mercredi 27 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-23PA03261 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VIAL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société KPA Exotiques a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision du 13 décembre 2021 par laquelle la commune de Neuilly-Plaisance a décidé d'exercer son droit de préemption sur un bail commercial concernant un local d'alimentation générale situé au 29 bis avenue du Maréchal Foch sur le territoire de la commune.
Par une ordonnance n° 2302170 du 30 mai 2023, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2023, la société KPA Exotiques, représentée par Me Vial, demande à la Cour :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2302170 du 30 mai 2023 du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d'annuler la décision du 13 décembre 2021 de la commune de Neuilly-Plaisance ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Neuilly-Plaisance la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision est insuffisamment motivée et infondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () / 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ()/ () les présidents des formations de jugement des cours, () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. Ils peuvent, de même, annuler une ordonnance prise en application des 1° à 5° et 7° du présent article à condition de régler l'affaire au fond par application des 1° à 7° ".
2. Pour rejeter la demande de la société KPA Exotiques comme tardive, le tribunal administratif de Montreuil a relevé que la décision attaquée, qui comportait la mention des voies et délais de recours, a été notifiée le 16 décembre 2021 à la société KPA Exotiques par lettre recommandée avec accusé de réception. Il retient que seul le premier recours gracieux formé le 31 janvier 2022 par la société requérante et explicitement rejeté, par une décision du 24 février 2022, notifiée le 11 mars 2022 au conseil de la société, proroge le délai de recours pour excès de pouvoir contre la décision du 13 décembre 2021. Ainsi, le second recours gracieux formé par la société requérante le 29 octobre 2022 n'a pas eu pour effet de prolonger le délai de recours. La société KPA Exotiques fait valoir en appel que la notification de la décision litigieuse a comporté une erreur orthographique sur le nom du gérant de la société, de telle sorte que sa requête enregistrée le 21 février 2023 n'est pas tardive. Toutefois, cette circonstance est sans incidence sur l'opposabilité du délai de recours dès lors qu'il est constant que le courrier a effectivement été réceptionné par son destinataire le 17 décembre 2021. Dès lors, la requête de la société requérante n'ayant été enregistrée auprès du greffe du tribunal administratif de Montreuil que le 21 février 2023, soit plus de deux mois après la réception du rejet de son recours gracieux, est tardive. Par suite, c'est à bon droit que le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande en raison de sa tardiveté.
3. Il résulte de ce qui précède que la société KPA Exotiques n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande. Il y a lieu de rejeter sa requête d'appel en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société KPA Exotiques est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société KPA Exotiques.
Copie en sera adressée à la commune de Neuilly-Plaisance.
Fait à Paris, le 27 septembre 2023.
Le premier vice-président, président de la 1ère chambre,
J. LAPOUZADE
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
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Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
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La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026