lundi 27 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA01724 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL AVOCATS DEVALENCE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2022, Mlle C B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris d'une part de prescrire une expertise médicale, au contradictoire de l'hôpital Robert Debré, en vue de déterminer les préjudices subis lors de sa prise en charge par cet hôpital le 18 avril 1999 et de déterminer les responsabilités encourues, d'autre part de condamner ledit hôpital à lui verser une somme de 10 000 euros à titre de provision à valoir sur l'indemnité réparatrice de ses préjudices.
Par une ordonnance n° 2200905/11 du 23 mars 2022 le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de Mlle C B comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 14 avril 2022 sous le n° 22PA01724 présentée par
Me Ladouceur-Bonnefemme, Mlle C B, demande à la Cour d'infirmer l'ordonnance attaquée, d'ordonner l'expertise sollicitée, de condamner l'Hôpital Robert Debré à lui verser une provision de 10 000 euros et à lui payer la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que c'est à tort que sa demande a été rejetée car l'expertise sollicitée est utile compte tenu des préjudices qui résultent pour elle des fautes commises par l'hôpital et que sa demande de provision est fondée.
Le président de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. S'il ressort des pièces du dossier que Mlle C B, qui avait été prise en charge par un établissement hospitalier privé, a été reçue à trois reprises en consultation en juillet 1999 à l'Hôpital Robert Debré, le certificat d'un médecin du CHI de Poissy, établi en 2005 et faisant état, sans plus de précisions, d'une opération subie en 1999 dans les services dudit Hôpital Robert Debré, ne suffit pas à établir la réalité des circonstances invoquées par la requérante pour rechercher la responsabilité de cet hôpital public. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à se plaindre de ce que le juge des référés du Tribunal administratif de Paris a rejeté ses demandes alors que celles-ci ne pouvaient avoir d'utilité ou de fondement que dans cette perspective.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mlle C B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mlle C B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mlle C B et à l'Hôpital Robert Debré.
Fait à Paris, le 27 juin 2022.
Le juge des référés
M. A
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
22PA01724
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026