lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA03046 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NIGA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B C épouse A a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler l'arrêté du 11 février 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Par un jugement n° 2103122 du 7 juin 2022, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 3 juillet 2022, Mme C épouse A, représentée par Me Niga, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2103122 du 7 juin 2022 du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 février 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir.
Elle soutient que :
- le préfet a considéré à tort qu'en raison d'une précédente mesure d'éloignement, elle ne devait pas être regardée comme séjournant en France à une date antérieure ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C épouse A, ressortissante chinoise née le 13 février 1972, est entrée en France le 31 décembre 2014 munie d'un visa court séjour. Saisi le 30 septembre 2020 d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par arrêté du 11 février 2021, rejeté la demande, obligé l'intéressée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans. Mme C épouse A interjette appel du jugement du
7 juin 2022 par lequel le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, : () 7° Rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur le bien-fondé de l'arrêté attaqué :
3. En premier lieu, Mme C épouse A réitère en appel le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour écarter ce moyen, les premiers juges ont relevé que si Mme C épouse A résidait de façon continue en France depuis sa date d'entrée le 31 décembre 2014, il ressortait des pièces du dossier qu'elle s'était soustraite à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement du 26 août 2016 prise à son encontre à la suite du refus de sa demande d'asile par les autorités compétentes. Ils ont par ailleurs considéré qu'elle ne se prévalait d'aucune insertion professionnelle et ne justifiait d'aucun obstacle au transfert de sa cellule familiale dans son pays d'origine. Enfin, ils ont considéré qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que son autre enfant, majeur, résiderait régulièrement en France et que la circonstance que la personne qu'elle présentait comme sa sœur, sans d'ailleurs en justifier suffisamment par les pièces produites, résiderait régulièrement en France sous couvert d'une carte de résident valable jusqu'au 31 mars 2022, n'était pas de nature à lui conférer un droit au séjour. En produisant à hauteur d'appel, en complément des pièces produites en première instance, divers documents dont un récépissé de demande de titre de séjour délivré à son époux et des attestations de suivi à des formations à visée linguistique et culturelle, Mme C épouse A ne remet pas en cause l'appréciation portée par les premiers juges. Par suite, ce moyen doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif au point 2 de son jugement.
4. En deuxième lieu, Mme C épouse A réitère en appel le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est fondé sur une erreur de droit quant à l'appréciation de la durée de son séjour sur le territoire français. Toutefois, la requérante ne développe au soutien de ce moyen aucun argument de droit ou de fait pertinent de nature à remettre en cause l'analyse et la motivation retenues par le tribunal. A cet égard, les premiers juges ont considéré que compte tenu des conditions de séjour de l'intéressée en France, le motif tiré de ce que la requérante ne pouvait se prévaloir de la durée de sa résidence en France antérieurement à l'expiration du délai qui lui avait été imparti pour exécuter la mesure d'éloignement prise à son encontre le 26 août 2016 a été en l'espèce sans incidence sur la légalité des décisions en litige, dès lors qu'il résultait de l'instruction que le préfet aurait pris les mêmes décisions s'il ne s'était pas fondé sur ce motif erroné. Par suite, ce moyen doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif au point 3 de son jugement.
5. En troisième lieu, Mme C épouse A réitère en appel le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est intervenu en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Toutefois, la requérante n'apporte au soutien de ce moyen aucun argument de droit ou de fait pertinent de nature à remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges, lesquels ont considéré que si son enfant mineur D suivait une scolarité en France depuis 2015, cette dernière a vécu plus de six ans en Chine et qu'il ne ressortait des pièces du dossier aucun obstacle à la reconstitution dans le pays d'origine de la cellule familiale. Par suite, ce moyen doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif au point 4 de son jugement.
6. En dernier lieu, Mme C épouse A réitère en appel le moyen tiré de ce que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. En l'absence d'arguments nouveaux et pertinents produits à l'appui de ce moyen, il y a lieu de l'écarter par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif au point 5 de son jugement.
7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C épouse A, en ce qu'elle tend à l'annulation du jugement du 7 juin 2022 et de l'arrêté du 11 février 2021, est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle doit donc être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C épouse A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Paris, le 26 septembre 202Le président de la 9ème chambre,
S. CARRERE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
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Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
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04/05/2026