jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE03366 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CHARVET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SARL Chill Out a demandé au tribunal administratif de Versailles de prononcer la restitution de crédits de taxe sur la valeur ajoutée à hauteur de 172 278 euros ou, à défaut, de lui accorder le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée sur les loyers encaissés depuis le début de son activité.
Par un jugement n° 1905519 du 28 octobre 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 17 décembre 2021, 9 juin 2022 et 21 mars 2023, la SARL Chill Out, représentée par Me Charvet, avocat, demande à la cour, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) à titre principal, de prononcer la restitution du crédit de taxe sur la valeur ajoutée dont elle disposait à hauteur de 172 278 euros ;
3°) à titre subsidiaire, de saisir la cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle sur la conventionnalité du b. du 4° de l'article 261 du code général des impôts ;
4°) à titre plus subsidiaire, de surseoir à statuer et de transmettre une demande d'avis au Conseil d'État sur la comptabilité des dispositions du b. du 4° de l'article 261 du code général des impôts à l'article 135 de la directive 2006/112/CE du 28 novembre 2006, en ce qu'elles subordonnent l'absence d'application de l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée aux locations occasionnelles, permanentes ou saisonnières de logements meublés à la réalisation d'au moins trois des prestations définies à ces dispositions ;
5°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 3 500 euros, pour les frais engagés en première instance et en appel, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle propose une prestation d'hébergement dans des conditions similaires aux établissements hôteliers ; elle propose le ménage de la villa en fin de séjour et, avec supplément, en cours de séjour ; le linge de maison est également fourni et renouvelé, avec supplément ; la clientèle est accueillie par une concierge dédiée, qui effectue la remise des clés et l'état des lieux et reste l'interlocuteur privilégié des voyageurs pendant le séjour ; d'autres prestations, telles que la mise à disposition de draps supplémentaires, sont offertes aux voyageurs ; les circonstances que les prestations ne soient pas effectivement rendues du fait du client, qu'elles soient rendues de manière occasionnelle ou moyennant un supplément sont sans incidence ; l'exercice de la prestation dans des conditions similaires aux prestations fournies par les établissements à caractère hôtelier n'impliquent pas que les prestations soient identiques mais qu'elle fasse concurrence aux prestations rendues par les établissements à caractère hôtelier ; le tarif qu'elle propose est d'ailleurs tout à fait compétitif ;
- l'exception à l'exonération prévue par le b. du 4° de l'article 261 D du code général des impôts cible les activités rendues dans des conditions similaires aux établissements à caractère hôtelier, formulation qui n'inclut pas que les hôtels ; il y a lieu de retenir une interprétation extensive de cette notion ;
- le b. du 4° de l'article 261 D du code général des impôts, en tant qu'il exige, d'une part, que le contribuable réalise trois des quatre prestations dans des conditions similaires à celles rendues par des établissements à caractère hôtelier et, d'autre part, que ces prestations soient rendues dans des conditions identiques aux établissements hôteliers, est incompatible avec les objectifs de la directive 2006/69/CE et est, ainsi, inconventionnelle ; une demande d'avis pourrait être transmise au Conseil d'État sur ce point ; une question préjudicielle pourrait, en cas de besoin, être adressée à la Cour de justice de l'Union Européenne ;
- elle est fondée à se prévaloir des réponses ministérielles Verchère et Foulon du 2 juillet 2013 qui confirment que les exploitants disposant des moyens nécessaires pour être en mesure de proposer, même sur option et moyennant rémunération, les services cités au b. du 4° de l'article 261 D du code général des impôts, sont soumis à la TVA au titre de leur activité de meublé ; elle est également fondée à se prévaloir de la doctrine BOFIP-TVA-CHAMP-10-10-50-20 qui indique que la prestation de nettoyage des locaux et de fourniture de linge doivent être considérées comme remplies lorsque l'exploitant dispose des moyens lui permettant de proposer un tel service au client durant son séjour.
Par des mémoires en défense enregistrés les 10 mai et 22 juillet 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Liogier,
- et les conclusions de M. Illouz, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Chill Out exerce l'activité de location saisonnière meublée d'une villa à usage d'habitation à Le Rayol Canadel-sur-Mer (Var). Estimant relever de plein droit de l'exception à l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue par les dispositions du b. du 4° de l'article 261 D du code général des impôts, elle a soumis les loyers correspondants à la TVA. Elle a ensuite demandé à l'administration le remboursement du crédit de cette taxe résultant de son activité à hauteur de 36 486 euros, de 67 986 euros et de 67 986 euros au titre respectivement de la période du 28 février au 31 décembre 2017, du 1er juillet 2018 au 30 septembre 2018 et du 1er octobre 2018 au 31 décembre 2018, soit un total de 172 458 euros. La société fait appel du jugement du 28 octobre 2021 par lequel le tribunal administratif a refusé de faire droit à sa demande de remboursement de ces crédits de TVA.
Sur l'application de la loi fiscale :
2. En premier lieu, l'article 135 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, reprenant les dispositions du b) du B de l'article 13 de la directive 77/388/CEE du Conseil du 17 mai 1977, prévoit au point l) de son paragraphe 1 que les États membres exonèrent " la location de biens immeubles ". Toutefois, en application de son 2, " 2. Sont exclues de l'exonération prévue au paragraphe 1, point l), les opérations suivantes : / a) les opérations d'hébergement telles qu'elles sont définies dans la législation des Etats membres qui sont effectuées dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire () ". Il résulte de ces dispositions, telles qu'interprétées par la Cour de Justice de l'Union européenne, d'une part, qu'introduisant une exception à l'exonération prévue pour l'affermage et la location de biens immeubles, elles ne doivent pas recevoir une interprétation stricte, d'autre part, que ne peuvent faire l'objet d'une exonération, dans la législation des États membres, les locations de logements meublés qui correspondent à des opérations d'hébergement, soit hôtelières, soit assimilables à ces dernières. S'il appartient à chaque État membre de fixer, lors de la transposition de ces dispositions, les critères utiles à la distinction entre la location d'un logement meublé susceptible d'être exonérée et la mise à disposition d'un tel logement dans des conditions l'apparentant à un hébergement hôtelier et, de ce fait, obligatoirement soumise à la taxe sur la valeur ajoutée, ces critères doivent être propres à garantir que ne soient exonérés du paiement de cette taxe que des assujettis dont l'activité ne remplit pas la ou les fonctions essentielles des entreprises hôtelières, avec lesquelles ils ne se trouvent donc pas en situation de concurrence potentielle.
3. Aux termes de l'article 261 D du code général des impôts, dans sa version applicable au litige : " Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée : () 4° Les locations occasionnelles, permanentes ou saisonnières de logements meublés ou garnis à usage d'habitation. / Toutefois, l'exonération ne s'applique pas : () b. Aux prestations de mise à disposition d'un local meublé ou garni effectuées à titre onéreux et de manière habituelle, comportant en sus de l'hébergement au moins trois des prestations suivantes, rendues dans des conditions similaires à celles proposées par les établissements d'hébergement à caractère hôtelier exploités de manière professionnelle : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle. () ".
4. Ces dispositions ont pour effet d'inclure dans le champ de l'exonération toute mise à disposition d'un local meublé qui n'est pas assortie de l'offre, par l'exploitant, d'au moins trois des quatre services que constituent la fourniture du petit-déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture du linge de maison et la réception de la clientèle. Elles sont ainsi susceptibles d'entraîner l'exonération de locations de logements meublés au seul motif que deux de ces prestations accessoires ne sont pas offertes à la clientèle dans des conditions similaires à celles proposées par les établissements hôteliers, alors que le cumul de trois de ces quatre prestations n'apparaît pas systématiquement indispensable pour que de telles locations puissent, selon le contexte dans lequel elles sont proposées, être regardées comme se trouvant en concurrence avec le secteur hôtelier.
5. Par suite, les dispositions du b. du 4° de l'article 261 D du code général des impôts sont incompatibles avec les objectifs de l'article 135 de la directive du 28 novembre 2006 en tant que cet article subordonne la soumission à la taxe sur la valeur ajoutée des activités de mise à disposition d'un local meublé ou garni à la condition que soient proposées au moins trois des quatre prestations accessoires qu'il énumère, dans des conditions similaires à celles proposées par les établissements hôteliers. En revanche, ces dispositions, demeurent compatibles avec les objectifs dudit article en tant qu'elles excluent de l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée qu'elles prévoient les activités se trouvant dans une situation de concurrence potentielle avec les entreprises hôtelières.
6. En second lieu, il résulte de ce qui précède qu'il appartient à l'administration, sous le contrôle du juge de l'impôt, d'apprécier au cas par cas si un établissement proposant une location de logements meublés, eu égard aux conditions dans lesquelles cette prestation est offerte, notamment la durée minimale du séjour et les prestations fournies en sus de l'hébergement, se trouve en situation de concurrence potentielle avec les entreprises hôtelières. Les dispositions précitées n'imposent toutefois pas que les prestations para-hôtelières soient effectivement rendues, mais seulement que le loueur en meublé dispose des moyens nécessaires pour répondre aux éventuelles demandes.
7. Il résulte de l'instruction que la SARL Chill Out est propriétaire d'une villa située dans le Var qu'elle met en location meublée par le biais des plateformes Airbnb et Homelidays et, parfois, en direct. En complément de cette location, elle fait valoir qu'elle propose des prestations para-hôtelières rendues dans des conditions similaires aux établissements à caractère hôtelier, faisant entrer son activité dans le champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois, il est constant que la société ne propose pas de petit-déjeuner. Par ailleurs, si le linge de maison est fourni en début de location, aucune pièce du dossier ne permet d'établir que les locataires pourraient bénéficier d'un renouvellement de ce linge de maison, même par l'intermédiaire d'un prestataire et avec supplément, contrairement à ce que soutient la société. En outre, il résulte de l'instruction, notamment des clauses contractuelles du seul contrat signé figurant au dossier, daté du 8 juin 2017, que seul le ménage en fin de séjour est inclus dans le tarif de réservation. En revanche, s'agissant de la possibilité de bénéficier de prestations de ménage au cours du séjour, seul le contrat-type, qui n'est pas daté, et la capture d'écran du site Homelidays, qui est postérieure à la période d'imposition en litige, en font mention, alors que le contrat du 8 juin 2017 ne le prévoit pas et qu'aucune pièce du dossier ne permet d'attester la réalisation d'une telle prestation. A cet égard, la seule pièce intitulée " money statement ", qui n'est corroborée par aucune autre pièce et comprend des prestations de ménage et de pressing au bénéfice du gérant de la société lors de son occupation de la villa, ne justifie pas, à elle seule et de façon suffisamment probante, la réalité d'une telle prestation au bénéfice des locataires de manière générale. De surcroît, il résulte de l'instruction, notamment du contrat du 8 juin 2017, que l'accueil des locataires se fait par une intendante de la société de conciergerie Nestor@Home qui n'est pas sur place et que les locataires contactent en amont pour organiser leur arrivée. S'agissant de ce prestataire, le seul message, qui n'est pas daté, présentant les prestations qui peuvent être proposées à la SARL Chill Out, et les factures délivrées à compter de mai 2018 portant mention de prestations d' " intendance " et de " maintenance ", sans la production d'un contrat ou d'un détail des sommes facturées, sont insuffisantes pour justifier des prestations qu'auraient rendues ou que pourraient rendre ce prestataire aux locataires de la villa. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que les locataires pourraient réserver la villa tous les jours de la semaine pour la durée qu'ils souhaitent alors qu'il ressort de la capture d'écran de Homelidays qu'en saison, la location est prise par semaine à compter du samedi et, hors saison, la durée de location peut descendre en-deçà d'une semaine, uniquement le week-end et sous réserve de deux nuits de réservation. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, les prestations rendues en accompagnement de la location meublée de la villa par la SARL Chill Out ne peuvent être regardées comme rendues dans des conditions similaires à celles proposées par des établissements d'hébergement à caractère hôtelier exploités de manière professionnelle. L'activité de location saisonnière de la SARL Chill Out étant, par suite, exonérée de TVA, cette société n'est pas fondée à obtenir, sur le terrain de la loi fiscale, le remboursement du crédit de cette taxe déductible qu'elle prétend détenir à raison de cette activité.
Sur le bénéfice de la doctrine :
8. La société requérante sollicite, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, le bénéfice de la doctrine administrative exprimée sous la référence BOFIP-TVA-CHAMP-10-10-50-20 au paragraphe n°40 qui indique que " " le nettoyage des locaux doit être regardé comme étant effectué de manière régulière lorsque, bien que ne fournissant pas effectivement un service régulier de nettoyage, l'exploitant dispose des moyens lui permettant de proposer un tel service au client durant son séjour selon une périodicité régulière ", de la réponse ministérielle n°25887 du 2 juillet 2013 au député Verchère et de la réponse ministérielle n°26280 du 2 juillet 2013 au député Foulon. Toutefois, le rejet d'une demande tendant au remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée ne constitue pas un rehaussement d'impositions permettant à un contribuable de se prévaloir, sur le fondement de l'article L 80 A du LPF, de l'interprétation administrative de la loi fiscale. En tout état de cause, la réponse ministérielle Verchère, qui traite du cas de prestations para-hôtelières rendues par un prestataire extérieur au loueur, ne se rapporte pas à la situation du présent litige et les deux autres prises de position ne contiennent pas d'interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il vient d'être fait application. Par suite, la SARL Chill Out n'est pas fondée à obtenir le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée déductible qu'elle estime détenir à raison de son activité sur le fondement de ces doctrines.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle ou le Conseil d'État d'une demande d'avis, que la SARL Chill Out n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de la SARL Chill Out est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Chill Out et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,
Mme Danielian, présidente assesseure,
Mme Liogier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
La rapporteure,
C. LiogierLa présidente,
L. Besson-Ledey
La greffière,
A. Audrain-Foulon
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
N°21VE03366
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026