vendredi 9 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA00652 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP COBLENCE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SCI des Trois Sœurs a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 21 juillet 2020 par lequel la maire de Paris a délivré un permis de construire à la société immobilière 3F pour la construction d'un bâtiment en R+6 sur un niveau de sous-sol à destination de commerce et d'habitation sur un terrain situé 28, rue Popincourt et 1, impasse des 3 Sœurs, référencé BK n° 103 au cadastre, dans le 11ème arrondissement de Paris ainsi que la décision portant rejet implicite de son recours gracieux.
Par un jugement n° 2100727/4-2 du 13 décembre 2021, le tribunal administratif de Paris a partiellement fait droit à la demande de la SCI des Trois Sœurs en annulant l'arrêté de la maire de Paris du 21 juillet 2020 en tant que les deux baies situées dans le séjour au niveau R+3 ne respectent pas le prospect minimal de six mètres par rapport à la limite séparative, ainsi que la décision implicite portant rejet du recours gracieux dans la mesure où elle ne revient pas sur cette autorisation en raison de cette illégalité.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 11 février 2022, la SCI des Trois Sœurs, représentée par Me Valluis, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2100727/4-2 du 13 décembre 2021 en tant que ce dernier n'a que partiellement annulé l'arrêté du 21 juillet 2020 et a laissé un délai de 3 mois à la société Immobilière 3F pour solliciter la régularisation du projet ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 juillet 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la société Immobilière 3F la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires, enregistrés le 2 mai et le 11 juillet 2022, la société Immobilière 3F, représentée par Me Coppinger, demande à la Cour de déclarer irrecevable la requête de la SCI des Trois Sœurs et de mettre à sa charge la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces produites.
Vu le code de justice administrative et notamment ses articles L. 821-1, R. 811-1-1 et R. 351-2.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête visée ci-dessus de la SCI des Trois Sœurs est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, à la SCI des Trois Sœurs, à la Ville de Paris et à la société Immobilière 3F.
Fait à Paris, le 9 septembre 2022.
La Conseillère d'Etat,
Présidente de la Cour administrative d'appel de Paris
Pascale FOMBEUR
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026