LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA03894

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA03894

vendredi 24 novembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA03894
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationD
Avocat requérantDE CENIVAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par une requête, enregistrée le 9 juin 2023, la société Bureau Veritas Exploitation a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris de condamner l'établissement public Mobilier National Manufactures Nationales Gobelins Beauvais à lui verser, à titre de provision, la somme de 1 674,00 euros toutes taxes comprises, de condamner cet établissement public à lui verser la somme de 289,32 euros hors taxes au titre des indemnités légales et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2313603/4-2, en date du 24 août 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la requête.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2023, la société Bureau Veritas Exploitation, représentée par Me Mathieu pour la société à responsabilité limitée d'avocats au barreau de Paris Junqua-Lamarque, Gaudin, Junqua-Lamarque et associes, demande à la Cour d'annuler l'ordonnance n° 2313603/4-2, en date du 28 août 2023, du juge des référés du tribunal administratif de Paris, de condamner l'établissement public Mobilier National Manufactures Nationales Gobelins Beauvais à lui payer la somme de 1.674,00 euros TTC à titre de provision, de condamner le même établissement public à lui payer la somme de 289,32 euros Hors Taxes au titre des indemnités légales et de mettre à la charge de cet établissement public une somme de 2.000 euros au titre de l'article L 761-1 du Code de la Justice administrative.

Elle soutient que l'ordonnance est irrégulière en ce que le juge ne pouvait relever d'autorité que la mise en demeure produite ne correspondait pas aux factures en cause, que ses prestations ont été accomplies et n'ont pas fait l'objet de réserves, que le défaut de dépôt des factures sur l'application Chorus ne dispensait pas de mandater leur règlement, que l'absence de bon de commande est en l'espèce sans effet, que Mobilier national entretient délibérément une confusion entre différents contrats, que les sommes réclamées sont indubitablement dues ainsi que les intérêts moratoires et les indemnités forfaitaires pour retard de paiement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2023, l'établissement public Mobilier National Manufactures Nationales Gobelins Beauvais représenté par Me Hellouin de Cenival, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société Bureau Veritas Exploitation à lui verser la somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par les moyens que des sommes correspondant à celles réclamées ont été mandatées et payées à la requérante et que l'ordonnance entreprise est régulière et parfaitement fondée.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 21 octobre 2023, la société Bureau Veritas Exploitation maintient les conclusions de sa requête par les mêmes moyens et par des moyens contraires à ceux exposés en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation est non sérieusement contestable ".

2. Compte tenu des incertitudes, non sérieusement contestées par la société Bureau Veritas Exploitation, qui pesaient tant sur les factures produites, lesquelles rendaient difficiles l'établissement d'un lien certain avec des obligations contractées par l'établissement public que sur la mise en demeure produite par la société requérante, le premier juge a pu à bon droit, et sans avoir à mettre en œuvre son pouvoir d'instruction, dès lors qu'il incombe au demandeur de produire spontanément tous les éléments de nature à établir le bien-fondé de ses prétentions dont il peut disposer, estimer que l'exigibilité des sommes en cause n'étant pas démontrée en l'état, l'obligation de payer ne pouvait être tenue pour non sérieusement contestable au sens des dispositions précitées.

3. Dès lors qu'il a statué sur le bien-fondé de l'appréciation portée par le premier juge sur le caractère non sérieusement contestable des obligations en cause pour reconnaître celui-ci, il n'appartient pas au juge d'appel, eu égard à ce qu'est l'office du juge du référé provision et aux limites qui doivent en résulter quant à l'étendue de l'effet dévolutif, de se prononcer à nouveau sur ce caractère.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de la société Bureau Veritas Exploitation ne peuvent qu'être rejetées.

5. Dans les circonstances de l'espèce il n'y pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le Mobilier national au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1erere : Les conclusions de la requête sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'établissement public Mobilier National au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bureau Veritas Exploitation et à l'établissement public Mobilier National.

Fait à Paris, le 24 novembre 2023.

Le juge des référés,

M. BOULEAU

La République mande et ordonne au ministre de la culture, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions