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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA05504

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA05504

jeudi 11 mai 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA05504
TypeOrdonnance
Recoursexécution décision justice adm
Avocat requérantACHOUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par une ordonnance n°1706303/5 du 18 décembre 2018, le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de M. B A tendant à ce que l'Etat lui verse la somme de 304 047,11 euros en réparation des préjudices subis à raison du refus de requalifier ses contrats de droit local.

Par un arrêt n°19PA00797 du 24 septembre 2021, la Cour administrative d'appel de Paris a annulé l'ordonnance du 18 décembre 2018 du tribunal administratif de Paris et renvoyé M. A devant la ministre des armées pour le calcul et le versement de l'indemnité mentionnée au point 20 de l'arrêt.

Procédure devant la Cour :

Par une lettre du 9 mai 2022, M. A, représenté par Me Achour, demande à la Cour, en application des dispositions des articles L. 911-4 et R. 921-1 et suivants du code de justice administrative, d'assurer l'exécution de l'arrêt du 24 septembre 2021.

Par des lettres des 30 juin, 1er août, 9 septembre et 16 novembre 2022, M. A estime, dans le dernier état de ses écritures, que l'arrêt susvisé n'est toujours pas entièrement exécuté.

Par une ordonnance en date du 21 novembre 2022, la présidente de la Cour administrative d'appel a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

Par un mémoire enregistré le 23 janvier 2023, M. A demande le versement de la somme de 21 302,37 euros au titre des intérêts de retard de la somme versée au titre de l'indemnisation et une somme de 101,15 euros au titre des intérêts de retard et du solde du paiement au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative, sous astreinte de 1 500 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros au titre de l'article de l'article L761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires enregistrés le 11 janvier et 15 mars 2023, le ministre des armées a informé la Cour avoir pris les mesures propres à assurer l'exécution de l'arrêt n°19PA00797 du 24 septembre 2021, les sommes de 1 403,85 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative, de 304 047,11 euros au titre de l'indemnisation et enfin la somme de 21 403,52 euros au titre des intérêts de retard ayant été versées les 28 octobre 2021, 12 septembre 2022, et 16 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été informées le 21 avril 2023, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la Cour était susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré du non-lieu à statuer sur la demande d'exécution de l'arrêt du 24 septembre 2021, cet arrêt ayant été pleinement exécuté.

Par décision du 2 septembre 2022, la présidente de la Chambre a désigné Mme Briançon, présidente-assesseure de la 4ème chambre, pour exercer les pouvoirs prévus aux 1° à 7° et au dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".

3. Par son arrêt du 24 septembre 2021, la Cour administrative d'appel de Paris a annulé l'ordonnance du 18 décembre 2018 du tribunal administratif de Paris et renvoyé M. A devant la ministre des armées pour le calcul et le versement de l'indemnité mentionnée au point 20 de l'arrêt.

4. Il résulte de l'instruction, qu'à la suite de cet arrêt, l'Etat a versé à M. A, les sommes de 1503,85 euros le 28 octobre 2021 et de 304 047,11 euros le 12 septembre 2022. Par décision du 16 février 2023, il a en outre été alloué à M. A la somme de 21 403,52 euros au titre des intérêts de retard. Dans ces conditions, l'arrêt doit être regardé comme complètement exécuté, postérieurement à l'ouverture de la procédure juridictionnelle tendant à ce que la Cour prescrive les mesures qu'implique l'exécution de son arrêt du 24 septembre 2021.

5. Il résulte de ce qui précède que la demande de M. A tendant à l'exécution de l'arrêt du 24 septembre 2021, sous astreinte, est devenue sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais supportés par M. A et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'exécution de l'arrêt n°19PA00797 du 24 septembre 2021.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au ministre des armées.

Fait à Paris le 11 mai 2023.

La présidente-assesseure de la 4ème chambre,

C. BRIANÇON

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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