jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE03448 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CHEIX |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B D a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 28 mai 2021 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, et, en tout état de cause, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2108445 du 30 novembre 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. D.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2021, M. D, représenté par Me Cheix, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte et de lui délivrer, dans un délai d'une semaine, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
- les premiers juges se sont fondés sur un moyen qu'ils ont relevé d'office sans procéder à l'information requise par l'article R. 611-7 du code de justice administrative ;
- c'est à tort que les premiers juges ont estimé qu'il aurait dû effectuer une déclaration d'entrée sur le territoire français alors que la preuve de cette déclaration n'a pas été exigée par le préfet, qui ne pouvait lui opposer ces dispositions sans méconnaître l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- les dispositions relatives à la déclaration d'entrée méconnaissent le principe d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi ;
- le refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'ancien article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard à ses attaches familiales en France.
La requête a été communiquée au préfet du Val-d'Oise qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Des pièces, enregistrées le 20 janvier 2023, n'ont pas été communiquées.
Par une ordonnance du 6 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 janvier 2023, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Houllier, première conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain, né le 25 juin 1988, déclare être entré en France le 23 mars 2019 sous couvert d'un visa de court séjour valable du 15 mars 2019 au 14 avril 2019. Il a sollicité, le 14 avril 2021, la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissant français. Par un arrêté du 28 mai 2021, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer ce titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. M. D demande l'annulation du jugement n° 2108445 du 30 novembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement attaqué :
2. Aux termes de l'article R. 611-7 du code de justice administrative : " Lorsque la décision lui paraît susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction en informe les parties avant la séance de jugement et fixe le délai dans lequel elles peuvent, sans qu'y fasse obstacle la clôture éventuelle de l'instruction, présenter leurs observations sur le moyen communiqué. ()".
3. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité par M. D, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé, d'une part, sur la circonstance que ce dernier n'était pas titulaire du visa long séjour requis par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'application des dispositions de l'article L. 423-1 de ce code et, d'autre part, sur le fait que M. D ne prouvait pas remplir les conditions d'entrée régulière en France prévues par l'article L. 423-2 du même code. En première instance, M. D a fait valoir qu'il était entré régulièrement en France le 23 mars 2019, sous couvert d'un visa de court séjour valable du 15 mars 2019 au 14 avril 2019, et a produit, au soutien de ses allégations, plusieurs attestations et documents. En réponse à ce moyen, les premiers juges ont opposé à M. D l'absence de souscription à la déclaration d'entrée prévue par l'article 22 de la convention d'application de l'accord de Schengen dont l'obligation figure à l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La méconnaissance de ces dispositions n'était pas au nombre des motifs invoqués par l'arrêté attaqué et n'a pas été invoqué par le préfet en défense. En relevant d'office ce moyen qui n'était pas d'ordre public, sans par ailleurs le soumettre à la procédure contradictoire prévue par l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal administratif a entaché son jugement d'une irrégularité. Par suite, le jugement attaqué doit être annulé.
4. Il y a lieu d'évoquer et de statuer immédiatement sur la demande présentée par M. D devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire dirigé contre l'arrêté dans son ensemble :
5. L'arrêté attaqué, du 28 mai 2021, a été signé par Mme A C, cheffe du bureau de l'intégration et des naturalisations, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 17 novembre 2020, modifié le 31 mars 2021, publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture du 1er avril 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
6. En premier lieu, l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ". Selon l'article L. 412-1 dudit code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".
7. En outre, l'article L. 423-2 du même code prévoit que : " L'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
8. Le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer le titre de séjour sollicité par M. D au motif, en l'espèce établi, que ce dernier n'était pas titulaire du visa long séjour requis par l'article L. 412-1 pour l'application des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et faute pour l'intéressé de prouver remplir les conditions d'entrée régulière en France prévues par l'article L. 423-2 du même code. Si M. D soutient être régulièrement entré en France le 23 mars 2019, en provenance de la Belgique, sous couvert d'un visa court séjour Schengen valable du 15 mars 2019 au 14 avril 2019, il ne produit que des attestations, très peu circonstanciées, de membres de sa famille affirmant l'avoir hébergé en France à cette période et de la personne l'ayant transporté de Belgique en France. S'il produit également un rapport d'huissier qui, se fondant sur la géolocalisation et les dates de plusieurs photographies prises de lui sur son téléphone portable, indiquerait qu'il était présent en France au plus tard le 29 mars 2019, la géolocalisation obtenue par ce biais est trop peu probante pour établir avec certitude la date d'entrée en France de M. D. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise n'a pas entaché sa décision d'une erreur de fait en estimant que M. D n'était pas entré régulièrement en France.
9. En deuxième lieu, il ne ressort pas des motifs de la décision attaquée que le préfet du Val-d'Oise se serait fondé sur la circonstance que M. D n'aurait pas souscrit à la déclaration d'entrée prévue par l'article 22 de la convention de l'accord de Schengen signée le 19 juin 1990 et mentionnée aux articles L. 621-2 et L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet ne pouvait lui opposer ces dispositions sans méconnaître l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration et de ce que ces dispositions méconnaissent les principes d'intelligibilité et d'accessibilité de la loi doivent être écartés comme inopérants.
10. En troisième lieu, en vertu de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, anciennement L. 313-14, dans sa version applicable au litige : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat ".
11. Si M. D se prévaut de sa relation avec une ressortissante française, avec laquelle il a contracté un pacte civil de solidarité le 21 septembre 2020 avant de se marier le 2 février 2021, il n'établit pas, compte tenu du caractère récent de son entrée sur le territoire le 23 mars 2019, soit seulement deux ans avant la décision attaquée, et du caractère récent de son mariage, avoir transféré en France le centre de ses intérêts privés alors qu'il n'est pas démuni d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et sa fratrie et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 30 ans. En outre, M. D ne se prévaut d'aucune intégration professionnelle particulière. Dans ces conditions, les moyens tirés de la violation des dispositions précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation commise à cet égard doivent être écartés.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Eu égard aux éléments de sa situation personnelle rappelés au point 11 du présent arrêté, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît ces stipulations et est entaché, à cet égard, d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, il ressort de ce qui a été exposé aux points 5 et 6 à 13 que la décision portant refus de séjour n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. En second lieu, il résulte de la situation personnelle de M. D, rappelée au point 11 du présent arrêt, que ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
17. En l'espèce, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué et notamment de son article 2 que le préfet du Val-d'Oise a estimé que la situation personnelle de M. D ne justifiait pas qu'il lui soit accordé un délai supérieur à trente jours alors que ce dernier n'établit, ni même n'allègue avoir sollicité l'octroi d'un délai supérieur du fait de sa situation personnelle. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée.
18. En second lieu, il ressort de ce qui a été exposé aux points 5, 14 et 15 que la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
19. Il ressort de ce qui a été exposé aux points 5, 14 et 15 que la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception, de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n° 2108445 du 30 novembre 2021 est annulé.
Article 2 : La demande présentée par M. D devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise est rejetée.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Even, président de chambre,
M. Mauny, président-assesseur,
Mme Houllier, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
La rapporteure,
S. HOULLIERLe président,
B. EVENLa greffière,
C. RICHARD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026