jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE02235 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | FALALA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la décision du 5 juillet 2018 par laquelle le directeur général de l'institut national de la propriété industrielle (INPI) l'a licencié pour insuffisance professionnelle, ensemble la décision du 17 octobre 2018 de rejet de son recours gracieux à l'encontre de cette décision, de condamner l'INPI à lui verser la somme de 60 000 euros à parfaire, au titre du préjudice résultant de la perte de rémunération, d'enjoindre à l'INPI de régulariser sa situation auprès de l'organisme de retraite et de mettre à la charge de l'INPI la somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1813188 du 20 mai 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 20 juillet 2021 et 18 novembre 2022, M. A, représenté par Me Befre, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 20 mai 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 5 juillet 2018 par laquelle le directeur général de l'institut national de la propriété industrielle (INPI) l'a licencié pour insuffisance professionnelle, ensemble la décision du 17 octobre 2018 rejetant son recours gracieux ;
3°) de condamner l'INPI à lui payer la somme de 60 000 euros au titre du préjudice résultant de la perte de revenus ;
4°) d'enjoindre à l'INPI de régulariser sa situation auprès de l'organisme de retraite ;
5°) de mettre à la charge de l'INPI la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées, en méconnaissance des dispositions de l'article 3 de la loi du 11 juillet 1979 et de l'article 47-1 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1983 ;
- l'obligation de reclassement prévue par l'article 9 du décret n° 2001-1336 du 28 décembre 2001 a été méconnue ;
- les décisions ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas eu, préalablement à celles-ci, accès à une pièce essentielle de son dossier, son entretien d'évaluation établi en 2016, en méconnaissance de l'article 45-2 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, l'INPI ayant par ailleurs reconnu n'en avoir aucune copie complète ;
- les décisions sont entachées d'erreurs de fait, de droit et d'appréciation dans la mesure où l'INPI n'établit pas la matérialité des faits reprochés et que l'insuffisance professionnelle n'est pas caractérisée ;
- le licenciement n'a en réalité été motivé que par son âge et est ainsi entaché d'un détournement de pouvoir au regard de la succession des deux procédures et d'un détournement de procédure ;
- c'est à tort que le tribunal a rejeté ses conclusions indemnitaires, qui étaient recevables, dès lors, d'une part, qu'il a contesté les conséquences financières de son licenciement dans son recours gracieux et n'était pas tenu de chiffrer l'indemnisation de son préjudice lié à la perte d'emploi et, d'autre part, qu'une demande d'indemnisation a été présentée le 17 décembre 2018, explicitement rejetée par l'INPI dans son mémoire du 21 décembre 2020, liant ainsi le contentieux en cours d'instance ;
- il est fondé à obtenir la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre, en particulier une indemnité correspondant à la baisse de revenus passée et future estimée à 60 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 avril 2022, l'INPI, représenté par Me Falala, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
-les conclusions indemnitaires de M. A sont irrecevables, dès lors qu'il n'a pas présenté une réclamation préalable indemnitaire auprès de l'administration en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 2001-1336 du 28 décembre 2001 ;
- le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Danielian,
- les conclusions de M. Illouz, rapporteur public,
- et les observations de Me Gorse substituant Me Falala pour l'INPI.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, chef de projet informatique maîtrise d'œuvre, recruté en 1992 par contrat à durée indéterminée, exerçant ses fonctions au sein de l'institut national de la propriété industrielle (INPI), a été licencié pour insuffisance professionnelle par une décision du directeur général de cet établissement en date du 5 juillet 2018. L'intéressé a présenté un recours gracieux à l'encontre de cette décision, par un courrier du 1er septembre 2018, rejeté par une décision de cette même autorité du 17 octobre 2018. M. A fait appel du jugement du 20 mai 2021 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces décisions et à la condamnation de l'INPI à réparer le préjudice résultant de la perte de rémunération, pour un montant total de 60 000 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la motivation :
2. D'une part, M. A reprend en appel le moyen développé dans sa demande de première instance, tiré de ce que la décision du 5 juillet 2018 contestée serait entachée d'un défaut de motivation, invoquant notamment les articles 1er et 3 de la loi du 11 juillet 1979 codifiés depuis le 1er janvier 2016 aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, sans toutefois apporter aucun élément de fait ou de droit nouveau de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le tribunal. Il y a lieu, dès lors, d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges au point 7 du jugement.
3. D'autre part, les moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision du 17 octobre 2018, rejetant le recours gracieux présenté par M. A ne peuvent être utilement invoqués au soutien des conclusions dirigées contre cette décision qui est, en tout état de cause, également suffisamment motivée.
En ce qui concerne la régularité de la procédure de licenciement :
4. En premier lieu, aux termes du second alinéa de l'article 9 du décret du 28 décembre 2001 fixant le statut des personnels contractuels de l'Institut national de la propriété industrielle : " En cas d'insuffisance professionnelle, un agent, s'il ne fait pas l'objet d'un licenciement pour ce motif, peut être affecté dans un autre emploi de la même catégorie d'emplois ou de la catégorie d'emplois inférieure, par décision du directeur général. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que, si le directeur général de l'INPI a la faculté d'affecter un agent en situation d'insuffisance professionnelle dans un autre emploi de la même catégorie d'emploi ou d'une catégorie d'emploi inférieure, cette possibilité ne concerne en tout état de cause que l'hypothèse où l'agent n'est pas licencié pour insuffisance professionnelle, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, M. A faisant l'objet d'un licenciement pour ce motif. Par suite, M. A ne saurait utilement se prévaloir de ce que l'obligation de reclassement prévue par ces dispositions aurait été méconnue.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 45-2 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat pris pour l'application des articles 7 et 7 bis de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " L'agent contractuel peut être licencié pour un motif d'insuffisance professionnelle. L'agent doit préalablement être mis à même de demander la communication de l'intégralité de toute pièce figurant dans son dossier individuel, dans un délai suffisant permettant à l'intéressé d'en prendre connaissance. Le droit à communication concerne également toute pièce sur laquelle l'administration entend fonder sa décision, même si elle ne figure pas au dossier individuel. ". Il résulte de ces dispositions que le dossier communiqué à l'intéressé préalablement à un licenciement pour insuffisance professionnelle doit comporter l'ensemble des pièces intéressant sa situation administrative, y compris celles qui lui seraient favorables et qu'il pourrait faire valoir au cours de la procédure engagée à son encontre.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a été informé par un courrier du 12 juin 2018 de la mise en œuvre à son encontre d'une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle et invité à consulter son dossier, ce qu'il s'est abstenu de faire. Si le requérant soutient qu'il avait consulté son dossier le 30 mai 2018 et que celui-ci était incomplet, notamment en ce qu'il ne comportait pas le compte-rendu de son entretien annuel individuel pour l'année 2016, cette consultation a été effectuée dans le cadre d'une procédure distincte reposant sur un fondement juridique différent. M. A n'a présenté aucune demande de communication de son dossier individuel ni, contrairement à ce qu'il soutient, aucune demande de communication de pièce postérieurement à la notification du courrier du 12 juin 2018, notamment celle relative à son entretien annuel individuel 2016, notification dont il n'est pas soutenu qu'elle n'aurait pas été faite dans un délai suffisant pour lui permettre d'en prendre connaissance en temps utile. Dans ces conditions et dès lors que M. A, qui a été mis à même de demander la communication des pièces figurant dans son dossier individuel et de toute pièce sur laquelle l'administration entendait fonder sa décision avant l'édiction de la décision attaquée, n'a pas usé de cette faculté, il n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 45-2 du décret du 17 janvier 1986.
8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de licenciement en litige a été prise au terme d'une procédure irrégulière.
En ce qui concerne l'insuffisance professionnelle :
9. Le licenciement pour inaptitude professionnelle d'un agent public ne peut être fondé que sur des éléments révélant l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions pour lesquelles il a été engagé ou correspondant à son grade et non sur une carence ponctuelle dans l'exercice de ces fonctions. Toutefois, une telle mesure ne saurait être subordonnée à ce que l'insuffisance professionnelle ait été constatée à plusieurs reprises au cours de la carrière de l'agent ni qu'elle ait persisté après qu'il ait été invité à remédier aux insuffisances constatées. Par suite, une évaluation portant sur la manière dont l'agent a exercé ses fonctions durant une période suffisante et révélant son inaptitude à un exercice normal de ses fonctions est de nature à justifier légalement son licenciement.
10. Pour prononcer le licenciement de M. A pour insuffisance professionnelle, l'INPI s'est fondé sur l'absence d'atteinte de ses objectifs ainsi qu'il résulte du bilan de ses entretiens annuels, sur des difficultés de sa hiérarchie à lui confier de nouveaux projets, sur la nécessité de lui retirer certains projets dont il avait la charge, le travail s'avérant insuffisant, et sur l'absence d'améliorations en dépit d'un rappel à l'ordre le 4 janvier 2016, puis d'un avertissement le 25 août 2016 et de la baisse puis de la suppression de ses primes de performance.
11. Pour contester l'exactitude matérielle des faits qui lui sont reprochés et, partant, l'insuffisance professionnelle retenue, M. A fait valoir qu'il a majoritairement recueilli des appréciations positives lors de ses derniers entretiens annuels et a pour l'essentiel atteint ses objectifs dans la mesure où ces derniers étaient atteignables et dépendaient de lui. S'il ressort des pièces du dossier que le travail de M. A, recruté en 1992, a longtemps donné satisfaction, il a commencé à rencontrer des difficultés à compter de l'année 2002, qui se sont progressivement aggravées. Ses fiches d'évaluations et les " Evaluation des agents proposables " puis " Entretiens annuels individuel ", notamment pour les années 2002, 2008, 2013, 2014 et 2015 relèvent que de nombreux objectifs ne sont pas atteints, que peu de domaines de compétence sont en niveau " Maîtrise ", certains étant même en niveau " Notion ", et les appréciations littérales soulignent unanimement la nécessité pour l'intéressé de s'investir pleinement dans les projets dont il a la charge en étant davantage " moteur " et font globalement ressortir un manque d'implication, des faiblesses techniques, des difficultés d'adaptation, des retards dans la mise en production et une absence de communication et de " reporting " auprès de sa hiérarchie, et ce, en dépit d'une évaluation non finalisée en 2016 et d'une évaluation plus mesurée au titre de l'année 2017, faisant état des efforts de la part de l'intéressé, et lui adressant même quelques encouragements, alors que son évaluation de 2018 fait état d'une nouvelle dégradation de sa manière de servir. Il ressort en outre des pièces du dossier que M. A n'a eu aucun avancement d'échelon accéléré depuis son recrutement et ne bénéficie plus, depuis 2013, de prime semestrielle de performance, faute d'atteindre ses objectifs, lesquels étaient revus à la baisse en comparaison de ceux des autres chefs de projet. M. A a par ailleurs fait l'objet de plusieurs mises en garde relatives à son insuffisance professionnelle, en particulier un rappel à l'ordre le 4 janvier 2016, un entretien avec le directeur des ressources humaines le 23 juin 2016, suivi d'un avertissement, sans que des améliorations durables en aient découlé alors même qu'il a bénéficié d'une formation. Enfin, si M. A soutient que tous les projets qui lui ont été confiés ont abouti sans problème, il ressort des pièces du dossier qu'aucun nouveau projet d'envergure ne lui a été confié à partir de 2009 et qu'il a été déchargé à sa demande de certains projets, qui ont dû être assurés par ses autres collègues et n'a conservé la gestion que de sept applications courantes sans enjeu ou difficulté réelle, relatives notamment à la gestion des fournitures ou à la réservation des salles de réunion, alors qu'il occupait les fonctions de chef de projet informatique expérimenté et disposait d'une ancienneté substantielle depuis 1992.
12. Il résulte de ce qui précède que la matérialité des griefs relatifs à l'insuffisance professionnelle reprochée à M. A relevés par plusieurs supérieurs hiérarchiques successifs et depuis de nombreuses années, est établie. Ces insuffisances professionnelles, eu égard à l'incapacité persistante de l'intéressé à accomplir les tâches et objectifs qui lui ont été assignés et qui correspondaient à son grade, qui n'apparaissent pas comme une simple carence ponctuelle, révèlent l'inaptitude de M. A à exercer normalement ses fonctions de chef de projet informatique. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision prononçant son licenciement reposerait sur une appréciation erronée de sa valeur professionnelle et serait entachée d'erreur de fait et d'erreur de droit, doivent être écartés.
13. Enfin, dès lors que son insuffisance professionnelle justifiait son licenciement sur ce fondement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de licenciement n'a en réalité été motivée que par son âge. Par suite, les moyens tirés du détournement de pouvoir et de procédure allégués doivent être écartés.
Sur les conclusions indemnitaires :
14. Il résulte de ce qui a été ci-dessus que la décision licenciant M. A pour insuffisance professionnelle n'est entachée d'aucune illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'INPI. Dès lors sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir, au demeurant fondée, opposée par l'INPI, les conclusions à fin d'indemnisation de l'appelant, présentées sur ce seul fondement de responsabilité de l'administration, ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent arrêt, qui rejette les conclusions principales de M. A, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'appelant doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'INPI, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A le versement de la somme que l'INPI demande sur le fondement des mêmes dispositions.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'Institut national de la propriété industrielle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et à l'institut national de la propriété industrielle.
Délibéré après l'audience du 11 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,
Mme Danielian, présidente-assesseure,
Mme Liogier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 décembre 2023.
I. La rapporteure,
I. DanielianLa présidente,
L. Besson-LedeyLa présidente,
II. I. DanielianLa greffière,
A. Audrain Foulon
La greffière,
A. Audrain FoulonLa République mande et ordonne au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026