LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA03709

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA03709

mercredi 17 mai 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA03709
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP ZURFLUH LEBATTEUX SIZAIRE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société civile immobilière 13, rue des Canettes a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler, d'une part, l'arrêté du 17 février 2021 par lequel le maire de Paris s'est opposé à la déclaration préalable portant sur le changement de destination d'un local commercial situé au premier étage sur rue en hébergement hôtelier au 13, rue des Canettes dans le VIème arrondissement, d'autre part, la décision du 3 mai 2021 par laquelle le maire de Paris a retiré la décision tacite du 21 février 2021 de non-opposition à la déclaration préalable portant sur le changement de destination du même local et, enfin, d'enjoindre au maire de Paris de réexaminer ses demandes dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard

Par un jugement nos 2108257, 2114431 du 17 juin 2022, le tribunal administratif de Paris a rejeté ses demandes après les avoir jointes.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 6 août 2022 la société civile immobilière 13, rue des Canettes, représentée par Me Jobelot, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement nos 2108257, 2114431 du 17 juin 2022 du tribunal administratif de Paris ;

2°) d'annuler d'une part, l'arrêté n° DP 075 106 21 V0039 du 17 février 2021 par lequel le maire de Paris s'est opposé à la déclaration préalable portant sur le changement de destination d'un local commercial situé au premier étage sur rue en hébergement hôtelier au 13, rue des Canettes dans le VIème arrondissement et d'autre part, l'arrêté n° DP 075 106 21 V0039 du 3 mai 2021 par lequel le maire de Paris a retiré la décision tacite du 21 février 2021 de non-opposition à la déclaration préalable portant sur le changement de destination du même local ;

3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris le versement d'une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le jugement attaqué est irrégulier, dès lors que les décisions litigieuses lui font grief ;

- dès lors que le projet portait sur un changement entre sous-destinations d'une même destination, la Ville de Paris ne pouvait légalement s'opposer à la déclaration préalable sans méconnaître les articles R. 421-17, R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme.

La requête a été communiquée à la Ville de Paris qui n'a pas présenté d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Doré, rapporteur public,

- et les observations de Me Laffont, substituant Me Jobelot, avocat de la société civile immobilière 13, rue des Canettes.

Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière 13, rue des Canettes a déposé, le 21 janvier 2021, une déclaration préalable pour le changement de destination d'un local commercial situé au premier étage sur rue en hébergement hôtelier au 13, rue des Canettes dans le VIème arrondissement de Paris. Par un arrêté du 17 février 2021, le maire de Paris s'est opposé à la déclaration préalable mais, cette décision n'ayant pas été immédiatement notifiée, une décision de non-opposition tacite est intervenue le 21 février 2021, laquelle a été retirée par un arrêté du maire de Paris en date du 3 mai suivant. La société civile immobilière 13, rue des Canettes ayant saisi le tribunal administratif de Paris à fins d'annulation de ces deux arrêtés, la juridiction a rejeté cette demande par un jugement du 17 mai 2022 dont la société relève appel devant la Cour.

2. D'une part, aux termes de l'article R. 151-27 du code de l'urbanisme : " Les destinations de constructions sont : / () / 3° Commerce et activités de service ; / () ". Aux termes de l'article R. 151-28 du même code : " Les destinations de constructions prévues à l'article R. 151-27 comprennent les sous-destinations suivantes : / () / 3° Pour la destination "commerce et activités de service" : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle, hébergement hôtelier et touristique, cinéma ; / () ". Aux termes de l'article R. 421-17 de ce code : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 à R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : / () / b) Les changements de destination d'un bâtiment existant entre les différentes destinations définies à l'article R. 151-27 ; pour l'application du présent alinéa, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal et le contrôle des changements de destination ne porte pas sur les changements entre sous-destinations d'une même destination prévues à l'article R. 151-28 ". Il résulte de ces dispositions, d'abord que les changements entre sous-destinations d'une même destination prévues à l'article

R. 151-28 du code précité ne sont pas soumis à déclaration préalable et, ensuite, que la transformation d'un local commercial en logement hôtelier ne relève pas d'un changement de destination, mais seulement d'un changement de sous-destination au sein de la même destination.

3. D'autre part, les dispositions de l'article UG 2.2. du règlement du plan local d'urbanisme de la Ville de Paris, applicables au local objet du projet, soumettent à autorisation le changement de destination d'un local, afin de préserver tant les surfaces habitables que celles dédiées au commerce et à l'artisanat.

4. Il ressort des pièces du dossier du dossier que, comme l'ont d'ailleurs relevé les premiers juges, l'ensemble du local objet du projet possède une destination commerciale. Il suit de là que la demande de la société civile immobilière 13 rue des Canettes ne porte pas sur un changement entre deux destinations, mais entre deux sous-destinations d'une même destination. Or, un tel changement de sous-destination est, en application des dispositions précitées de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme, dispensé de toutes formalités au titre du code de l'urbanisme, notamment du dépôt d'une déclaration préalable. Par suite, tant la demande présentée par la société que son instruction par les services de la Ville de Paris présentent un caractère superfétatoire.

5. Les arrêtés attaqués, ainsi dépourvus de base légale, sont toutefois, en vertu de leur caractère exécutoire, susceptibles de produire des effets de droit et, dès lors, de faire grief à la société requérante. Le tribunal administratif a donc entaché son jugement d'irrégularité en rejetant comme irrecevables les conclusions tendant à leur annulation.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la société civile immobilière 13 rue des Canettes est fondée à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a, par le jugement attaqué, rejeté sa demande tendant à l'annulation des arrêtés du maire de Paris du 17 février 2021 et du 3 mai 2021. Il y a donc lieu de faire droit à ses conclusions d'appel qui tendent à l'annulation dudit jugement et de ces décisions.

7. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la Ville de Paris, qui succombe dans la présente instance, le versement à la société requérant de la somme de 1 000 euros réclamée par la société civile immobilière 13, rue des Canettes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement nos 2108257, 2114431 du 17 juin 2022, le tribunal administratif de Paris est annulé.

Article 2 : L'arrêté n° DP 075 106 21 V0039 du 17 février 2021 par lequel le maire de Paris s'est opposé à la déclaration préalable portant sur le changement de destination d'un local commercial situé au premier étage sur rue en hébergement hôtelier au 13, rue des Canettes dans le VIème arrondissement, et son arrêté n° DP 075 106 21 V0039 du 3 mai 2021 par laquelle il a retiré la décision tacite du 21 février 2021 de non-opposition à la déclaration préalable portant sur le changement de destination du même local, sont annulés.

Article 3 : La Ville de Paris versera à la société civile immobilière 13, rue des Canettes une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à la société civile immobilière 13, rue des Canettes et à la Ville de Paris.

Copie en sera adressée au préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris.

Délibéré après l'audience du 27 avril 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Lapouzade, président de chambre,

- M. Diémert, président-assesseur,

- M. Gobeill, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 17 mai 2023.

Le rapporteur,

S. ALe président,

J. LAPOUZADELa greffière,

C. POVSE

La République mande et ordonne au préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions