mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE00021 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | MARIENNE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la décision du 5 avril 2018 par laquelle le directeur des ressources humaines du centre hospitalier René Dubos a refusé de faire droit à sa demande de réintégration anticipée à temps plein et de condamner ce centre hospitalier à lui verser la somme de 108 631,20 euros en réparation des préjudices subis par elle.
Par un jugement n° 1905325 du 2 novembre 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 3 janvier et 21 octobre 2022, Mme A, représentée par Me Marienne, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler la décision du 5 avril 2018 précitée ;
3°) d'annuler la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire du 21 janvier 2019 ;
4°) de condamner le centre hospitalier René Dubos à lui verser les sommes de 32 263,20 euros au titre de l'illégalité de la démission assimilable à un licenciement, de 46 368 euros au titre de la perte de ses droits à la retraite et de 30 000 euros au titre de son préjudice moral ;
5°) de mettre à la charge du centre hospitalier René Dubos la somme de 3 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ses conclusions à fin d'annulation sont recevables, dès lors que la décision du 14 mai 2019 a retiré celle du 13 novembre 2017, mais pas celle du 5 avril 2018 ;
- le centre hospitalier René Dubos lui a fait subir un harcèlement moral qui l'a conduite à solliciter un temps partiel ; elle a été contrainte à la démission suite au refus illégal du centre hospitalier de la réintégrer à temps plein ; ces agissements constituent des fautes de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier ;
- elle a droit à se voir indemniser les sommes de 32 263,20 euros au titre du préjudice lié à sa démission, de 46 368 euros au titre de la perte de retraite et de 30 000 euros au titre de son préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2022, le centre hospitalier René Dubos, représenté par Me Paraveman, avocate, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 13 novembre 2017 sont sans objet ;
- il n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité ;
- en tout état de cause, Mme A n'a pas fait l'objet d'une mesure d'éviction illégale et ne peut en conséquence demander la réparation d'aucun préjudice.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire de Mme A.
Par ordonnance du président de la 4ème chambre du 8 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 septembre 2023 à 12h00, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n°82-1003 du 23 novembre 1982 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pham,
- et les conclusions de Mme Viseur-Ferré, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, infirmière titulaire, était affectée au centre hospitalier René Dubos depuis 2003. En avril 2017, alors qu'elle était en arrêt-maladie, un médecin du service a alerté sa hiérarchie de ce qu'elle se plaignait d'un harcèlement moral exercé à son encontre. Une rencontre a été organisée le 12 juin 2017, au cours duquel Mme A s'est vu remettre un rapport en date du 25 avril 2017 faisant état des comportements qui lui étaient reprochés. Ce rapport a par la suite été annexé à sa notation 2017. Mme A a demandé, par courrier du 31 août 2017, à bénéficier d'un temps partiel de 50 % pour exercer, à titre accessoire, une activité libérale. Elle a été placée en arrêt maladie le 30 octobre 2017. Par décision du 13 novembre 2017, son employeur a fait droit à sa demande et l'a placée à temps partiel pour une durée d'un an renouvelable à compter du 4 décembre 2017. Par un courrier du 15 mars 2018, Mme A a demandé à être réintégrée de manière anticipée à temps plein. Le centre hospitalier René Dubos a refusé de faire droit à cette demande par une décision du 5 avril 2018. Le 7 mai 2018, Mme A a présenté sa démission et a, en conséquence, été radiée des cadres le 14 mai suivant avec prise d'effet au 7 juin 2018. Par courrier du 16 janvier 2019, elle a présenté une demande indemnitaire en faisant valoir qu'elle avait été victime de harcèlement moral de la part de son employeur et que celui-ci avait refusé illégalement de faire droit à sa demande de réintégration anticipée à temps plein. Le centre hospitalier René Dubos ayant implicitement rejeté cette réclamation, Mme A a saisi le tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'une demande tendant, d'une part, à l'annulation de la décision du 5 avril 2018 par laquelle le centre hospitalier René Dubos a refusé de faire droit à sa demande de réintégration anticipée à temps plein et, d'autre part, à la condamnation de ce centre hospitalier à lui verser la somme de 108 631,20 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis. Elle relève appel du jugement n° 1905325 du 2 novembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 avril 2018 :
2. Par décision du 14 mai 2019, le directeur du centre hospitalier René Dubos a retiré la décision de temps partiel du 13 novembre 2017 et maintenu Mme A à temps plein à compter du 4 décembre 2017. Par suite, la décision du 5 avril 2018 par laquelle le directeur du centre hospitalier René Dubos a refusé de réintégrer Mme A à temps plein a été nécessairement retirée. Les conclusions tendant à l'annulation de cette dernière décision sont donc irrecevables.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, dans sa rédaction alors applicable : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus. ".
4. D'une part, il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. D'autre part, pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.
5. Mme A soutient qu'elle a été harcelée par sa hiérarchie depuis sa prise de poste à la consultation post-AVC, que sa supérieure l'aurait agressée oralement et rabaissée psychologiquement à plusieurs reprises, et que le rapport en date du 25 avril 2017 aurait été établi à charge à son encontre. Toutefois, elle n'établit pas la réalité de ses allégations en se contentant de produire des attestations de collègues reconnaissant son professionnalisme, et des échanges de SMS anodins avec un des médecins ayant critiqué son comportement. Si elle produit également une attestation de la déléguée syndicale l'ayant accompagnée à l'entretien le 12 juin 2017, faisant part du sentiment ressenti par elle que sa hiérarchie cherchait à intimider Mme A, cette déléguée syndicale, ni aucun de ses collègues, n'a pu témoigner d'aucun des faits de harcèlement moral dénoncés par la requérante. Concernant le rapport du 25 avril 2017, qui mentionne des plaintes émanant de quatre collègues concernant le comportement agressif de Mme A et son manque de coopération, ses termes sont mesurés et son contenu ne traduit pas en soi un harcèlement moral. Par suite, Mme A n'a soumis aucun élément de fait susceptible de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 46 de la loi du 9 janvier 1986, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les fonctionnaires titulaires, en activité ou en service détaché, qui occupent un emploi à temps complet conduisant à pension de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales peuvent, sur leur demande, sous réserve des nécessités de la continuité et du fonctionnement du service et compte tenu des possibilités d'aménagement de l'organisation du travail, être autorisés à accomplir un service à temps partiel qui ne peut être inférieur au mi-temps dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article 41 de cette même loi, dans sa rédaction alors applicable : " Le fonctionnaire en activité a droit : / 1° A un congé annuel avec traitement dont la durée est fixée par décret en Conseil d'Etat. / Les fonctionnaires qui exercent leurs fonctions sur le territoire européen de la France et dont le lieu de résidence habituelle est situé dans les départements d'outre-mer bénéficient des congés bonifiés dans les conditions prévues pour les fonctionnaires de l'Etat se trouvant dans la même situation. / () 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que tous les agents titulaires en situation statutaire d'activité, notamment les agents en congé de maladie ordinaire ou de longue maladie, peuvent être autorisés à accomplir leur service à temps partiel.
7. Il résulte de l'instruction que, par courrier du 31 août 2017, Mme A a sollicité de son employeur l'autorisation d'accomplir son service à mi-temps à compter du 4 décembre 2017, le motif invoqué par elle dans ce courrier étant d'exercer à titre accessoire une activité libérale. Son placement en congé-maladie le 30 octobre 2017 ne rendait pas cette demande caduque. Par suite, alors qu'elle n'a jamais fait part à son employeur de son intention de ne plus solliciter ce mi-temps, le centre hospitalier René Dubos n'a pas commis de faute en accédant à sa demande par décision du 13 novembre 2017. Par ailleurs, il n'est pas établi que son employeur aurait manqué de diligence dans l'instruction de sa demande, dès lors que, par courrier du 5 septembre 2017, il avait indiqué à Mme A que son poste actuel ne pouvait être occupé à mi-temps et lui avait demandé de prendre rendez-vous avec le cadre supérieur de santé RH afin de trouver un poste à 50 % tenant compte de ses restrictions médicales.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 2 du décret du 23 novembre 1982 : " L'autorisation d'assurer un service à temps partiel est accordée pour une période comprise entre six mois et un an, renouvelable, pour la même durée, par tacite reconduction dans la limite de trois ans. A l'issue de cette période de trois ans, le renouvellement de l'autorisation de travail à temps partiel doit faire l'objet d'une demande et d'une décision expresses. / La réintégration à temps plein ou la modification des conditions d'exercice du temps partiel peut intervenir avant l'expiration de la période en cours, sur demande des intéressés présentée au moins deux mois avant la date souhaitée. Toutefois, la réintégration à temps plein peut intervenir sans délai en cas de motif grave, notamment en cas de diminution substantielle des revenus du ménage ou de changement dans la situation familiale. En cas de litige, le fonctionnaire peut saisir la commission administrative paritaire compétente (). ". Par un courrier du 15 mars 2018, Mme A a demandé à son employeur d'être réintégrée de manière anticipée à compter du 16 mars 2018 dans ses fonctions à temps plein, au seul motif que son projet de création d'entreprise était suspendu compte tenu de son état de santé, sans faire état de difficultés financières particulières. Par suite, il ne peut être fait grief au centre hospitalier René Dubos de ne pas avoir mis fin de manière anticipée au temps partiel de la requérante, dès lors qu'il n'y était pas tenu et que la réintégration de Mme A dans un temps complet nécessitait de lui trouver un nouveau poste tenant compte de ses restrictions médicales. Contrairement à ce que soutient la requérante, son employeur n'a pas invoqué d'impossibilité juridique d'accéder à sa demande, mais s'est contenté de la rejeter.
9. En troisième lieu, Mme A soutient que, suite au refus illégal de son employeur de la réintégrer à temps plein, elle a été contrainte de présenter sa démission car elle ne pouvait rester rémunérée à temps partiel. Toutefois, ainsi qu'il a été relevé précédemment, la décision refusant de rétablir Mme A à plein temps n'est pas illégale. Il résulte de l'instruction que Mme A a présenté sa démission en vue d'obtenir une indemnité de départ volontaire. Elle n'établit pas avoir agi sous la contrainte de son employeur. La circonstance que celui-ci ait accepté de la réintégrer à temps plein dans un service en réorganisation pour lui permettre de toucher cette indemnité de départ volontaire ne révèle pas de faute particulière à son égard.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier René Dubos, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme B A et au centre hospitalier René Dubos.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Brotons, président,
Mme Le Gars, présidente assesseure,
Mme Pham, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
C. PHAM Le président,
S. BROTONS
La greffière,
V. MALAGOLI
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026