LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE02980

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE02980

vendredi 7 juillet 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE02980
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMONAMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, un mémoire complémentaire, un mémoire rectificatif et un mémoire en réplique enregistrés les 8 novembre 2021, 14 juin 2022, 16 juin 2022 et 4 mai 2023, l'association " Auxymore - Association pour la sauvegarde des paysages, du patrimoine et de l'environnement d'Auxy ", M. et Mme C, M. E A, M. et Mme B, M. G F et M. et Mme D, représentés par Me Monamy, avocat, demandent à la Cour :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2021 par lequel le préfet du Loiret a délivré à la société Parc éolien du Bois Régnier une autorisation environnementale portant sur la construction et l'exploitation d'un parc éolien composé de sept éoliennes et de trois postes de livraison ;

2°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 8 juillet 2021 en tant qu'il autorise le projet au titre de la législation des installations classées jusqu'à la délivrance de la dérogation au titre des espèces protégées prévue par l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la requête est recevable et ils ont qualité leur donnant intérêt à agir ;

- la décision a été édictée par une autorité incompétente, dès lors qu'il n'est pas établi que le secrétaire général adjoint du préfet du Loiret disposait d'une délégation de signature ;

- elle est entachée de l'illégalité, par voie d'exception, des autorisations délivrées par le ministre chargé de l'aviation civile le 3 juillet 2020 et par le ministre de la défense le 25 août 2020, dès lors qu'il n'est pas établi que les signataires de ces autorisations disposaient d'une délégation de signature ;

- le dossier est incomplet, dès lors que la pétitionnaire n'a pas joint à sa demande d'autorisation environnementale une attestation établissant qu'elle dispose de la maîtrise foncière du projet ou qu'une procédure est en cours en vue de la lui conférer, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 181-13 du code de l'environnement ;

- le dossier est incomplet, dès lors que les capacités financières sont insuffisantes, en méconnaissance des dispositions des articles L. 181-27 et D. 181-15-2 du code de l'environnement ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 6 de la convention d'Aarhus, dès lors qu'aucune concertation n'a été organisée avec le public ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que l'étude paysagère est entachée de plusieurs inexactitudes, omissions ou insuffisances ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'est pas justifié de l'autonomie de l'autorité environnementale par rapport à l'autorité préfectorale ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'irrégularité de l'enquête publique, dès lors que l'affichage aux abords du site d'implantation du projet n'est pas établi et que l'affichage en mairie a commencé plus de quinze jours après le début de l'enquête publique ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que les délibérations des communes d'Auxy, Egry et Mondreville sont irrégulières ;

- le montant des garanties de démantèlement et de remise en état du site est insuffisant ;

- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 181-3, L. 181-12 et R. 181-43 du code de l'environnement, dès lors qu'elle contient des prescriptions insuffisantes pour protéger les riverains des nuisances sonores ;

- le projet porte atteinte aux paysages et au patrimoine environnants de l'unité paysagère du Gâtinais Ouest, se situe à proximité de nombreux monuments historiques, alors qu'il existe un risque de saturation visuelle en raison de nombreux autres parcs éoliens environnants, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'environnement ;

- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, dès lors qu'elle n'a pas été précédée d'une demande de dérogation au principe de l'interdiction d'atteinte à des espèces protégées ;

- les mesures compensatoires sont insuffisantes, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 110-1 du code de l'environnement.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 13 avril 2022, 22 février 2023 et 30 mai 2023, la société Parc éolien du Bois Régnier, représentée par Me Gelas, a conclu au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 1 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en raison de l'absence de qualité des requérants leur donnant intérêt à agir ;

- les moyens sont infondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 juin 2023, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.

Par une lettre du 3 avril 2023, l'avocat des requérants, Me Monamy, a été informé de ce que, en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et en l'absence de réponse avant la clôture d'instruction, la décision sera uniquement au premier dénommé, l'association " Auxymore ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention sur l'accès à l'information, la participation du public et l'accès à la justice en matière d'environnement signée à Aarhus le 25 juin 1998 ;

- la directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvage ;

- la directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages ;

- la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement ;

- le code de l'environnement ;

- le code de l'aviation civile ;

- le code de l'urbanisme ;

- le décret n° 2015-1229 du 2 octobre 2015 relatif au Conseil général de l'environnement et du développement durable ;

- l'arrêté du 19 février 2007 du ministre de l'agriculture et de la pêche et de la ministre de l'écologie et du développement durable fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement portant sur des espèces de faune et de flore sauvages protégées ;

- l'arrêté du 23 avril 2007 du ministre de l'agriculture et de la pêche et de la ministre de l'écologie et du développement durable, fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection ;

- l'arrêté du 29 octobre 2009 du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, et du ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection ;

- l'arrêté modifié du 26 août 2011 du ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement relatif aux installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent au sein d'une installation soumise à autorisation au titre de la rubrique 2980 de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Even, président de chambre ;

- les conclusions de M. Frémont, rapporteur public ;

- les observations de Me Monamy pour l'association " Auxymore " et autres et de Me Gelas pour le Parc éolien du bois Régnier.

Considérant ce qui suit :

1. La société Parc éolien du Bois Régnier a présenté le 16 juin 2020 une demande d'autorisation d'exploiter un parc éolien composé de huit aérogénérateurs et trois postes de livraison électrique sur le territoire de la commune d'Auxy (Loiret). L'association " Auxymore " et autres demandent à la Cour d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2021 par lequel la préfète du Loiret a délivré cette autorisation pour sept éoliennes et non huit éoliennes et trois postes de livraison.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

En ce qui concerne l'association requérante :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'environnement : " Toute association ayant pour objet la protection de la nature et de l'environnement peut engager des instances devant les juridictions administratives pour tout grief se rapportant à celle-ci () ".

3. Il ressort des statuts versés au dossier que l'association " Auxymore " a pour objet " sur le territoire de la commune d'Auxy, des communes limitrophes à Auxy, ainsi que du département 77 limitrophe à Auxy, la protection de l'environnement, des paysages et du patrimoine culturel contre toutes les atteintes et nuisances qui pourraient lui être portées, notamment par l'implantation d'éoliennes et des équipements qui leur sont liés, mais aussi de l'implantation d'une zone d'activité concertée, commerciale ou industrielle ". L'exploitation de l'installation litigieuse, sur le territoire de la commune d'Auxy, est susceptible de porter atteinte aux intérêts que cette association est conduite à défendre aux termes de ses statuts. Cette dernière justifie par suite de son intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté attaqué.

4. En second lieu, une association est régulièrement engagée par l'organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Il appartient à la juridiction administrative saisie, qui en a toujours la faculté, de s'assurer, le cas échéant, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour agir au nom de cette partie. Tel est le cas lorsque cette qualité est contestée sérieusement par l'autre partie ou qu'au premier examen l'absence de qualité du représentant de la personne morale semble ressortir des pièces du dossier. A ce titre, si le juge doit s'assurer de la réalité de l'habilitation du représentant de l'association qui l'a saisi, lorsque celle-ci est requise par les statuts, il ne lui appartient pas, en revanche, de vérifier la régularité des conditions dans lesquelles une telle habilitation a été adoptée.

5. Il ressort de l'article 10 des statuts de l'association " Auxymore " que " le Président représente et agit au nom de l'association dans ses rapports avec la justice, les médias, l'administration et tous les autres tiers. Le Président dispose de la capacité d'ester en justice au nom de l'association devant toutes les juridictions administratives, civiles et pénales, en première instance, en appel et en cassation ". Ces statuts ne réservent pas expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Par suite la fin de non-recevoir tirée de ce que la présidente de cette association n'avait pas qualité pour agir au nom de celle-ci doit être écartée.

En ce qui concerne les personnes physiques :

6. Il appartient au juge administratif d'apprécier si les tierces personnes physiques qui contestent une autorisation environnementale justifient d'un intérêt suffisamment direct leur donnant qualité pour en demander l'annulation, compte tenu des inconvénients et dangers que présente pour eux l'installation en cause, appréciés notamment en fonction de la situation des intéressés et de la configuration des lieux.

7. M. A, M. et Mme C, M. et Mme B, M. F et M. et Mme D résident, respectivement, à 1,4 kilomètre, 1,1 kilomètre, 1,4 kilomètre, 1 kilomètre et 2 kilomètres environ, du projet litigieux. Il résulte de l'instruction, notamment des photomontages nos 1, 2 et 5, réalisés par les requérants à proximité des lieux où ils résident, que le parc éolien projeté, du fait de la hauteur de 180 mètres des éoliennes en bout de pale et de la configuration des lieux, sera visible depuis leur propriété et sera susceptible d'entrainer des nuisances visuelles et sonores. Ils justifient, dès lors, d'un intérêt suffisamment direct leur donnant qualité pour agir contre l'autorisation attaquée.

8. Il résulte de ce qui précède que les fins de non-recevoir opposées par la société Parc éolien du Bois Régnier doivent être écartées.

Sur l'autorisation accordée :

9. Aux termes de l'article R 622-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut décider que l'un ou plusieurs de ses membres se transporteront sur les lieux pour y faire les constatations et vérifications déterminées par sa décision. Ceux-ci peuvent, en outre, dans le cours de la visite, entendre à titre de renseignements les personnes qu'ils désignent et faire faire en leur présence les opérations qu'ils jugent utiles. Les parties sont averties du jour et de l'heure auxquels la visite des lieux doit se faire. Il est dressé procès-verbal de l'opération. La visite des lieux peut également être décidée au cours de l'instruction par le président de la formation de jugement ou de la chambre chargée de l'instruction. "

10. Les requérants soutiennent que la réalisation du projet litigieux provoquerait un effet de saturation visuelle depuis le bourg d'Auxy, les hameaux le Vau, Chauffour et Gare à Auxy, le hameau de Paucourt à Sceaux-du-Gâtinais, le hameau du Perray à Beaumont-du-Gâtinais, depuis Bordeaux-en-Gâtinais et depuis la route départementale RD 19.

11. Il résulte de l'instruction que six parcs éoliens regroupant 38 éoliennes avaient déjà été autorisés ou étaient en cours d'instruction lors de la réalisation de l'étude d'impact, dans un rayon de 10 à 20 kilomètres autour de la zone d'implantation du projet litigieux, à savoir les parcs éoliens des Terres chaudes, d'Arville, de Gâtinais I, de Gâtinais II et du Bois de l'Avenir et de Barville-en-Gâtinais et que par ailleurs une autorisation environnementale a été délivrée par le préfet du Loiret, également le 8 juillet 2021, à une autre société pétitionnaire en vue de construire un nouveau parc éolien qui est seulement distant d'un kilomètre environ.

12. Une visite des lieux est ordonnée conformément aux dispositions précitées de l'article R. 622-1 du code de justice administrative afin d'éclairer la Cour sur les faits relatifs à ce moyen tiré de ce que la réalisation du projet contesté provoquerait un effet de saturation visuelle.

DÉCIDE :

Article 1er : Plusieurs membres de la juridiction se transporteront sur les lieux pour y faire les constatations et vérifications utiles se rapportant au moyen tiré de ce que la réalisation du projet contesté provoquerait un effet de saturation visuelle.

Article 2 : Ils entendront au cours de cette visite, à titre de renseignements, le préfet du Loiret ou son représentant, le représentant de la société bénéficiaire de l'autorisation contestée et le représentant des requérants. Ces derniers seront désignés par les parties avant cette visite.

Article 3 : Les parties seront averties du jour et de l'heure auxquels la visite des lieux se déroulera. Et il en sera dressé procès-verbal.

Article 4 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'a pas été expressément statué par le présent arrêt sont réservés jusqu'à la fin de l'instance.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à l'association " Auxymore - Association pour la sauvegarde des paysages, du patrimoine et de l'environnement d'Auxy ", à M. et Mme C, à M. E A, à M. et Mme B, à M. G F, à M. et Mme D et à la société Parc éolien du Bois Régnier et au préfet du Loiret.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Even, président de chambre,

Mme Bonfils, première conseillère,

Mme Houllier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.

Le président-rapporteur,

B. EVEN

L'assesseure la plus ancienne,

MG. BONFILS

La greffière,

F. PETIT-GALLAND

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions