mardi 7 mars 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA02334 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP SAIDJI & MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au Tribunal administratif de Montreuil d'annuler la délibération du 24 novembre 2021 par laquelle le jury de l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats a prononcé son ajournement, d'enjoindre à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, sous astreinte, de la déclarer admise à l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats, ou subsidiairement d'organiser un nouveau jury d'épreuve du grand oral dans un délai de 2 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, ou très subsidiairement de l'autoriser à s'inscrire au prochain examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats, et de mettre à la charge de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2117630 du 17 mai 2022, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demandé et mis à sa charge une somme de 1 500 euros à verser à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 mai 2022 et 26 août 2022, Mme A, représentée par Me Gravé, demande à la Cour dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler ce jugement du Tribunal administratif de Montreuil du 17 mai 2022 ;
2°) d'annuler la délibération du 24 novembre 2021 par laquelle le jury de l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats a prononcé son ajournement ;
3°) d'enjoindre à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, sous astreinte, de la déclarer admise à l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats, ou subsidiairement d'organiser un nouveau jury d'épreuve du grand oral dans un délai de 2 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, ou très subsidiairement de l'autoriser à s'inscrire au prochain examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats, mais en conservant le bénéfice de ses notes d'admissibilité obtenues pour la session 2021 ;
4°) de mettre à la charge de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les règles de l'article 53 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat, relatif à la composition du jury, ont été méconnues dès lors que les trois avocats n'ont pas été désignés en commun par les bâtonniers des ordres d'avocats concernés mais par le seul bâtonnier du barreau de Seine-Saint-Denis, si ce n'est par le secrétaire général de l'ordre des avocats de ce barreau, qui ne justifiait pas d'une délégation de signature ou de compétence ;
- le tribunal a d'ailleurs admis cette irrégularité mais a à tort jugé qu'elle n'avait pas exercé d'influence sur le sens de la délibération du jury ni privé la requérante d'une garantie, alors qu'au contraire celle-ci a été privée d'une garantie fondamentale, le bâtonnier de Bobigny n'ayant pu apprécier les compétences de l'avocat inscrit au barreau de Meaux qui a présidé son jury ;
- le tribunal a, à tort, et de manière contraire à l'équité, mis à la charge de la requérante une somme de 1 500 euros à verser à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- la mesure sollicitée par l'université tendant à la communication de la procédure au bâtonnier de Seine Saint-Denis ne présente pas d'utilité pour la résolution du litige.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 juin 2022 et 25 août 2022 l'université Paris 8, représentée par Me Moreau, demande à la Cour dans le dernier état de ses écritures :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de mettre à la charge de Mme A une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3°) de communiquer la procédure au bâtonnier de Seine-Saint-Denis afin de recueillir ses observations.
Elle soutient que :
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 2 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au
2 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques
- le décret du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat ;
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Naudin, rapporteure publique,
- et les observations de Me Benhamouda pour l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
Une note en délibéré, enregistrée le 16 février 2023, a été présentée pour l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, étudiante à l'Institut d'études judiciaires de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, a présenté, pour la troisième fois au cours de l'année 2020-2021, l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats. Après avoir été déclarée admissible avec une moyenne de 11/20, elle a été ajournée par délibération du jury d'admission du 24 novembre 2021 avec une note de 4/20 au grand oral. Elle a dès lors saisi le Tribunal administratif de Montreuil de deux demandes, enregistrées sous les numéros 2117629 et 2117630, et tendant respectivement à la suspension et à l'annulation de cette délibération en tant qu'elle prononce son ajournement. Par une ordonnance du 21 février 2022 le juge des référés a, dans l'instance n°2117629, prononcé la suspension de cette délibération et enjoint à l'université de l'autoriser à s'inscrire à la prochaine session d'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle. En revanche, dans l'instance n°2117630, le tribunal a ensuite rejeté sa demande d'annulation de la délibération en litige par un jugement du 17 mai 2022 dont Mme A interjette dès lors appel par la présente requête. Parallèlement, elle a également, le 19 mai 2022, formé une nouvelle requête en référé, devant la Cour de Céans, et le juge des référés de la Cour a, à son tour, par ordonnance n° 22PA02335 du 20 juin 2022, prononcé la suspension de la délibération attaquée et enjoint à l'université d'autoriser Mme A à s'inscrire à la prochaine session d'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond par la Cour.
Sur le bien-fondé du jugement :
2. Aux termes de l'article 53 du décret du 27 novembre 1991 organisant la profession d'avocat : " Le jury de l'examen est composé ainsi qu'il suit : / () 2°) Un magistrat de l'ordre judiciaire désigné conjointement par le premier président de la cour d'appel dans le ressort de laquelle se trouve situé le centre qui organise l'examen et par le procureur général près ladite cour ainsi qu'un membre du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel désigné par le président de la cour administrative d'appel dans le ressort de laquelle se trouve situé le centre qui organise l'examen, le cas échéant sur proposition du président du tribunal administratif si le président de la cour administrative d'appel entend désigner un membre du tribunal administratif ; 3° Trois avocats désignés en commun par les bâtonniers des ordres d'avocats concernés () ". L'article 13-1 de la loi du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques prévoit que : " Le garde des sceaux, ministre de la justice, arrête, sur proposition du Conseil national des barreaux, le siège et le ressort de chaque centre régional de formation professionnelle ". Et l'article 1er de l'arrêté du 6 décembre 2004 fixant le siège et le ressort des centres régionaux de formation professionnelle d'avocats dispose que : " Le centre régional de formation professionnelle d'avocats ayant pour ressort le ressort de la cour d'appel de Paris a son siège fixé à Paris ".
3. D'autre part, l'article 15 de la loi du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques dispose : " Les avocats font partie de barreaux qui sont établis auprès des tribunaux judiciaires, suivant les règles fixées par les décrets prévus à l'article 53 (). / Chaque barreau est administré par un conseil de l'ordre élu pour trois ans, au scrutin secret binominal majoritaire à deux tours, par tous les avocats inscrits au tableau de ce barreau et par les avocats honoraires dudit barreau. () / Le conseil de l'ordre () est présidé par un bâtonnier élu pour deux ans dans les mêmes conditions () ".
4. Enfin, l'annexe IV à l'article D. 211-1 du code de l'organisation judiciaire fixant le siège et le ressort des tribunaux judiciaires prévoit que le ressort de la cour d'appel de Paris comporte les tribunaux judiciaires d'Evry-Courcouronnes, Paris, Fontainebleau, Meaux, Melun, Bobigny, Créteil, Auxerre et Sens.
5. Il résulte de la combinaison des dispositions citées aux points 2 à 4 que le jury de l'examen d'entrée à un centre régional de formation professionnelle des avocats doit comprendre trois avocats désignés en commun par les bâtonniers des conseils de l'ordre des barreaux d'avocats concernés, à savoir ceux établis près de chaque tribunal judiciaire appartenant au ressort du centre en cause. En l'espèce, il s'agit des bâtonniers des conseils de l'ordre des barreaux établis auprès des tribunaux judiciaires d'Evry-Courcouronnes, Paris, Fontainebleau, Meaux, Melun, Bobigny, Créteil, Auxerre et Sens.
6. En premier lieu, il ressort de l'attestation, en date du 27 janvier 2022, du bâtonnier de Seine-Saint-Denis, que celui-ci a personnellement désigné six avocats, trois en qualité de titulaires et trois en qualité de suppléants, pour siéger, pour la session 2020-2021, au sein du jury de l'institut d'études judiciaires de Paris 8 qui a ensuite pris la délibération attaquée, prononçant l'ajournement de la requérante. Par suite, le secrétaire général de l'ordre des avocats du barreau de Seine-Saint-Denis n'étant pas l'auteur de cette désignation, Mme A ne peut utilement faire état de ce que celui-ci ne justifierait pas d'une délégation régulière de compétence ou signature à cette fin.
7. En deuxième lieu, il résulte toutefois de cette attestation du bâtonnier de Seine- Saint-Denis qu'il indique avoir lui-même désigné ces avocats et ne fait état d'aucune consultation ou concertation préalable avec les autres bâtonniers concernés. La seule mention dans cette attestation que cette désignation a été faite " conformément aux dispositions de l'article 53-3° du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 et dans le cadre de celles-ci " ne peut en effet suffire à la faire regarder comme ayant été effectuée " en commun " avec les autres bâtonniers concernés, à défaut de tout autre élément au dossier en ce sens. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces membres du jury auraient été désignés dans les conditions régulières susrappelées, qui, prévoyant une désignation en commun par plusieurs bâtonniers, ne peuvent de ce fait, contrairement à ce que soutient l'université, être assimilées aux conditions de désignation du magistrat administratif appelé à faire partie du jury.
8. Il est vrai que, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie ; et l'application de ce principe n'est pas exclue en cas d'omission d'une procédure obligatoire, à condition qu'une telle omission n'ait pas pour effet d'affecter la compétence de l'auteur de l'acte.
9. Toutefois, en l'espèce, il ressort des pièces versées au dossier que la requérante avait obtenu aux épreuves écrites d'admissibilité les notes de 12,5, 12, 10 et 10 et, par suite, que la note de 4/20 qui lui a été attribuée pour l'épreuve du grand oral, à laquelle il est constant que participait en qualité de président de jury un des avocats irrégulièrement désignés, a joué un rôle déterminant dans son ajournement à cet examen. Dans ces conditions, l'irrégularité relevée au point 7 a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la délibération en litige. Par suite, Mme A est fondée à demander l'annulation de cette délibération.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la délibération du 24 novembre 2021 par laquelle le jury de l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats a prononcé son ajournement. Elle est par suite fondée à demander l'annulation dudit jugement ainsi que celle de cette délibération.
Sur les conclusions de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis tendant à ce que soit ordonnée une mesure d'instruction :
11. Si l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis sollicite que la procédure soit communiquée au bâtonnier de Seine-Saint-Denis afin qu'il puisse faire valoir ses observations, il n'apparait pas, alors que celui-ci a déjà établi l'attestation du 27 janvier 2022 susévoquée, qu'une telle mesure présenterait un caractère utile. Par suite, ces conclusions de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fins d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution./La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure " ; aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé./La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision ". Le présent arrêt, qui annule la délibération attaquée, n'implique pas, eu égard aux motifs de cette annulation, qu'il soit enjoint à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis de déclarer la requérante admise à l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats, ni d'organiser un nouveau jury d'épreuve du grand oral compte tenu, en l'espèce, des injonctions déjà prononcées par le juge des référés. Il implique en revanche qu'il soit enjoint à cette université d'autoriser Mme A à s'inscrire au prochain examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats, si cela n'a pas été déjà fait, en exécution de l'ordonnance de référé n° 2117629 du 21 février 2022 du tribunal administratif, puis de l'ordonnance de référé du 20 juin 2022 n° 22PA02335 de la cour administrative d'appel ordonnant qu'elle soit autorisée à s'inscrire au prochain examen. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis une somme de 1 500 euros à verser à Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : Le jugement n°2117630 du Tribunal administratif de Montreuil du 17 mai 2022 est annulé.
Article 2 : La délibération du 24 novembre 2021 du jury de l'examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats prononçant l'ajournement de Mme A est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis d'autoriser Mme A à s'inscrire au prochain examen d'entrée au centre régional de formation professionnelle d'avocats si cela n'a pas été déjà fait.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : L'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis versera à Mme A une somme de 1 500 euros en application de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A et à l'université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Célérier, président de chambre,
- M. Niollet, président-assesseur,
- Mme Labetoulle, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 mars 2023.
La rapporteure,
M-I. CLe président,
T. CELERIER
La greffière,
Z. SAADAOUI
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026