LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA01498

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA01498

vendredi 30 septembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA01498
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantJASLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B a demandé au Tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 3 février 2021 par laquelle la directrice territoriale de Paris de l'Office français de l'immigration (OFII) et de l'intégration a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, d'enjoindre à l'OFII de la rétablir dans ses droits dans un délai de 7 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 200 euros à verser à Me Jaslet au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation par son conseil à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat ou, en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle, à verser à Mme A la même somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2105996/6-3 du 24 mars 2022, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 1er avril 2022, Mme A, représentée par Me Jaslet, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement n° 2105996/6-3 du 24 mars 2022 du Tribunal administratif de Paris ;

2°) d'annuler la décision du 3 février 2021 par laquelle la directrice territoriale de Paris de l'OFII a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre à l'OFII de la rétablir dans ses droits à compter du mois de février 2021 dans un délai de 7 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de

100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 200 euros à verser à Me Jaslet au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation par son conseil à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat ou, en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle, à verser à Mme A la même somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente et a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un vice de procédure ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par une décision du 8 juin 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de Mme A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de la justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. Mme A, ressortissante bangladaise, a présenté une demande de protection internationale au guichet unique des demandeurs d'asile le 5 janvier 2021 et elle a accepté le même jour les conditions matérielles d'accueil proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Par une décision du 3 février 2021, la directrice territoriale de Paris de l'OFII lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Mme A relève appel du jugement n° 2105996/6-3 du 24 mars 2022 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande dirigée contre cette décision.

3. L'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ".

4. Si la décision attaquée ne mentionne pas les nom et prénom de son auteure, elle comporte cependant sa signature ainsi que la mention de sa qualité de " directrice

territoriale de Paris ". Ainsi, Mme A était à même d'identifier avec certitude l'auteure

de la décision. Par suite, le tribunal a écarté à bon droit les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision et de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.

5. L'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige, dispose que : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. () ".

6. Si les dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables faisaient obligation à l'OFII de procéder, à la suite d'un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil, elles n'imposaient pas la tenue d'un nouvel entretien préalablement à la décision portant suspension du bénéfice de ces conditions matérielles d'accueil. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'OFII ne l'a pas fait bénéficier de l'entretien prévu par ces dispositions avant de prendre la décision de suspendre les conditions matérielles d'accueil ne peut qu'être écarté.

7. Mme A reprend en appel les moyens qu'elle invoquait en première instance, tirés de ce que la décision est insuffisamment motivée, elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle et est entachée d'une erreur d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois elle ne développe au soutien de ces moyens aucun argument de droit ou de fait pertinent de nature à remettre en cause l'analyse et la motivation retenues par le tribunal administratif. Il y a lieu, dès lors, d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors ses conclusions à fin d'annulation du jugement attaqué et de la décision du 3 février 2021 de la directrice territoriale de Paris de l'OFII doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.

Copie en sera adressée au directeur général de l'OFII.

Fait à Paris, le 30 septembre 2022.

Le président de la 8ème chambre,

R. LE GOFF

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions