LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA04151

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA04151

vendredi 24 mai 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA04151
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBSL LAWYERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge partielle de la contribution au service public de l' électricité dont elle s' est acquittée au titre de l' année 2015.

Par une ordonnance n° 2005584 du 3 août 2023 le président du tribunal administratif de Paris a donné acte à la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte de son désistement.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2023, la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte, représentée par Me Bagdassarian, demande à la Cour d'annuler l'ordonnance n° 2005584 du 3 août 2023 du tribunal administratif de Paris.

La Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte soutient que :

- elle n'avait nullement l'intention de se désister de cette instance ;

- le greffe du tribunal administratif lui a notifié une demande de maintien de la requête le 23 mai 2023, mais cette demande ne lui est pas parvenue sur le site Télérecours ainsi qu'en atteste le constat d'huissier qu'elle verse aux débats ;

Par une ordonnance du 28 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au

15 avril 2024.

La Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte a présenté un nouveau mémoire le

23 avril 2024, postérieurement à la clôture d'instruction, qui n'a pas été communiqué.

La requête a été communiquée à la Commission de régulation de l'énergie qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Dubois ;

- et les conclusions de M. Perroy, rapporteur public ;

- et les observations de Me Renouard pour la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte.

Considérant ce qui suit :

1. La Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte a, par courrier du 19 décembre 2019 reçu le 26 décembre suivant, sollicité auprès de la Commission de régulation de l'énergie (C.R.E.) la décharge de la contribution au service public de l'électricité dont elle s'est acquittée au titre de l'année 2015. Sa demande a été rejetée par une décision du président de la Commission de régulation de l'énergie en date du 25 février 2020. La société a alors saisi le tribunal administratif de Paris d'une demande de décharge. Par une ordonnance n° 2005584 du 3 août 2023 le président du tribunal administratif de Paris a donné acte du désistement d'instance de la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte. Par la présente requête, celle-ci relève appel de cette ordonnance.

Sur le désistement d'instance dont il a été donné acte en première instance :

2. Aux termes de l'article R 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. A l'occasion de la contestation en appel de l'ordonnance prenant acte du désistement d'un requérant en l'absence de réponse à l'expiration du délai qui lui a été fixé, il incombe au juge d'appel, saisi de moyens en ce sens, de vérifier que l'intéressé a reçu la demande mentionnée par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, que cette demande fixait un délai d'au moins un mois au requérant pour répondre et l'informait des conséquences d'un défaut de réponse dans ce délai et que le requérant s'est abstenu de répondre en temps utile et d'apprécier si le premier juge, dans les circonstances de l'affaire, a fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1.

4. Il résulte de l'instruction que le président du tribunal administratif de Paris a, par courrier du 23 mai 2023, invité la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte à produire, dans un délai d'un mois, " soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'elle estimait inutile de répliquer mais qu'elle maintenait les conclusions de sa requête, soit une lettre de désistement pur et simple ". Pour justifier de la mise en œuvre de la procédure prévue à l'article R. 612-5-1, le courrier précisait que " le programme de remboursement partiel de la Contribution sur le service public de l'électricité (CSPE) mis en place par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) est accessible depuis février 2021 via la plate-forme transaction-cspe.cre.f " et que ce " contexte juridique () permet de s'interroger sur l'intérêt que cette requête conserve ". Ce courrier précisait qu'à défaut de réception d'un mémoire ou d'un courrier de confirmation du maintien de ses conclusions, la société serait réputée s'être désistée de l'ensemble de celles-ci. En l'absence de réponse de la société requérante à ce courrier dans le délai d'un mois qu'il lui avait imparti, le président du tribunal administratif lui a, par l'ordonnance attaquée du 3 août 2023, donné acte de son désistement d'office de l'instance. En soutenant dans sa requête d'appel qu'elle " n'avait nullement l'intention de se désister de cette instance ", la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte doit être regardée comme invoquant le moyen tiré de ce qu'il ne lui a pas été fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1.

5. La requête présentée devant le tribunal par la société requérante tendait à obtenir le remboursement partiel de la contribution au service public de l'électricité versée au titre de l'année 2015 et, pour ce faire, contestait le courrier du 25 février 2020 de la Commission de régulation de l'énergie opposant à sa demande de remboursement partiel son irrecevabilité faute d'avoir été présentée avant le 31 décembre 2017. Eu égard au contenu de ce courrier, déniant précisément à la société requérante la possibilité de bénéficier du programme de remboursement partiel de la CSPE, il ne pouvait être estimé que l'existence de ce programme permettait de s'interroger sur l'intérêt que conservait cette requête, qui contenait des arguments de droit et des références jurisprudentielles en vue de contester l'irrecevabilité qui lui avait été opposée par la CRE. Il ne pouvait pas davantage être demandé à la société requérante de produire un mémoire en réplique ou une lettre indiquant qu'elle estimait inutile de répliquer dès lors que l'administration n'avait produit aucun mémoire en défense en réponse à la requête introductive d'instance. La Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte est ainsi fondée à soutenir qu'il ne lui a pas été fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte est fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée du 3 août 2023, le président du tribunal administratif de Paris lui a donné acte de son désistement de l'instance enregistrée au greffe du tribunal administratif sous le n° 2005584. Il y a lieu, dès lors, d'annuler cette ordonnance et de renvoyer l'affaire devant ce tribunal.

DÉCIDE :

Article 1er : L'ordonnance n° 2005584 du 3 août 2023 par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a donné acte du désistement d'office des conclusions de la requête de la

Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte est annulée.

Article 2 : L'affaire est renvoyée devant le tribunal administratif de Paris.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la Compagnie des Eaux de Maisons-Laffitte et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la Commission de régulation de l'énergie.

Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Vinot, présidente de chambre ;

- M. Marjanovic, président assesseur ;

- M. Dubois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 mai 2024.

Le rapporteur,

J. DUBOISLa présidente,

H. VINOT

La greffière,

E. VERGNOL

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.3

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions