vendredi 19 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-25PA00465 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | SCP NICOLAS GUERRIER ET ALAIN DE LANGLE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le Syndicat des Copropriétaires de l'immeuble du 106 boulevard de Belleville (Paris) a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler le titre exécutoire du 21 mai 2024 émis par l'établissement public local Eau de Paris en vue du recouvrement du montant du coût de la consommation d'eau relevée.
Par une ordonnance n° 2429076/12-1 du 29 novembre 2024, le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 31 janvier 2025, le Syndicat des Copropriétaires de l'immeuble du 106 boulevard de Belleville, représenté par Me Guerrier, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'annuler le titre exécutoire du 21 mai 2024 émis par l'agent comptable public d'Eau de Paris et de le décharger de l'obligation de payer la somme de 16 911,57 euros.
3°) de mettre à la charge d'Eau de Paris le paiement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le livre des procédures fiscales ;
- les statuts de l'établissement public local dénommé " Eau de Paris " modifiés par
délibération du Conseil de Paris des 17 et 18 novembre 2024 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les premiers vice-présidents des () cours () peuvent, par ordonnance : () /2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
2. Selon l'article 1er des statuts de l'établissement public local dénommé
" Eau de Paris " modifiés par délibération du Conseil de Paris des 17 et 18 novembre 2024 :
" Il est créé, par la Ville de Paris, une régie dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière, établissement public local à caractère industriel et commercial, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales et notamment aux articles
L. 2221-1 à L. 2221-10 ; R. 1412-1 ; R. 2221-1 à R. 2221-52 et aux présents statuts ".
3. Eau de Paris, assure le service public de la distribution d'eau qui est un service public industriel et commercial. Les litiges relatifs à la fourniture de la prestation due à l'usager relèvent ainsi de la compétence judiciaire.
4. En l'espèce, le Syndicat des Copropriétaires de l'immeuble du 106 Boulevard de Belleville forme opposition à un titre exécutoire du 21 mai 2024 émis par Eau de Paris en vue du recouvrement du montant de 16 911,57 euros correspondant au coût de la consommation d'eau relevée. Ce litige relatif aux rapports de droit privé entre un établissement public industriel et commercial et ses usagers relève donc de la compétence du juge judiciaire.
Par suite, le syndicat des copropriétaires n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que sa demande de première instance a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative par ordonnance du président du tribunal administratif de Paris.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par le Syndicat des Copropriétaires de l'immeuble du 106 Boulevard de Belleville doit être rejetée en application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du Syndicat des Copropriétaires de l'immeuble du 106 Boulevard de Belleville est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au Syndicat des Copropriétaires de l'immeuble du 106 Boulevard de Belleville.
Fait à Paris, le 19 septembre 2025.
La première vice-présidente, présidente de la 4ème chambre,
M. A
La République mande et ordonne à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026