LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA02705

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA02705

vendredi 6 février 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA02705
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantAARPI ADMYS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler la décision du 12 janvier 2023 par laquelle le comité d’éthique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a retiré l’avis favorable qu’il avait émis le 13 septembre 2022.

Par un jugement n° 2313422 du 4 avril 2025, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 3 juin 2025, M. C..., représenté par Me Benages, demande à la Cour :

1°) d’annuler le jugement du tribunal administratif de Paris ;

2°) d’annuler la décision du 12 janvier 2023 par laquelle le comité d’éthique de l’INSERM a retiré son avis favorable ;

3°) d’enjoindre au comité d’éthique de l’INSERM de retirer cette décision ;

4°) de mettre à la charge de l’INSERM une somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- c’est à tort que le comité d’éthique de l’INSERM a retenu que le docteur B... n’avait pas participé à son étude ;
- le directeur des hospices civils de Lyon a exercé des pressions sur le docteur B....

Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2025, l’INSERM, représenté par Me Comte, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. C... une somme de 3 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la demande de M. C... est irrecevable dès lors que l’avis de son comité d’éthique ne fait pas grief ;
- les moyens qu’il soulève ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Saint-Macary,
- et les conclusions de Mme Jayer, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

1. Le professeur C..., neurologue à Lyon, a saisi, le 24 juin 2022, le comité d’évaluation éthique de l’INSERM d’un avis sur son projet « traitement à long terme des formes neurologiques tardives de maladies transmises par les tiques. Etude par série de cas ». Le comité d’éthique a rendu un avis favorable à ce projet le 13 septembre 2022, mais l’a retiré le
12 janvier 2023. M. C... relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d’annulation du retrait de cet avis favorable.

2. Pour retirer son avis favorable, le comité d’éthique de l’INSERM s’est notamment fondé sur la circonstance que M. B..., biostatisticien aux hospices civils de Lyon, apparaissait dans le dossier présenté par M. C... comme l’un des responsables de la recherche alors que sa participation à l’étude n’était pas avérée. Pour contester ce motif, M. C... produit quatre courriers électroniques par lesquels il demande au docteur B... de calculer de simples moyennes et écarts types sur des séries de 7 à 10 chiffres non contextualisées, n’impliquant aucune compétence biologique ou médicale particulière et ne présentant aucune difficulté. Le docteur B... a d’ailleurs indiqué, le 2 janvier 2023, avoir réalisé « quelques calculs de moyenne, d’écarts-types et de médianes sur une série de cas, sans présentation du contexte de l’étude », et ne pas avoir participé à la rédaction du document. Si le 4 mai 2022 il a accepté, à la demande de M. C..., d’être le cosignataire de l’étude, cette circonstance n’est pas de nature à démentir son apport négligeable. Enfin, la circonstance qu’il aurait reçu l’ordre du directeur des hospices civils de Lyon de cesser toute collaboration à ce projet, comme il l’a indiqué par un courrier électronique du 13 janvier 2023, n’est pas de nature à remettre en cause le bien-fondé du motif rendu par le comité d’éthique de l’INSERM, ni n’est de nature à révéler une ingérence d’une autorité administrative dans la décision du comité d’éthique de retirer son avis.

3. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

4. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’INSERM, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C... demande sur ce fondement. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. C... la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l’INSERM et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : M. C... versera la somme de 1 500 euros à l’INSERM sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... C... et à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale.


Délibéré après l’audience du 23 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Doumergue, présidente de chambre,
Mme Bruston, présidente-assesseure,
Mme Saint-Macary, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2026.

La rapporteure,
M. SAINT-MACARY
La présidente,
M. DOUMERGUE







La greffière,
E. FERNANDO





La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA00435

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant une obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour d’un an prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La cour confirme le rejet de sa demande par le tribunal administratif de Montreuil, estimant que les moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, erreur manifeste d’appréciation) sont infondés ou non étayés. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02807

Cour administrative d'appel de Paris, ordonnance du juge des référés, rejet de la requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police de Paris le 22 août 2025. La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Paris du 10 avril 2026 en écartant le moyen d'incompétence par adoption des motifs de première instance et en jugeant les autres moyens manifestement infondés. Sont notamment invoqués l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions