jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE03004 |
| Type | Décision |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Publication | D |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | DERRIDJ |
Vu la procédure suivante :
Procédure d'exécution devant la cour :
Par une lettre enregistrée le 29 juillet 2021, Mme A B, représentée par Me Derridj, avocate, a saisi le président de la cour d'une demande d'exécution de l'arrêt n° 19VE01849 et n° 20VE00140 du 21 janvier 2021, par lequel la cour, après avoir rejeté la requête de la commune de La Garenne-Colombes tendant à l'annulation du jugement n° 1611362 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 19 mars 2019 annulant la décision du 23 septembre 2016 et l'arrêté du 10 octobre 2016 du maire prononçant son licenciement pour faute disciplinaire, a enjoint à la commune de La Garenne-Colombes de réintégrer Mme B dans un emploi équivalent à celui qu'elle occupait jusqu'au 14 octobre 2016 et de procéder à la reconstitution de ses droits sociaux dans un délai de quatre mois à compter de la notification de cet arrêt, et a mis à la charge de la commune le versement de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 15 novembre 2021, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a procédé à l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en vue de prescrire si nécessaire, les mesures propres à assurer l'exécution de l'arrêt n° 19VE01849 et n° 20VE00140 du 21 janvier 2021.
Par un mémoire, enregistré le 18 janvier 2022, Mme B, représentée par Me Derridj, avocate, demande à la cour :
1°) d'ordonner l'entière exécution de l'arrêt n° 19VE01849 et n° 20VE00140 du 21 janvier 2021 en enjoignant au maire de la commune de La Garenne-Colombes de la réintégrer dans un emploi équivalent à celui qu'elle occupait jusqu'au 14 octobre 2016 et de procéder à la reconstitution de l'ensemble de ses droits sociaux sous astreinte ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Garenne-Colombes la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune ne lui a proposé aucun poste équivalent à celui qu'elle occupait jusqu'au 14 octobre 2016 ;
- la commune n'a toujours pas procédé à la reconstitution de ses droits sociaux.
La clôture de l'instruction prononcée au 20 octobre 2022 par une ordonnance du 20 septembre 2022 a été reportée au 21 novembre 2022 à la demande de la commune de La Garenne-Colombes afin d'engager des négociations visant à aboutir à un accord transactionnel avec Mme B.
Le magistrat rapporteur a demandé à la commune de La Garenne-Colombes si un accord avait pu être trouvé dans cette affaire par un courrier du 1er février 2023 qui est demeuré sans réponse.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Sauvageot, rapporteure publique,
- et les observations de Me Derridj, pour Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par son arrêt n° 19VE01849 et n° 20VE00140 du 21 septembre 2021, la cour, après avoir rejeté la requête de la commune de La Garenne-Colombes tendant à l'annulation du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 19 mars 2019 annulant la décision du 23 septembre 2016 et l'arrêté du 10 octobre 2016 du maire prononçant le licenciement de Mme B, a enjoint à la commune de La Garenne-Colombes de réintégrer l'intéressée sur un poste équivalent à celui qu'elle occupait jusqu'au 14 octobre 2016 et de procéder à la reconstitution de ses droits sociaux, notamment les droits à pension de retraite qu'elle aurait acquis en l'absence de cette éviction illégale, en effectuant le versement des cotisations nécessaires à cette reconstitution dans un délai de quatre mois à compter de la notification de cet arrêt. Elle a, en outre, mis à la charge de la commune de La Garenne-Colombes la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. En l'absence de mesures prises par la commune de La Garenne-Colombes à la date du présent arrêt pour exécuter l'arrêt du 21 septembre 2021, il y a lieu de prononcer à l'encontre de la commune de La Garenne-Colombes, à défaut pour elle de justifier de cette exécution dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt, une astreinte de 50 euros par jour de retard jusqu'à la date à laquelle l'arrêt précité aura reçu exécution.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de La Garenne-Colombes la somme de 1 500 euros au profit de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre de la commune de La Garenne-Colombes, si elle ne justifie pas avoir, dans les deux mois suivant la notification du présent arrêt, exécuté l'arrêt n° 19VE01849 et n° 20VE00140 du 21 septembre 2021 et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour à compter de l'expiration d'un délai de deux mois suivant la notification du présent arrêt.
Article 2 : La commune de La Garenne-Colombes communiquera à la cour copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter l'arrêt n° 19VE01849 et n° 20VE00140 du 21 septembre 2021.
Article 3 : La commune de La Garenne-Colombes versera la somme de 1 500 euros à Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de Mme B est rejeté.
Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A B et à la commune de La Garenne- Colombes.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Signerin-Icre, présidente de chambre,
M. Camenen, président assesseur,
Mme Janicot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
La rapporteure,
M. D La présidente,
C. Signerin-Icre La greffière,
M. CLa République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512307
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
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