vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA01978 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PAPINOT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme F C D a demandé au Tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.
M. E B A a demandé au Tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination.
Par un jugement nos 2202681/8-2202674/8 du 14 avril 2022, le Tribunal administratif de Paris a admis Mme C D et M. B A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejeté le surplus des conclusions de leurs demandes, après les avoir jointes.
Procédure devant la Cour :
I- Par une requête, enregistrée le 29 avril 2022 sous le numéro 22PA01978, Mme C D, représentée par Me Papinot, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement nos 2202681/8-2202674/8 du 14 avril 2022 du Tribunal administratif de Paris ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2022 du préfet de police ;
3°) de faire injonction au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous une astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous une astreinte de 150 euros par jour de retard en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
II- Par une requête, enregistrée le 29 avril 2022 sous le numéro 22PA01980, M. B A, représenté par Me Papinot, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement nos 2202681/8-2202674/8 du 14 avril 2022 du Tribunal administratif de Paris ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2022 du préfet de police ;
3°) de faire injonction au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous une astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous une astreinte de 150 euros par jour de retard en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C D et M. B A ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Paris du 23 mai 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Il y a lieu de joindre les requêtes de Mme C D et de M. B A enregistrées sous les numéros 22PA01978 et 22PA01980, qui sont dirigées contre le même jugement du Tribunal administratif de Paris.
2. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel, les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. Mme C D et M. B A reprennent en appel, avec une argumentation quasiment identique, les moyens tirés de ce que les refus de titre de séjour qui leur ont été opposés sont insuffisamment motivés, ce qui révèle un défaut d'examen particulier de leur situation, de ce qu'ils sont entachés d'erreurs de fait, en particulier en ce qui concerne la date d'entrée en France de la requérante et le début de la scolarisation de son fils, et méconnaissent les dispositions des articles L. 423-33 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de ce que ces décisions et les obligations de quitter le territoire français méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur leur situation personnelle. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes d'appel de Mme C D et de M. B A, en ce qu'elles tendent à l'annulation du jugement attaqué et des arrêtés à l'origine des litiges, sont manifestement dépourvues de fondement. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter leurs conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes de Mme C D et de M. B A sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F C D et à M. E B A.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 15 juillet 2022.
Le président,
Claude JARDIN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 22PA01978-22PA01980
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026