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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA05321

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA05321

lundi 23 mars 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA05321
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Paris d’enjoindre au préfet de police de réexaminer sa demande et de lui délivrer un titre de séjour.

Par une ordonnance n° 2518930/1-2 du 5 septembre 2025, la vice-présidente de la première section du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 23 octobre 2025 et 21 janvier 2026, Mme A... doit être regardée comme demandant à la Cour d’annuler cette ordonnance de la vice-présidente de la première section du tribunal administratif de Paris.

Par une décision du 15 décembre 2025, le bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris, a rejeté la demande d’aide juridictionnelle de Mme A....


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement (…) des cours peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…). ». L’article R. 612-1 du même code dispose que la juridiction d’appel peut rejeter sans demande de régularisation préalable les conclusions entachées d’une irrecevabilité manifeste, dès lors que ce cas d’irrecevabilité a été mentionné dans la notification de la décision juridictionnelle attaquée, conformément à l’article R. 751-5 du code de justice administrative.

D’autre part, aux termes de l'article R. 811-7 du même code : « Les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent être présentés à peine d'irrecevabilité par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2. (…) ».

Le litige dont Mme A... a saisi le juge d’appel n’est pas au nombre de ceux qui sont dispensés de ministère d’avocat. Par ailleurs, la notification de l’ordonnance attaquée mentionnait, conformément aux dispositions de l’article R. 751-5 de ce code, que l’appel devait être présenté par un avocat, de sorte que la Cour n’est pas tenue d’inviter la requérante à la régulariser. Aussi, alors que la demande d’aide juridictionnelle présentée par la requérante a été rejetée par une décision du 15 décembre 2025, la requête d’appel de Mme A..., qui n’a pas été présentée par un avocat, est manifestement irrecevable. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Paris, le 23 mars 2026.



La présidente de la 6ème chambre,
J. BONIFACJ






La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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01/06/2026

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