LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-20VE00126

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-20VE00126

vendredi 16 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-20VE00126
TypeDécision
Recoursexécution décision justice adm
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantCABINET BAZIN & ASSOCIES;SANCHEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, les décisions de l'Office public de l'habitat " Courbevoie Habitat " et de sa présidente des 7 mars 2016 et 21 mars 2016 portant suspension de ses fonctions et, d'autre part, les décisions des 12 juillet 2016 et 19 juillet 2016 portant licenciement pour faute grave et de condamner l'office à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait des attaques dont il a été victime dans l'exercice de ses fonctions.

Par un jugement n° 1602990, 1604809, 1608929 du 22 novembre 2018, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a fait droit aux conclusions aux fins d'annulation de M. A et rejeté ses conclusions indemnitaires.

Procédure devant la cour :

Par une ordonnance du 14 janvier 2020, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue d'assurer l'exécution de ce jugement.

Par des observations, enregistrées le 7 juin 2022, l'Office public de l'habitat de Courbevoie, représenté par Me Bazin, avocat, conclut au rejet de la demande d'exécution.

Il fait valoir que les diligences nécessaires à l'exécution du jugement du 22 novembre 2018 ont été entreprises et qu'il est en attente d'éléments de l'Ircantec pour reconstituer les droits à retraite de M. A.

Par un mémoire, enregistré le 2 août 2022, M. B A, représenté par Me Lerat, avocate, demande à la cour :

1°) de condamner l'Office public de l'habitat de Courbevoie au paiement d'une astreinte de 200 euros par jour à défaut d'exécution du jugement n° 1602990, 1604809, 1608929 du 22 novembre 2018 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans un délai d'un mois suivant la notification du présent arrêt ;

2°) de mettre à la charge de l'Office public de l'habitat de Courbevoie une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que l'exécution du jugement du 22 novembre 2018 supposait une régularisation de sa situation juridique et que l'Office public de l'habitat de Courbevoie n'a entrepris aucune diligence à cette fin.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de Mme Moulin-Zys, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lerat, pour M. A, et de Me de Soto, pour l'Office public de l'habitat de Courbevoie.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. Si le jugement dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai et prononcer une astreinte ". Aux termes de l'article R. 921-2 du code de justice administrative : " La demande d'exécution d'un jugement frappé d'appel, même partiellement, est adressée à la juridiction d'appel. () ".

2. Par un jugement du 22 novembre 2018, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé les décisions des 12 et 19 juillet 2016 par lesquelles le conseil d'administration de l'Office public de l'habitat de Courbevoie et la présidente de ce conseil ont licencié M. A pour faute grave. La requête, enregistrée sous le n° 19VE00222, présentée devant la cour administrative d'appel de Versailles, contre les articles 2 et 3 de ce jugement, exécutoire dès son prononcé, a été rejetée par un arrêt de ce jour.

3. L'exécution d'un jugement annulant une mesure d'éviction du directeur général d'un office public de l'habitat comporte nécessairement pour celui-ci l'obligation, d'une part, de régulariser la situation administrative de l'intéressé, et d'autre part, lorsque ce dernier en fait la demande, de rechercher s'il était possible de le réintégrer dans un de ses emplois de direction, en vertu d'un contrat de droit public à durée indéterminée, ou, à défaut d'un tel emploi et si l'intéressé le demandait, dans tout autre emploi de l'office. Le licenciement de ce dernier ne peut être envisagé, sous réserve du respect des règles relatives au préavis et aux droits à indemnités qui lui sont applicables, que si une telle réintégration s'avérait impossible faute d'emploi vacant ou du fait du refus par l'intéressé de la proposition qui lui serait faite.

4. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 3 décembre 2018, M. A a demandé la reconstitution de sa carrière et interrogé l'Office public de l'habitat de Courbevoie sur ses possibilités de réintégration comme directeur général de cet office. En réponse, l'Office public de l'habitat de Courbevoie se borne à faire valoir que la reconstitution de carrière de l'intéressé est en cours d'examen, qu'il a pris attache avec l'Ircantec pour reconstituer les droits à pension de M. A et qu'il a versé à ce dernier les sommes mises à sa charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le tribunal administratif, sans faire aucune mention des possibilités de réintégration de l'intéressé au sein de ses effectifs. Il ne résulte donc pas de ce qui précède que l'office aurait pris, à la date du présent arrêt, toutes les mesures propres à assurer l'exécution du jugement du 22 novembre 2018, qu'il s'agisse tant de la régularisation de la situation administrative de M. A que de sa réintégration. Il y a lieu, dans les circonstances de l'affaire, de prononcer contre l'Office public de l'habitat de Courbevoie, à défaut pour lui de justifier de cette exécution dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent arrêt, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle le jugement aura reçu exécution.

D E C I D E :

Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre de l'Office public de l'habitat de Courbevoie s'il ne justifie pas avoir, dans les quatre mois suivant la notification du présent arrêt, exécuté le jugement n° 1602990, 1604809, 1608929 du 22 novembre 2018 et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 100 euros par jour, à compter de l'expiration du délai de quatre mois suivant la notification du présent arrêt.

Article 2 : L'Office public de l'habitat de Courbevoie communiquera à la cour copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement mentionné à l'article 1er.

Article 3 : Les conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont réservées pour qu'il y soit statué en fin d'instance.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et à l'Office public de l'habitat de Courbevoie.

Délibéré après l'audience du 25 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Mauny, président,

Mme Troalen, première conseillère,

Mme Villette, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.

La rapporteure,

A. CLe président,

O. MAUNYLa greffière,

S. DIABOUGA

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 513344

07/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 513428

07/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507600

07/04/2026

CAA44plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00006

07/04/2026

← Retour aux décisions