jeudi 8 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA02630 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ROBIN LAWYERS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société MGE diffusion bien-être qui faisait valoir les torts que lui causaient les agissements d'entreprises usurpant un numéro d'enregistrement auprès du Répertoire national des certifications professionnelles a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris de prescrire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en présence de la Caisse des dépôts et consignations, une expertise afin de répertorier les structures ayant sollicité le bénéfice d'une inscription sous le n° 31884 dans ce répertoire et ayant bénéficié via cette inscription de fonds en provenance du compte personnel de formation et de répertorier celles de ces structures comportant dans leur intitulé la mention " bien-être " ou " massage " ainsi que de chiffrer le montant des fonds dont auraient bénéficié les structures ainsi répertoriées.
Par une ordonnance n° 2114181/11-3 du 16 mai 2022 le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la société MGE diffusion bien-être.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 juin et 1er août 2022, la société MGE diffusion bien-être, représentée par Me Garay, demande à la Cour d'infirmer l'ordonnance attaquée, d'ordonner l'expertise sollicitée et de condamner la Caisse des dépôts et consignation à lui verser la somme de 5000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que c'est à tort que sa demande a été rejetée car l'expertise sollicitée n'était pas dénuée d'utilité et qu'il apportait à l'appui de sa requête des éléments suffisants pour attester de l'aggravation de l'état de son genou gauche.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2022, présenté par Me Nahmias, la Caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société MGE diffusion bien-être à lui verser la somme de 6 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative en faisant valoir que la demande était infondée.
Le président de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. Alors que rien ne permet de penser que les éléments dont la recherche serait l'objet de l'expertise sollicitée relatifs à des pratiques frauduleuses, par hypothèse dissimulées, d'opérateurs économiques agissant dans le secteur de la formation seraient répertoriés, la mission qui incomberait à l'expert relèverait de l'investigation policière et n'est pas en tant que telle de la nature de celles qui peuvent être confiés par la juridiction administrative à un expert en application des dispositions précitées.
3. Au surplus, alors que l'objet poursuivi par la société requérante est clairement la mise en cause de personnes privées en raison de comportements délictueux sans lien avec le service public, il n'apparait pas, eu égard aux missions qui sont en la matière celles de la Caisse des dépôts et consignation, que la responsabilité de cette dernière, ou d'ailleurs d'une quelconque personne publique, soit susceptible d'être recherchée et que puisse être faite l'hypothèse d'un litige susceptible d'être porté devant la juridiction administrative.
4. Il résulte de ce qui précède que la société MGE diffusion bien-être n'est pas fondée à se plaindre du rejet de sa demande et que sa requête de ne peut qu'être rejetée dans toutes ses conclusions.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de condamner la société MGE diffusion bien-être à verser à la Caisse des dépôts et consignations la somme que celle-ci demande au titre de de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société MGE diffusion bien-être est rejetée.
Article 2 : les conclusions présentées par la Caisse des dépôts et consignations tendant à ce que la société MGE diffusion bien-être soit condamnée à lui verser la somme de 6 000 euros au titre de de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société MGE diffusion bien-être et à la Caisse des dépôts et consignations.
Fait à Paris, le 8 septembre 2022.
Le juge des référés
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
22PA02630
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026