exposés pour des soins dentaires réalisés le 4 juillet 2017 en raison de leur caractère inutile ;
- il a exposé des frais de déplacement supplémentaires à hauteur de 900 euros du fait du suivi inapproprié dont il a fait l'objet ;
- il a droit à l'indemnisation de ses souffrances endurées à hauteur de 6 000 euros et de son préjudice d'anxiété à hauteur de 4 000 euros compte tenu du retard fautif de traitement de la dent 35 ;
- il a subi des troubles dans ses conditions d'existence évalués à 5 000 euros du fait de défaillances dans la pose de couronnes qui lui ont causé des problèmes d'élocution ;
- il a subi un préjudice moral évalué à 3 000 euros du fait de l'attitude méprisante des équipes médicales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, l'AP-HP, représentée par Me Tsouderos, conclut au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que les prétentions indemnitaires de M. C soient ramenées à de plus justes proportions.
Elle soutient que :
- à titre principal, la prise en charge de M. C a été conforme aux règles de l'art ;
- à titre subsidiaire, les sommes sollicitées par M. C doivent être ramenées à de plus justes proportions.
Par une ordonnance du 6 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au
10 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Mme F D a été désignée rapporteure publique par une décision du
20 janvier 2023 de la présidente de la Cour, en application de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Marion, rapporteure publique,
- et les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, alors âgé de trente-six ans, a été adressé par son chirurgien-dentiste traitant au service d'odontologie de l'hôpital Bretonneau, relevant de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP), où il a bénéficié de plusieurs soins dentaires à compter du
18 novembre 2016. Estimant que sa prise en charge a été défaillante, en particulier s'agissant du traitement de sa prémolaire (dent 35) et de sa molaire (dent 36), M. C a adressé, le 12 mars 2018, une demande indemnitaire préalable à l'AP-HP, qui a été rejetée par une décision du
13 mars 2019. Le 11 avril 2019, l'AP-HP a également refusé d'adresser à l'intéressé une facture relative à la pose d'une couronne à la dent 36. M. C a alors recherché la responsabilité de l'AP-HP devant le tribunal administratif de Paris qui, par un jugement avant dire droit du
17 novembre 2020, a ordonné une expertise médicale dont le rapport a été remis le 17 avril 2021. Par un jugement du 12 octobre 2021, dont M. C relève appel, le tribunal administratif de Paris a condamné l'AP-HP à lui verser la somme de 800 euros.
Sur la régularité des opérations d'expertise :
2. En premier lieu, il résulte de l'examen du rapport d'expertise judiciaire que l'expert s'est fait communiquer l'ensemble des pièces relatives au dossier médical de M. C utiles à l'accomplissement de sa mission et s'est fondé sur les documents détenus par l'hôpital Bretonneau ainsi que sur ceux produits par M. C. L'expert a également répondu à l'ensemble des questions qui lui étaient posées dans le cadre de sa mission et s'est prononcé en particulier sur les éventuels manquements commis dans la prise en charge des dents 35 et 36 conformément à ce qui avait été ordonné par le tribunal au regard des termes de la demande indemnitaire préalable adressée par M. C à l'AP-HP le 12 mars 2018, laquelle portait sur l'indemnisation des préjudices résultant de la mauvaise prise en charge alléguée des dents 35 et 36.
3. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que l'expert a rendu ses conclusions après avoir tenu, le 19 février 2021, une réunion commune avec l'ensemble des parties. Si M. C soutient que l'expert lui a demandé de quitter la salle au moment de débuter la discussion médicale, il résulte de l'examen du rapport d'expertise que les observations de M. C ont été recueillies lors de cette réunion et que ce dernier était accompagné par son médecin-conseil, même si son avocat n'était pas présent. En outre, M. C a eu communication du rapport d'expertise déposé le 17 avril 2021 et a été en mesure de présenter ses observations quant aux conclusions y figurant alors au demeurant qu'aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir une note de synthèse ou un pré-rapport et de le soumettre préalablement aux parties avant le dépôt de son rapport définitif au tribunal.
4. En dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que l'expert judicaire aurait manqué d'impartialité lors des opérations d'expertise.
5. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'expertise aurait été lacunaire et se serait déroulée dans des conditions irrégulières.
Sur la responsabilité de l'AP-HP :
6. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / () ".
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que M. C a été adressé par son chirurgien-dentiste traitant au service d'odontologie de l'hôpital Bretonneau en vue d'une reprise du traitement endodontique de la dent 36, destinée à éviter son extraction. Lors de la première consultation du 18 novembre 2016, une radiographie a été réalisée et a mis en évidence une quatrième racine nécessitant la réalisation de plusieurs soins dentaires. Le requérant soutient que des fautes ont été commises dans le traitement de la dent 36, en particulier lors de la consultation du 18 mai 2017, où l'équipe médicale a réalisé plusieurs anesthésies de la dent 35 à l'origine d'une dégradation de cette dent alors qu'elle aurait dû mettre en place une digue dentaire pour travailler sur la dent 36. Toutefois, il résulte du rapport d'expertise que, d'une part, le protocole mis en place pour le traitement endodontique de la dent 36 a été conforme aux règles de l'art et a permis sa conservation et que, d'autre part, la dégradation constatée à la dent 35 ne présente pas de lien avec le traitement de la dent 36 mais résulte d'une pulpite diagnostiquée le 9 janvier 2017 du fait de lésions carieuses.
8. En deuxième lieu, M. C soutient que des fautes ont été commises dans le traitement de la dent 35 qui n'a pas été soignée lors de la première consultation du 18 novembre 2016 et n'a été prise en charge que le 23 mai 2017. Toutefois, il résulte du rapport d'expertise que M. C a été adressé par son chirurgien-dentiste traitant au service d'odontologie de l'hôpital Bretonneau pour le traitement endodontique de la dent 36 et non de la dent 35 et que dans les suites immédiates de cette première consultation, l'intéressé a consulté un dentiste libéral qui a effectué des soins sur la dent 35. En revanche, l'expert relève que lors d'une consultation réalisée le 9 janvier 2017, une pulpite a été diagnostiquée au niveau de la dent 35 du fait de lésions carieuses et nécessitait une prise en charge rapide. Si une nouvelle consultation était prévue le 19 janvier suivant, cette dernière a toutefois été reportée du fait d'une grève au sein de l'établissement et n'a finalement eu lieu que le 23 mai 2017. Selon l'expert, cette prise en charge tardive a été à l'origine d'une nécrose pulpaire suivie de la formation secondaire de manifestations infectieuses sous formes d'abcès localisés douloureux et d'un séquestre osseux expulsé par la gencive. Par suite, et ainsi que l'ont retenu les premiers juges, ce retard dans le traitement de la pulpite de la dent 35 est constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'AP-HP.
9. En troisième lieu, il résulte du rapport d'expertise que le traitement endodontique des dents 36 et 35 a été mené à son terme par les équipes médicales de l'hôpital Bretonneau et a permis une reconstitution coronaire satisfaisante. Si M. C soutient que l'établissement a commis une faute en refusant de poursuivre les soins débutés sur les dents 11, 16 et 21 et d'initier un traitement orthodontique pourtant nécessaire au regard de son état dentaire, il résulte néanmoins de l'instruction que la demande indemnitaire préalable adressée à l'AP-HP le 12 mars 2018 portait sur l'indemnisation des préjudices liés à la seule prise en charge des dents 35 et 36. En tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction que l'hôpital Bretonneau aurait commis un refus fautif de soins alors, au demeurant, que les soins dentaires se sont poursuivis jusqu'au
9 juin 2020.
10. En quatrième lieu, M. C soutient qu'il a subi une intervention inutile le 4 juillet 2017 dont il sollicite le remboursement à hauteur de 251,51 euros. Toutefois, il résulte de l'instruction que ces soins ont été réalisés sur la dent 11 alors que la demande indemnitaire préalable concernait la prise en charge des dents 35 et 36 ainsi qu'il a été dit au point précédent.
11. En cinquième lieu, si M. C a pu ressentir un manque de considération par les personnels de l'hôpital Bretonneau, aucun élément au dossier ne permet de considérer qu'il aurait fait l'objet d'un traitement vexatoire de la part des équipes soignantes, ni que des informations médicales erronées lui auraient été délivrées sur son état dentaire.
12. En dernier lieu, M. C soutient qu'une erreur a été commise dans la facturation de la couronne posée à la dent 36 le 6 juillet 2018 dès lors que la facture établie par l'AP-HP le 13 juillet suivant fait état d'une couronne à trois faces alors qu'il s'agissait d'une couronne en céramique, le mettant ainsi dans l'impossibilité d'obtenir le remboursement auprès de la sécurité sociale de la somme de 353 euros qu'il a acquittée. Toutefois, il résulte de l'instruction que la facture datée du 13 juillet 2018 fait état de la pose d'un " inlay onlay " en céramique à trois faces pour un reste à charge de 341 euros, ce qui correspond au devis établi le 1er juin 2017 et signé par M. C le jour même, mentionnant la pose d'une couronne dentaire dentoportée cérométallique ou en équivalent minéraux à la dent 36 pour un montant total de 448,50 euros comprenant un dépassement d'honoraires de 341 euros.
13. Il résulte de tout ce qui précède que seul le manquement fautif commis dans la prise en charge de la pulpite de la dent 35 est de nature à engager la responsabilité de l'AP-HP. Dès lors, M. C est fondé à obtenir réparation des seuls préjudices résultant de ce retard fautif de prise de charge.
Sur les préjudices :
14. En premier lieu, si M. C soutient avoir exposé une somme de 900 euros au titre des frais de déplacement supplémentaires résultant du retard fautif de sa prise en charge, il ne produit aucun élément de nature à justifier des dépenses alléguées. Par suite, la demande d'indemnisation présentée à ce titre ne peut qu'être rejetée.
15. En deuxième lieu, il résulte du rapport d'expertise que si la prise en charge tardive de la pulpite de la dent 35 n'a pas privé M. C d'un traitement endodontique adapté, ni engendré de séquelles pour ce dernier, elle a en revanche été à l'origine de souffrances qui ont perduré entre le 9 janvier 2017, date de diagnostic de la pulpite et le 23 mai 2017, correspondant au début du traitement de la dent 35. Selon l'expert, ces douleurs, qui n'ont pas été associées à des signes locaux régionaux et/ou généraux du type trismus, adénopathies ou fièvres, peuvent être évaluées à 1 sur une échelle de 7. Par suite, les premiers juges ont procédé à une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 800 euros.
16. En troisième lieu, si M. C se prévaut d'un préjudice d'anxiété lié à la prise en charge tardive de sa pulpite, il ne justifie d'aucune circonstance particulière justifiant une indemnisation à ce titre.
17. En quatrième lieu, M. C soutient avoir subi des troubles dans ses conditions d'existence au motif que ces couronnes provisoires ont été cassées et descellées à plusieurs reprises engendrant des problèmes d'élocution ainsi qu'un préjudice moral lié à l'attitude vexatoire du personnel médical à son encontre. Toutefois, ces chefs de préjudice ne présentent pas de lien de causalité avec le retard fautif de prise en charge de sa pulpite alors qu'il a été dit précédemment que le traitement endodontique de la dent 36 avait été réalisé dans les règles de l'art et que le comportement de l'équipe soignante ne présentait pas de caractère fautif.
18. En dernier lieu, M. C n'est pas fondé à obtenir le remboursement de la somme de 252,51 euros exposés au titre des soins réalisés sur la dent 11 ainsi que les frais avancés pour la pose d'une couronne en céramique sur la dent 36 à hauteur de 353,39 euros pour les motifs exposés aux points 10 et 12 du présent arrêt.
19. Il résulte de tout de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris n'a fait que partiellement droit à sa demande indemnitaire.
Sur les frais liés à l'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'AP-HP, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C, à l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, et à la caisse primaire d'assurance maladie du Loir-et-Cher.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Ivan Luben, président de chambre,
- Mme Gaëlle Mornet, première conseillère.
- Mme Gaëlle Dégardin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.
La rapporteure,
G. ELe président,
I. LUBEN
Le greffier,
E. MOULINLa République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026