mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA01532 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS COUPE PEYRONNE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D E a saisi le Tribunal administratif de Paris de deux demandes : une première demande sous le n°1916073/ 5-3 tendant à l'annulation de la décision du 23 mai 2019 par laquelle le comité de sélection de l'université Paris-Dauphine a établi l'ordre des candidats au concours de maître de conférences en sociologie urbaine, de la décision du 3 juin 2019 par laquelle le conseil d'administration en formation restreinte de l'université Paris-Dauphine a validé le classement proposé par le comité de sélection ainsi que le recrutement de Mme C au poste de maître de conférences en sociologie urbaine, de toute autre décision qui aurait été adoptée par l'université Paris-Dauphine en lien avec le recrutement de Mme C au poste de maître de conférences en sociologie urbaine dont il n'aurait pas eu connaissance, et à ce qu'il soit enjoint à l'université Paris-Dauphine de le désigner en première place de l'ordre des candidats au concours de maître de conférences en sociologie urbaine, de valider son recrutement à ce poste et de proposer au ministre compétent sa nomination, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa candidature ; une seconde demande sous le n°2015628/5-3 tendant à l'annulation de la décision du
6 juillet 2020 par laquelle le président de l'université Paris-Dauphine a titularisé Mme A C sur l'emploi 19MCF104 à compter du 1er septembre 2020 et l'a classée au quatrième échelon de la classe normale du corps des maîtres de conférences, outre des conclusions à fin d'injonction.
Par un jugement n° 1916073/ 5-3, 2015628/5-3 du 9 février 2022, le Tribunal administratif de Paris a annulé la délibération du comité de sélection de l'université Paris-Dauphine du 23 mai 2019 et la délibération du conseil d'administration de la même université du 3 juin 2019, a enjoint à l'université Paris-Dauphine de réexaminer la candidature de
M. E dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, a mis à la charge de l'université Paris-Dauphine une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus de la demande 1916073/ 5-3 ainsi que la demande 2015628/5-3.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 5 avril 2022, l'université Paris-Dauphine, représentée par Me Monnot, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'article 2 de ce jugement du 9 février 2022 du Tribunal administratif de Paris ;
2°) de rejeter l'intégralité des conclusions à fin d'injonction présentées par
M. E devant le tribunal administratif de Paris.
Elle soutient que les premiers juges ont commis une erreur de droit en enjoignant à l'université de réexaminer la candidature de M. E dans la mesure où ce réexamen ne pouvait être réalisé que si la nomination de Mme C n'était pas devenue définitive alors même que cette nomination était bien devenue définitive.
La requête a été communiquée à M. E, lequel n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 26 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au
10 février 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les conclusions de Mme Naudin, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E a saisi le Tribunal administratif de Paris de deux demandes : une première demande sous le n°1916073/ 5-3 tendant à l'annulation de la décision du
23 mai 2019 par laquelle le comité de sélection de l'université Paris-Dauphine a établi l'ordre des candidats au concours de maître de conférences en sociologie urbaine, de la décision du
3 juin 2019 par laquelle le conseil d'administration en formation restreinte de l'université Paris-Dauphine a validé le classement proposé par le comité de sélection ainsi que le recrutement de Mme C au poste de maître de conférences en sociologie urbaine, de toute autre décision qui aurait été adoptée par l'université Paris-Dauphine en lien avec le recrutement de Mme C au poste de maître de conférences en sociologie urbaine dont il n'aurait pas eu connaissance, et à ce qu'il soit enjoint à l'université Paris-Dauphine de le désigner en première place de l'ordre des candidats au concours de maître de conférences en sociologie urbaine, de valider son recrutement à ce poste et de proposer au ministre compétent sa nomination, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa candidature ; une seconde demande sous le n° 2015628 / 5-3 tendant à l'annulation de la décision du
6 juillet 2020 par laquelle le président de l'université Paris-Dauphine a titularisé Mme A C sur l'emploi 19MCF104 à compter du 1er septembre 2020 et l'a classée au quatrième échelon de la classe normale du corps des maîtres de conférences, outre des conclusions à fin d'injonction.
2. Par un jugement du 9 février 2022, le Tribunal administratif de Paris a annulé la délibération du comité de sélection de l'université Paris-Dauphine du 23 mai 2019 et la délibération du conseil d'administration de la même université du 3 juin 2019, a enjoint à l'université Paris-Dauphine de réexaminer la candidature de M. E dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, a mis à la charge de l'université Paris-Dauphine une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus de la demande 1916073/ 5-3 ainsi que la demande 2015628/5-3. L'université Paris Dauphine relève appel de l'article 2 de ce jugement qui lui a enjoint de réexaminer la candidature de M. E.
3. L'annulation de la délibération du 23 mai 2019 du comité de sélection de l'université Paris-Dauphine ainsi que par voie de conséquence de la délibération du
3 juin 2019 du conseil d'administration en formation restreinte impliquait seulement qu'il soit enjoint à l'université de réexaminer la candidature de M. E, comme l'a jugé le tribunal. Mais cette injonction de réexamen ne pouvait être prononcée que sous réserve que la procédure de recrutement n'ait pas été abandonnée et que le poste n'ait pas été pourvu par une décision devenue définitive. Or, il ressort des pièces du dossier ainsi que des motifs mêmes du point 19 du jugement attaqué que M. E n'a pas contesté l'arrêté du
4 octobre 2019 portant nomination de Mme C dans le corps des maîtres de conférences, lequel est donc devenu définitif. Le tribunal devait donc rejeter en totalité les conclusions à fin d'injonction présentées par M. E.
4. Il résulte de ce qui précède que l'université Paris-Dauphine est fondée à demander l'annulation de l'article 2 du jugement attaqué.
DÉCIDE :
Article 1er : L'article 2 du jugement n° 1916073/ 5-3, 2015628/5-3 du 9 février 2022 du Tribunal administratif de Paris est annulé.
Article 2 : Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. E devant le Tribunal administratif de Paris sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à l'université Paris-Dauphine et à M. D E.
Copie en sera adressée à Mme A C.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Célérier, président de chambre,
- M. Niollet, président assesseur,
- M. Pagès, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 avril 2023.
Le rapporteur,
D. PAGES
Le président,
T. CELERIER
La greffière,
E. TORDO
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026