mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-24PA03313 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler l'arrêté du 23 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans.
Par un jugement n° 2406928 du 7 juin 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2024, M. A, représenté par Me Galmot, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2406928 du 7 juin 2024 rendu par le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans ;
3°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 25 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer, le temps de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder à la suppression du signalement de M. A au système d'information Schengen (SIS) ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement est entaché d'erreurs de droit et d'erreurs manifestes d'appréciation ;
- le jugement est insuffisamment motivé ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- elle est entachée d'erreur de droit pour avoir méconnu le jugement du tribunal administratif de Paris du 25 août 2022 lui enjoignant de réexaminer sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de quitter le territoire français de deux ans méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ainsi que d'une violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention de New-York relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 ;
- la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant malien, né le 4 décembre 1999, déclare être entré en France à l'âge de trois ans. Par un arrêté du 23 mai 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. M. A interjette appel du jugement du 7 juin 2024 par lequel le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance : () 7° Rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur la régularité du jugement :
3. En premier lieu, hormis dans le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative attaquée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. M. A ne peut donc utilement soutenir que le tribunal a entaché sa décision d'erreurs de droit, d'erreurs de fait et d'erreurs manifestes d'appréciation pour demander l'annulation du jugement attaqué.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ". Il ressort des pièces du dossier que le premier juge, qui n'est pas tenu de répondre à tous les arguments avancés par les parties, a répondu, avec une motivation suffisante et qui n'est pas stéréotypée, à l'ensemble des moyens soulevés par le requérant. Si M. A critique la teneur de la réponse apportée aux moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux de sa situation, une telle contestation relève du bien-fondé du jugement et non de sa régularité.
Sur la régularité du jugement :
5. En premier lieu, M. A soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée. Toutefois, cette décision indique notamment, après avoir visé les textes applicables, que l'intéressé ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, qu'il n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, qu'il est en situation irrégulière et que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Par conséquent, le préfet, qui n'était pas tenu de mentionner l'intégralité de la situation de l'intéressé mais seulement les motifs sur lesquels il s'est fondé, a suffisamment motivé sa décision. Le moyen soulevé doit dès lors être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des termes de la décision portant obligation de quitter le territoire français que le préfet a visé les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il a procédé à l'examen du droit au séjour de l'intéressé. La circonstance que le préfet a constaté, au demeurant de manière non contradictoire, que le requérant avait été titulaire d'un document de circulation pour enfant mineur, est sans incidence sur ce qui précède. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
7. En troisième lieu, ainsi que l'a relevé le premier juge, M. A ne peut utilement soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'erreur de droit pour avoir méconnu un jugement du tribunal administratif de Paris du 25 août 2022, rendu dans une tout autre procédure, sans rapport avec la présente obligation de quitter le territoire français. Au surplus, la précédente mesure d'éloignement du 12 mai 2022 prise à l'encontre du requérant a été annulée par le tribunal administratif de Paris sur le fondement de l'ancienne version de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont la version en vigueur à la date de la décision de la décision attaquée, issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, n'interdit plus l'éloignement d'un ressortissant étranger qui justifie résider en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale : " I.- Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, aux articles L. 114-1 () du code de la sécurité intérieure (), les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes () peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : () / 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'État ". Aux termes de l'article 230-6 du même code : " Afin de faciliter la constatation des infractions à la loi pénale, le rassemblement des preuves de ces infractions et la recherche de leurs auteurs, les services de la police nationale et de la gendarmerie nationale peuvent mettre en œuvre des traitements automatisés de données à caractère personnel ". Aux termes de l'article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité : " Il est procédé à la consultation prévue à l'article L. 234-1 du code de la sécurité intérieure pour l'instruction des demandes d'acquisition de la nationalité française et de délivrance et de renouvellement des titres relatifs à l'entrée et au séjour des étrangers ainsi que pour la nomination et la promotion dans les ordres nationaux ". Aux termes de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure : " () V. - Il peut être procédé à des enquêtes administratives dans les conditions prévues au second alinéa du I du présent article pour la délivrance, le renouvellement ou le retrait d'un titre ou d'une autorisation de séjour sur le fondement de l'article L. 234-1, L. 235-1, L. 425-4, L. 425-10, L. 432-1 ou L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou des stipulations équivalentes des conventions internationales ainsi que pour l'application des articles L 434-6, L. 511-7, L. 512-2 et L. 512-3 du même code ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été interpellé pour des faits de maintien dans un local à usage d'habitation, commercial, agricole ou professionnel à la suite d'une introduction à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte-occupation frauduleuse. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant est connu au fichier automatisé des empreintes digitales, notamment pour des faits d'utilisation frauduleuse de carte bancaire, recel de biens provenant d'un délit, vol de véhicule, refus par le conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, conduite sans permis, violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique, détention de stupéfiants, conduite d'un véhicule en ayant fait usage de stupéfiants, violences volontaires en réunion, menace de mort avec arme, cambriolages, vols avec violences, menaces de crimes ou délits contre personne chargée d'une mission de service public, violences aggravées sur dépositaire d'une mission publique, menaces ou chantages, séquestrations, recels, vols. Dès lors que l'article 17-1 de la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité du 21 janvier 1995 et l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure prévoient la possibilité que certains traitements automatisés de données à caractère personnel soient consultés au cours de l'enquête conduite par l'administration dans le cadre de ses pouvoirs de police, préalablement à l'édiction d'un refus de séjour, la circonstance que l'agent ayant procédé à cette consultation n'aurait pas été, en application du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, individuellement désigné et régulièrement habilité à cette fin, si elle est susceptible de donner lieu aux procédures de contrôle de l'accès à ces traitements, n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'irrégularité la décision prise sur le droit de séjour. Au demeurant, M. A n'apporte aucun élément de nature à établir ou même à faire présumer que le préfet aurait fondé sa décision sur des informations recueillies en méconnaissance de ces mêmes dispositions, ni même qu'il aurait sollicité un complément d'information sur les suites judiciaires. Par ailleurs, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que la décision par laquelle l'autorité préfectorale a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour a été prise pour un ensemble de motifs et non seulement sur le fondement d'une menace à l'ordre public. L'ensemble de ces éléments, qui ne résultent pas de la consultation du traitement d'antécédents judiciaires, suffit pour justifier légalement la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, du fait de la consultation des fichiers des antécédents judiciaires en méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, doit être écarté comme inopérant.
10. En cinquième lieu, M. A se prévaut de la durée de son séjour en France depuis près de vingt ans, ainsi que de son engagement associatif et de la présence sur le territoire français de sa grand-mère, de sa conjointe et de ses deux enfants mineurs. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si le requérant était titulaire d'un document de circulation pour étranger mineur du 2 décembre 2010 au 1er décembre 2015, sa demande d'admission exceptionnelle au séjour de septembre 2022 a été classée sans suite et il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français depuis lors. Par ailleurs, à supposer que M. A soit le père de deux enfants vivant en France, il n'établit pas contribuer de manière effective à leur entretien et leur éducation. Il ressort également des pièces du dossier que la relation amoureuse qu'il entretien est récente et ne partage pas de communauté de vie avec sa conjointe. En outre, le comportement de M. A, interpellé pour des faits de maintien dans un local à usage d'habitation, commercial, agricole ou professionnel à la suite d'une introduction à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte et occupation frauduleuse, et connu au fichier automatisé des empreintes digitales notamment pour des faits d'utilisation frauduleuse de carte bancaire, recel de biens provenant d'un délit, vol de véhicule, refus par le conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique, détention de stupéfiants, conduite d'un véhicule en ayant fait usage de stupéfiants, violences volontaires en réunion, menace de mort avec arme, cambriolages, vols avec violences, menaces de crimes ou délits contre personne chargée d'une mission de service public, violences aggravées sur dépositaire d'une mission publique, menaces ou chantages et séquestrations, sans les faits qui lui sont reprochés soient sérieusement contestés, constitue une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit au point précédent, M. A n'établit pas contribuer de manière effective à l'entretien et l'éducation de ses enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
12. En dernier lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois comporte les considérations de droit et de fait qui fondent cette décision, et est, par suite, suffisamment motivée. Par ailleurs, il ressort de cette motivation que le préfet de la Seine-Saint-Denis, a fait référence aux différents éléments caractérisant la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment la durée alléguée de son séjour en France, que son comportement représente une menace pour l'ordre public et que s'il indique vivre en concubinage et être père de deux enfant, il ne l'établit pas. Cette motivation révèle ainsi la prise en compte par l'autorité préfectorale des critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au regard de ces éléments, la décision attaquée n'est entachée d'aucune erreur de fait ou d'appréciation manifeste. En outre, pour les motifs énoncés au point 10 de la présente ordonnance, elle n'est entachée d'aucune violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A, en ce qu'elle tend à l'annulation du jugement du 7 juin 2024 et de l'arrêté du 23 mai 2024 est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle doit donc être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais de l'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Paris, le 30 octobre 2024.
Le président de la 9ème chambre,
S. CARRERE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 0
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026