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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA00206

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA00206

jeudi 6 novembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA00206
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C... D... a demandé au tribunal administratif de Melun d’annuler un arrêté du 23 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé de le maintenir en rétention administrative à la suite du dépôt de sa demande d’asile.

Par un jugement n° 2414541 du 18 décembre 2024, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun a annulé cet arrêté, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à toute autre autorité administrative compétente de mettre immédiatement fin à sa rétention administrative ainsi que de lui délivrer dans un délai de quinze jours l’attestation mentionnée à l’article L. 521-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a implicitement rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Procédure devant la cour :

I°) Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2025 sous le n° 25PA00206, le préfet de la Seine-Saint-Denis demande à la cour :

1°) d’annuler les articles 1er et 2 de ce jugement du 18 décembre 2024 ;

2°) de rejeter la demande présentée par M. D... devant le tribunal administratif de Melun.

Il soutient que :

- les motifs d’annulation retenus par le tribunal ne sont pas fondés ;
- les autres moyens soulevés en première instance par M. D... ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à M. D..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.

II°) Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2025 sous le n° 25PA00207, le préfet de la Seine-Saint-Denis demande à la cour de surseoir à l’exécution du jugement n° 2414541 du magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun du 18 décembre 2024 en application des dispositions des articles R. 811-15 et R. 811-17 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- ses moyens sont sérieux et de nature à justifier, outre l’annulation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d’annulation accueillies par le premier juge ;
- les dispositions de l’article R. 811-17 du code de justice administrative trouvent également à s’appliquer au présent litige.

La requête a été communiquée à M. D..., qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Desvigne-Repusseau a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

Les requêtes n° 25PA00206 et n° 25PA00207 du préfet de la Seine-Saint-Denis sont dirigées contre le même jugement. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul arrêt.

Sur les conclusions de la requête n° 25PA00206 :

Par un arrêté du 30 mai 2022, notifié le même jour, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. D..., ressortissant marocain né en 1999, alors connu des services sous l’alias Yacine El Kadachi, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d’être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an. Par un arrêté du 18 novembre 2024, notifié le 19 novembre 2024 à 12 heures 20, le préfet de la Seine-Saint-Denis a placé M. D... en rétention administrative pour une durée de quatre jours à compter de la notification de cet arrêté. Par une ordonnance du 24 novembre 2024, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux a prolongé cette mesure de rétention administrative pour une durée de vingt-six jours à compter du 23 novembre 2024 à 12 heures 20, cette ordonnance ayant été confirmée par une ordonnance du premier président de la cour d’appel de Paris du 26 novembre 2024. M. D... ayant déposé un dossier de demande d’asile durant sa rétention administrative le 22 novembre 2024 à 17 heures 04, le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a maintenu en rétention administrative par un arrêté pris le 22 novembre 2024 sur le fondement des dispositions de l’article L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et notifié le 23 novembre 2024 à 10 heures 10. Par sa requête enregistrée le 23 novembre 2024 à 10 heures 43 devant le tribunal administratif de Melun, M. D... doit être regardé comme ayant demandé l’annulation de l’arrêté du 22 novembre 2024. Le préfet de la Seine-Saint-Denis fait appel du jugement du 18 décembre 2024 en tant que le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun a annulé cet arrêté et lui a enjoint de délivrer à l’intéressé l’attestation mentionnée à l’article L. 521-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans un délai de quinze jours.

En ce qui concerne les motifs d’annulation retenus en première instance :

D’une part, aux termes de l’article L. 754-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu'un étranger placé ou maintenu en rétention présente une demande d'asile, l'autorité administrative peut procéder, pendant la rétention, à la détermination de l'État responsable de l'examen de cette demande conformément à l'article L. 571-1 et, le cas échéant, à l'exécution d'office du transfert dans les conditions prévues à l'article L. 751-13 ». Aux termes de l’article L. 754-3 de ce code : « Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ / (…) La décision de maintien en rétention est écrite et motivée / (…) ». Aux termes de l’article L. 754-4 du même code : « L'étranger peut, selon la procédure prévue à l'article L. 921-2, demander l'annulation de la décision de maintien en rétention prévue à l'article L. 754-3 afin de contester les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement / Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné statue après la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides relative au demandeur / (…) / En cas d'annulation de la décision de maintien en rétention, il est immédiatement mis fin à la rétention et l'autorité administrative compétente délivre à l'intéressé l'attestation mentionnée à l'article L. 521-7 (…) ». Aux termes de l’article L. 754-5 du même code : « A l'exception des cas mentionnés aux b et c du 2° de l'article L. 542-2, la décision d'éloignement ne peut être mise à exécution avant que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ait rendu sa décision ou, en cas de saisine du président du tribunal administratif, avant que ce dernier ou le magistrat désigné à cette fin ait statué ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 754-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La présentation, l'instruction et le jugement par les juridictions administratives des recours en annulation formés contre les décisions de maintien en rétention mentionnées au premier alinéa de l'article L. 754-3 obéissent aux règles définies au titre II du livre IX ». Aux termes de l’article R. 922-10 de ce code, applicable, comme en l’espèce, au contentieux des décisions de maintien en rétention prises sur le fondement des dispositions de l’article L. 754-3 du même code : « Les décisions attaquées sont produites par l'administration / (…) ».

Il ressort des termes mêmes de l’arrêté attaqué, produit pour la première fois en appel, que la mesure de maintien en rétention administrative de M. D... a été prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de la combinaison des dispositions précitées des articles R. 754-8 et R. 922-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il incombait au seul préfet de la Seine-Saint-Denis de produire cet arrêté par dérogation aux dispositions de droit commun de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Le préfet de la Seine-Saint-Denis n’ayant pas produit cet arrêté en première instance, il n’a pas mis le premier juge à même de s’assurer que l’arrêté en litige a été signé par une autorité compétente, ni qu’il était motivé.

Il ressort des pièces du dossier que, d’une part, M. A..., attaché d’administration de l’Etat, chef du pôle instruction et mise en œuvre des mesures d’éloignement et signataire de l’arrêté attaqué, bénéficiait d’une délégation de signature du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 23 août 2023, régulièrement publiée le même jour au bulletin d’informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, à l’effet de signer, en cas d’absence ou d’empêchement de Mme B..., cheffe du bureau de l’éloignement, notamment « les décisions de maintien en rétention à la suite du dépôt d’une demande d’asile » et que, d’autre part, l’arrêté attaqué, qui vise les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile applicables à la mesure en cause et énonce les considérations de fait propres à la situation personnelle de M. D... qui en constituent le fondement, est suffisamment motivé au sens des dispositions précitées de l’article L. 754-3 du même code. Par suite, le préfet de la Seine-Saint-Denis est fondé à soutenir que c’est à tort que le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun s’est fondé sur les motifs tirés de l’incompétence du signataire de l’arrêté attaqué et de l’insuffisance de motivation de cet arrêté pour annuler celui-ci.

Toutefois, il appartient à la cour, saisie de l’ensemble du litige par l’effet dévolutif de l’appel, d’examiner les autres moyens soulevés par M. D... devant le tribunal administratif de Melun.

En ce qui concerne les autres moyens soulevés en première instance :

En premier lieu, aux termes de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne : « 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l’Union / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d’être entendue avant qu’une mesure individuelle qui l’affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre / (…) ».

S’il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne que ces dispositions s’adressent non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l’Union, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d’être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l’Union, lequel se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. S’agissant plus particulièrement d’une décision de maintien d’un étranger en rétention administrative pendant le temps nécessaire à l’examen de sa demande d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et, en cas de décision de rejet de celle-ci, dans l’attente de son départ, ce principe n’implique toutefois pas que l’administration mette l’intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur une telle décision dès lors qu’il a pu être entendu sur l’irrégularité du séjour ou sur la perspective de l’éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n’est susceptible d’affecter la régularité de la procédure à l’issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu’il lui revient, le cas échéant, d’établir devant la juridiction saisie.

En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que M. D... a été entendu par les services de police le 18 novembre 2024 notamment sur les conditions de son entrée et de son séjour en France, tandis qu’il n’établit, ni même n’allègue, avoir sollicité en vain un nouvel entretien avec les services préfectoraux, ni qu’il aurait été empêché de s’exprimer avant que ne soit pris l’arrêté attaqué. Ainsi, le moyen tiré d’une méconnaissance du droit d’être entendu garanti par le droit de l’Union européenne ne peut qu’être écarté.

En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier qu’eu égard aux critères objectifs, mentionnés dans l’arrêté attaqué et tirés de ce que M. D... « n’a entrepris aucune démarche en vue de formuler une demande d’asile », que, « lors de son audition [par] les services de police le 18 novembre 2024, [il] n’a fait état d’aucun risque ou menace grave dans le cas d’un retour dans son pays d’origine » et qu’il « n’a présenté une telle demande qu’après son placement en rétention administrative en vue de son éloignement », le préfet de la Seine-Saint-Denis n’a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l’article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que la demande d’asile de M. D... a été présentée dans le seul but de faire échec à l’exécution de la mesure d’éloignement dont il fait l’objet. Dans ces conditions, et dès lors que M. D... ne fait état d’aucun élément de nature à étayer sa demande d’asile au regard de risques encourus en cas de retour au Maroc, le moyen tiré de ce que l’arrêté en litige serait entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, doit être écarté.

En troisième lieu, M. D..., qui fait état de son intention de saisir la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) en cas de rejet de sa demande d’asile par le directeur général de l’OFPRA, soutient que le recours devant la CNDA n’est pas assorti d’effet suspensif et que cela constitue une méconnaissance de son droit à un recours effectif. Toutefois, un tel moyen est inopérant au soutien de conclusions tendant à l’annulation d’une décision de maintien en rétention administrative et doit, dès lors, être écarté.

En dernier lieu, aux termes de l’article R. 521-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Il est remis au demandeur d'asile un document d'information sur la procédure de demande d'asile, sur ses droits et sur les obligations qu'il doit respecter au cours de la procédure, et sur les conséquences que pourrait avoir le non-respect de ses obligations ou le refus de coopérer avec les autorités. Ce document précise en outre les moyens dont le demandeur d'asile dispose pour l'aider à introduire sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides / Lorsque la demande est introduite dans un pôle mentionné à l'article L. 121-17, le demandeur est informé du délai et des moyens dont il dispose pour compléter sa demande / Ce document l'informe également sur ses droits et sur les obligations au regard des conditions d'accueil, ainsi que sur les organisations qui assurent une assistance aux demandeurs d'asile / Ce document l'informe qu'il a la possibilité, lors de l'entretien personnel prévu à l'article L. 531-12, d'être accompagné soit par un avocat, soit par un représentant d'une association de défense des droits de l'homme, d'une association de défense des droits des étrangers ou des demandeurs d'asile, d'une association de défense des droits des femmes ou des enfants ou d'une association de lutte contre les persécutions fondées sur l'identité de genre ou l'orientation sexuelle / Cette information se fait dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend ».

M. D... soutient que l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions précitées de l’article R. 521-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, portant sur l’information que doit recevoir un étranger souhaitant demander l’asile lors de son placement en rétention administrative. Toutefois, la méconnaissance, à la supposer établie, de la procédure relative à la demande d’asile d’un étranger placé en rétention administrative est sans incidence sur la légalité de l’arrêté attaqué portant maintien en rétention administrative. Du reste, il ressort des pièces du dossier que M. D... a été informé de la possibilité de déposer une demande d’asile lors de son placement en rétention administrative le 19 novembre 2024 à 14 heures 02 et qu’il a d’ailleurs effectivement déposé une telle demande le 22 novembre 2024 à 17 heures 04, laquelle a été transmise à l’OFPRA le 23 novembre 2024 à 8 heures 45. Par suite, le moyen tiré de ce que M. D... n’aurait pas reçu l’information prévue par les dispositions précitées de l’article R. 521-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne peut, en tout état de cause, qu’être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que le préfet de la Seine-Saint-Denis est fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun a annulé l’arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé de maintenir M. D... en rétention administrative à la suite du dépôt de sa demande d’asile.

Sur les conclusions de la requête n° 25PA00207 :

Le présent arrêt réglant l’affaire au fond, les conclusions de la requête n° 25PA00207 tendant à ce qu’il soit sursis à l’exécution du jugement attaqué sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a pas lieu d’y statuer.


D E C I D E :


Article 1er : Le jugement n° 2414541 du 18 décembre 2024 du magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Melun est annulé.

Article 2 : La demande présentée par M. D... devant le tribunal administratif de Melun est rejetée.

Article 3 : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête du préfet de la Seine-Saint-Denis enregistrée sous le n° 25PA00207.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié au ministre de l’intérieur et à M. C... D....

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.



Délibéré après l'audience du 14 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Chevalier-Aubert, présidente de chambre,
- M. Gallaud, président-assesseur,
- M. Desvigne-Repusseau, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2025.


Le rapporteur,
M. Desvigne-RepusseauLa présidente,
V. Chevalier-Aubert
La greffière,
C. Buot




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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