jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA02029 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET OHAYON |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé A le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande du 31 août 2018 tendant à son admission exceptionnelle au séjour.
A un jugement n° 2004055 du 9 avril 2021, le tribunal administratif de Montreuil a annulé cette décision implicite de rejet et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, s'il n'a pas déjà procédé au réexamen de la situation de M. B, d'y procéder dans le délai de trois mois à compter de la notification du jugement.
M. B a demandé au tribunal administratif de Montreuil :
- d'interpréter ce jugement du 9 avril 2021 en déclarant que ce jugement a eu pour effet d'annuler l'arrêté du 16 mars 2021 A lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné à l'expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, qui ne saurait être regardé comme ayant exécuté l'injonction prononcée A le tribunal ;
- d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir ;
- à titre subsidiaire, à défaut de juger que l'arrêté du 16 mars 2021 a été annulé A le jugement du 9 avril 2021, d'annuler cet arrêté ;
- à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros A jour de retard ;
- en tout état de cause, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé provisoire l'autorisant à travailler dans le délai de dix jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros A jour de retard ;
- de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
A un jugement n° 2105039 du 15 avril 2022, le tribunal administratif de Montreuil, d'une part, a déclaré que le jugement du 9 avril 2021 du tribunal administratif a eu pour effet d'annuler exclusivement la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis et de n'enjoindre au réexamen de la situation de M. B A le préfet que dans l'éventualité où aucune décision expresse procédant à l'examen de cette situation ne serait intervenue avant que le juge n'ait statué, d'autre part, a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la Cour :
A une requête sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 et 23 mai 2022, M. B, représenté A Me Ohayon, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 15 avril 2022 ;
2°) de déclarer que le jugement n° 2004055 du 9 avril 2021 a eu pour effet d'annuler l'arrêté du 16 mars 2021 du préfet de la Seine-Saint-Denis, qui ne saurait être regardé comme ayant exécuté l'injonction prononcée A le tribunal ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de la décision à intervenir ;
4°) à titre subsidiaire, d'annuler cet arrêté ;
5°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le délai de deux mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros A jour de retard ;
6°) en tout état de cause, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé provisoire l'autorisant à travailler dans le délai de dix jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros A jour de retard ;
7°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît la règle non bis in idem ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale A voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans est illégale A voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
La requête de M. B a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les magistrats " ayant le grade de président désignés à cet effet A le président de la cour peuvent (), A ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. B, ressortissant égyptien, né le 30 octobre 1993 et entré en France, selon ses déclarations, en décembre 2009 ou janvier 2010, a sollicité, le 31 août 2018, son admission exceptionnelle au séjour auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis. A un courrier du 24 février 2020, il a demandé auprès du préfet, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, communication des motifs de la décision implicite de rejet née du silence gardé A l'autorité préfectorale sur cette demande. Le 7 avril 2020, il a saisi le tribunal administratif de Montreuil d'une demande tendant à l'annulation de cette décision implicite de rejet. A un arrêté du 16 mars 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné à l'expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. A un jugement n° 2004055 du 9 avril 2021, le tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis, au motif d'un défaut de motivation, et lui a enjoint, s'il n'a pas déjà procédé au réexamen de la situation de M. B, d'y procéder dans le délai de trois mois. Le 16 avril 2021, M. B a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'interpréter ce jugement du 9 avril 2021 en déclarant qu'il a eu pour effet d'annuler l'arrêté du 16 mars 2021 du préfet de la Seine-Saint-Denis et, à titre subsidiaire, d'annuler cet arrêté. A un jugement n° 2105039 du 15 avril 2022, dont M. B fait appel, le tribunal administratif de Montreuil, après avoir déclaré que le jugement du 9 avril 2021 du tribunal administratif de Montreuil a eu pour effet d'annuler exclusivement la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis et de n'enjoindre au réexamen de la situation de M. B A le préfet que dans l'éventualité où aucune décision expresse procédant à l'examen de cette situation ne serait intervenue avant que le juge n'ait statué, a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Sur les conclusions à fin d'interprétation :
3. Si le requérant demande à la Cour d'interpréter le jugement n° 2004055 du 9 avril 2021 du tribunal administratif de Montreuil, de telles conclusions présentées A M. B, qui ne conteste pas l'interprétation qui en a été donnée A le tribunal administratif de Montreuil, au point 5 et à l'article 1er du jugement attaqué du 15 avril 2022, ne sont assorties d'aucun moyen et ne peuvent qu'être rejetées. Au surplus, ainsi que l'ont interprété à bon droit les premiers juges, ce jugement du 9 avril 2021 n'a eu pour objet que d'annuler la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis et n'impliquait un réexamen A le préfet de la situation de M. B que dans le cas où l'autorité préfectorale n'aurait pas statué expressément, avant l'intervention du jugement, sur cette situation, ce qu'elle a d'ailleurs fait A son arrêté du 16 mars 2021.
Sur la légalité de l'arrêté du 16 mars 2021 :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, la décision attaquée portant refus de titre de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent, et est, A suite, suffisamment motivée.
5. En deuxième lieu, M. B se prévaut de la durée de son séjour en France depuis décembre 2009 ou janvier 2010 ainsi que d'une insertion sociale et professionnelle sur le territoire. Toutefois, le requérant ne justifie pas de l'ancienneté et du caractère habituel de sa présence en France. En particulier, ainsi d'ailleurs que l'a relevé le tribunal administratif, au titre des années 2011 à 2014, les quelques documents épars et insuffisamment probants qu'il produit, ne permettent pas d'attester de sa présence habituelle ou continue sur le territoire. En outre, en se bornant à produire trois attestations de proches, au demeurant très peu circonstanciées, et une photocopie de la carte de séjour temporaire de son frère, qui réside dans le département de la Corrèze, le requérant n'apporte aucun élément précis sur les liens de toute nature, notamment d'ordre amical, qu'il aurait noués en France. A ailleurs, l'intéressé, qui est célibataire et sans enfant, n'établit, ni n'allègue sérieusement, aucune circonstance particulière de nature à faire obstacle à ce qu'il poursuive normalement sa vie privée et familiale à l'étranger et, en particulier, en Egypte où résident ses parents et une partie de sa fratrie, ni n'allègue qu'il serait dans l'impossibilité de se réinsérer dans son pays d'origine. Enfin, en établissant avoir travaillé pour la société " Top Cloisons " sous contrat à durée indéterminée du 20 janvier 2017 au 30 avril 2018 en qualité d'" aide poseur " ou de " peintre/enduiseur ", puis auprès de la société " Magraner Multi-Services " sous contrat à durée indéterminée en qualité de peintre et poseur de revêtements à compter du mois de juillet 2018, il ne justifie pas davantage d'une qualification professionnelle particulière ou spécifique et ne saurait être regardé comme pouvant se prévaloir d'une insertion professionnelle stable et ancienne sur le territoire. A suite, en refusant de régulariser la situation de M. B au regard du séjour, au titre de sa vie privée et familiale ou au titre du travail, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a commis aucune erreur de droit, ni aucune erreur manifeste dans son appréciation de la situation de l'intéressé au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable, sur lesquelles le préfet ne s'est pas fondé pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.
7. Enfin, la décision en litige portant refus de titre de séjour ne constitue pas une sanction ayant le caractère de punition. Dès lors, il y a lieu d'écarter comme inopérant le moyen tiré d'une prétendue méconnaissance du principe " non bis in idem ".
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire doit être annulée A voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour doit être écarté.
9. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise en méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
10. Enfin, M. B ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision en litige portant obligation de quitter le territoire français, de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions ne prescrivent pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
11. Il y a lieu d'écarter le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée A voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour.
13. En second lieu, aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " () l'autorité administrative peut, A une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. / () le prononcé et la durée de l'interdiction de retour () sont décidés A l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. D'une part, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B et de sa durée et que le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est livré à un examen particulier de sa situation au regard des critères énoncés au III de l'article L. 511-1 précité, avant de prononcer cette décision.
15. D'autre part, alors que M. B ne justifie ni de l'ancienneté et de la continuité de son séjour en France, ni d'une insertion sociale et professionnelle stable et ancienne sur le territoire, ni de la réalité et de l'intensité des liens qu'il y aurait noués, le préfet de la Seine-Saint-Denis, en se fondant, notamment, sur les conditions irrégulières de son séjour en France, qui a donné lieu à une précédente mesure d'éloignement en date du 24 février 2014, a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, prononcer à son encontre une interdiction de retour pour une durée de deux ans.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. A suite, il y a lieu de la rejeter en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles portant sur les frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Paris, le 20 avril 2023.
Le président assesseur de la 4ème chambre,
R. d'HAËM
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026