LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA01414

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA01414

mardi 17 octobre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA01414
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSEINGIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B a demandé au Tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 7 mai 2019 par lequel le directeur interrégional d'Île-de-France - Outre-Mer de la protection judiciaire de la jeunesse a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de son accident survenu le 2 mars 2018, la décision par laquelle il a rejeté son recours gracieux, datée du 5 juin 2019, ainsi que la décision du 8 juillet 2019, par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté son recours hiérarchique, et d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de reconnaître l'imputabilité de son accident au service.

Par un jugement n° 1917047/5-2 du 27 janvier 2022, le Tribunal administratif de Paris a annulé cet arrêté du 7 mai 2019, le rejet du recours gracieux de Mme A, daté du 5 juin 2019, ainsi que la décision du 8 juillet 2019, par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté son recours hiérarchique (article 1er), et a enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice, de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de quatre mois (article 2).

Procédure devant la Cour :

Par un recours, enregistré le 25 mars 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice, demande à la Cour :

1°) d'annuler ce jugement du Tribunal administratif de Paris du 27 janvier 2022 ;

2°) de rejeter la demande de première instance de Mme A.

Il soutient que :

- le défaut d'information du médecin de prévention n'est pas une irrégularité de nature à priver l'intéressée d'une garantie et n'a pas d'incidence sur le sens des décisions litigieuses ;

- en tout état de cause, le médecin de prévention était en mesure de faire valoir ses observations ;

- Mme A ne fait état d'aucun élément permettant de considérer que le médecin de prévention aurait été amené à intervenir utilement au cours de la réunion de cette commission, qui a émis un avis défavorable à l'unanimité ;

- les autres moyens soulevés en première instance ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2023, Mme A, représentée par Me Seingier, conclut au rejet de la requête, et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par le garde des sceaux, ministre de la justice, ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le décret n° 2019-122 du 21 février 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Niollet,

- les conclusions de Mme Naudin, rapporteure publique,

- et les observations de Me Seingier, pour Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, qui exerçait les fonctions de secrétaire administrative au sein de la direction territoriale d'Île-de-France de la protection judiciaire de la jeunesse depuis le 1er septembre 2017, a, le 5 mars 2018, été placée en arrêt de maladie pour une durée de deux jours à la suite d'une altercation avec sa supérieure hiérarchique le 2 mars 2018. Elle a, le 24 mai 2018, déclaré à l'administration son accident qu'elle estimait être imputable au service. Le 1er avril 2019, la commission de réforme a rendu un avis défavorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de cet accident. Par un arrêté du 7 mai 2019, le directeur interrégional d'Île-de-France de la protection judiciaire de la jeunesse a rejeté sa demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident du 2 mars 2018, et l'a placée en congé de maladie ordinaire pour la période du 23 mars au 8 avril 2018. Par une décision du 5 juin 2019, il a rejeté le recours gracieux qu'elle avait formé contre cette décision. Par une décision du 8 juillet 2019, le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté le recours hiérarchique formé par Mme A. Celle-ci a demandé au Tribunal administratif l'annulation de l'arrêté du 7 mai 2019, ainsi que du rejet de son recours gracieux et de son recours hiérarchique. Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait appel du jugement du 27 janvier 2022 par lequel le Tribunal administratif de Paris a fait droit à sa demande et a annulé les décisions attaquées.

2. D'une part, aux termes de l'article 18 du décret du 14 mars 1986, dans sa version applicable au présent litige : " Le médecin chargé de la prévention attaché au service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical ou à la commission de réforme est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir, s'il le demande, communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 34, 43 et 47-7. / Le fonctionnaire intéressé et l'administration peuvent, en outre, faire entendre le médecin de leur choix par le comité médical ou la commission de réforme. "

3. D'autre part, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou s'il a privé les intéressés d'une garantie.

4. Le garde des sceaux, ministre de la justice, qui ne conteste pas qu'ainsi que les premiers juges l'ont relevé, la médecin de prévention n'a pas été informée de la tenue de la réunion de la commission de réforme qui a émis un avis défavorable à l'imputabilité au service de l'accident de Mme A, n'est pas fondé à soutenir que la médecin de prévention était en mesure de faire valoir ses observations sur la situation de cette dernière, en produisant des échanges de messages portant sur des faits antérieurs à l'accident du 2 mars 2018, ou faisant état sans précision de la transmission de certains certificats médicaux à la médecin de prévention. Contrairement à ce qu'il soutient, l'irrégularité de la consultation de la commission au regard de l'article 18 du décret du 14 mars 1986, a été de nature à priver Mme A d'une garantie.

5. Il résulte de ce qui précède que le garde des sceaux, ministre de la justice, n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 7 mai 2019, ainsi que les décisions des 5 juin et 8 juillet 2019, et lui a enjoint de procéder à un nouvel examen de la situation de Mme A.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le recours du garde des sceaux, ministre de la justice, est rejeté.

Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié au garde des sceaux, ministre de la justice, et à Mme B.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bonifacj, présidente de chambre,

M. Niollet, président-assesseur,

M. Pagès, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 17 octobre 2023.

Le rapporteur,

J-C. NIOLLETLa présidente,

J. BONIFACJ La greffière,

Z. SAADAOUI

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions