jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE00451 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CLAVEL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler les notations qui lui ont été attribuées au titre des années 2003 et 2019 ainsi que les arrêts d'avancement d'échelon à l'ancienneté maximale pris à son encontre pour les années 2003, 2005, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013 et la décision implicite de rejet de sa demande préalable du 6 novembre 2019, d'enjoindre à la commune de l'Etang-la-Ville de réexaminer ses notations dans un délai de deux mois sous astreinte 100 euros par jour de retard et de réexaminer ses avancements d'échelon et de rétablir son salaire en conséquences dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de condamner la commune de l'Etang-la-Ville à lui verser une somme de 38 000 euros en réparation des actes de discrimination et de harcèlement moral qu'elle a subis, de mettre à la charge de la commune de l'Etang-la-Ville une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Par un jugement n° 2001616 du 28 décembre 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 28 février 2022, Mme A, représentée par Me Clavel, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du maire de l'Etang-la-Ville du 6 janvier 2020 ;
3°) d'annuler les notations qui lui ont été attribuées au titre des années 2003 à 2019 ;
4°) d'annuler les arrêtés d'avancement d'échelon à l'ancienneté maximale qui ont été pris par la commune de l'Etang-la-Ville pour les années 2003, 2005, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013 ;
5°) de condamner la commune de l'Etang-la-Ville à réexaminer ses notations dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
6°) d'ordonner le réexamen par la commune de ses avancements d'échelons et de rétablir son salaire en conséquence, sous astreinte de 100 euros par jour à l'expiration du délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
7°) de condamner la commune de l'Etang-la-Ville à lui verser la somme de 38 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation des actes de discriminations et de harcèlement moral subis ;
8°) de mettre à la charge de la commune la somme de 5 000 euros à lui verser au titre de l'article L.761-1 du code de la justice administrative ;
9°) de débouter la commune de tous ses moyens, fins et demandes.
Elle soutient que :
- ses notations, ses évaluations, les refus répétés de lui accorder des formations, les comportements vexatoires vis-à-vis de son mariage, l'attitude de son employeur vis-à-vis de ses problèmes médicaux et de l'absence de considération à son égard sont constitutifs de discrimination et de harcèlement moral ;
- ces agissements ont entrainés des conséquences sur sa carrière et sa santé, ce qui fonde sa demande de réparation de son préjudice moral à hauteur de 20 000 euros ;
- ses notations méconnaissent l'article 8 du décret n° 87-1107 du 30 décembre 1987 portant organisation des carrières des fonctionnaires territoriaux de catégorie C ;
- les arrêtés d'avancement d'échelon méconnaissent les durées fixées par ce même décret du 30 décembre 1987.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 87-1107 du 30 décembre 1987 ;
- le décret n° 2006-1693 du 22 décembre 2006 ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. Mme A, adjointe d'animation de la commune de l'Etang-la-Ville, a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler les notations qui lui ont été attribuées au titre des années 2003 et 2019 ainsi que les arrêts d'avancement d'échelon à l'ancienneté maximale pris à son encontre pour les années 2003, 2005, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013 et la décision implicite de rejet de sa demande préalable du 6 novembre 2019, d'enjoindre à la commune de l'Etang-la-Ville de réexaminer ses notations dans un délai de deux mois sous astreinte 100 euros par jour de retard et de réexaminer ses avancements d'échelon et de rétablir son salaire en conséquences dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de condamner la commune de l'Etang-la-Ville à lui verser une somme de 38 000 euros en réparation des actes de discrimination et de harcèlement moral qu'elle a subis. Elle relève appel du jugement du 28 décembre 2021 par lequel celui-ci rejette sa demande.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 du décret n° 87-1107 du 30 décembre 1987 portant organisation des carrières des fonctionnaires territoriaux de catégorie C : " Il est tenu compte pour l'établissement de la note des éléments suivants : 1. Connaissances professionnelles ; 2. Initiative, exécution, rapidité, finition ; 3. Sens du travail en commun et relations avec le public ; 4. Ponctualité et assiduité. "
4. Mme A soutient en appel que ses notations pour les années 2003, 2008, 2009, 2010, 2011, 2013, 2014 sont entachées d'illégalité en ce qu'elles ne prennent pas en compte les quatre critères susmentionnés. Il ressort des pièces du dossier que la requérante se borne à citer certains passages des appréciations annuelles portées sur sa valeur professionnelle, sans établir pour autant que celles-ci méconnaitraient les dispositions précitées ou qu'elles révèleraient une discrimination à son encontre. Il y a lieu par suite, d'une part, d'écarter ce moyen, pour ce motif et par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Versailles au point 13 du jugement entrepris et, d'autre part, sans qu'il soit besoin d'en examiner la recevabilité, de rejeter les conclusions dirigées contre ces notations.
5. En second lieu, pour demander l'annulation de tous les arrêtés d'avancement d'échelon à l'ancienneté maximale la concernant pour les années 2003, 2005, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013, Mme A soutient encore, sans éléments nouveaux de fait ou de droit, qu'elle devrait être classée, au minimum, au 9ème échelon de son grade, voire au 10ème échelon si elle avait bénéficié d'un avancement à l'ancienneté minimale, et que les appréciations portées sur sa valeur professionnelle pour les avancements d'échelon à l'ancienneté maximale qui lui ont été accordés sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, elle n'apporte aucun élément permettant de démontrer que chacun des arrêtés d'avancement d'échelon en cause serait à ce titre entaché d'illégalité, et elle n'invoque par ailleurs aucun moyen spécifique, tiré notamment d'une erreur de droit ou d'une erreur de fait, à l'encontre des arrêtés d'avancement d'échelon contestés. Par suite, il y a de nouveau lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Versailles au point 14 de son jugement, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de ces conclusions qui doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
6. Aux termes, de l'article 6 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus. ".
7. De manière générale, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Il en va également ainsi lorsque la décision contestée devant le juge administratif a été prise par une instance indépendante de l'administration qui défend. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Par ailleurs pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.
8. En premier lieu, Mme A reprend en appel, sans apporter des éléments de fait ou de droit nouveaux, le moyen tiré de ce que ses notations et évaluations entre 2003 et 2019 seraient incohérentes au regard des appréciations portées sur son travail, en raison de critères non explicités par l'employeur, d'autant plus que ces dernières insistent particulièrement sur les aspects négatifs de sa manière de servir. Toutefois, ainsi que l'on exactement relevé les premiers juges, les évaluations versées aux débats révèlent une manière de servir moyenne, certes avec de réels efforts d'amélioration, mais aussi un problème récurrent de positionnement et des réserves sur la ponctualité et la disponibilité au travail. Mme A n'apporte encore en appel aucun élément de nature à démontrer que l'administration se serait méprise dans l'appréciation de sa manière de servir, les attestations de parents ou de collègues relatant ses qualités professionnelles n'étant pas de nature à remettre en cause des appréciations concordantes sur plusieurs années portées par la hiérarchie. Il n'est pas non plus établi que la commune aurait commis des erreurs dans les avancements d'échelon de Mme A, le fait que l'intéressée ait avancé systématiquement à l'ancienneté maximale se justifiant au regard des évaluations. Il n'est, dès lors, pas révélateur de faits de harcèlement moral ou d'une discrimination.
9. En deuxième lieu, Mme A soutient que malgré sa volonté, exprimée notamment lors de ses entretiens individuels annuels, de bénéficier de formations, ses demandes sont demeurées sans réponse, et qu'elle n'a notamment pas pu bénéficier de 124 heures de formations dues au titre du plan de formation continue pour réaliser un bilan de compétences. Il résulte toutefois de l'instruction que Mme A a pu bénéficier de formations en lien avec ses fonctions, et qu'elle ne démontre pas ni même n'atteste qu'elle aurait été empêchée de suivre une formation pour obtenir son brevet d'aptitude aux fonction d'animateur (BAFA). En outre, les collectivités publiques ne sont pas tenues de prendre en charge financièrement toute demande de bilan de compétences formée par un agent, la commune qui, pour des motifs budgétaires légitimes, privilégie les formations assurées par le centre national de la fonction publique territoriale, étant par suite fondée à refuser le bilan de compétence sollicité par Mme A, sans qu'il s'agisse en l'espèce d'un fait susceptible de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces versées aux débats par la requérante qu'elle se serait vu refuser d'autres formations.
10. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que l'absence excusée et motivée par des raisons personnelles de la directrice générale ajointe lors de la cérémonie de mariage de Mme A, comme la demande qui lui a été adressée par le service des ressources humaines de la commune de fournir des justificatifs pour obtenir un congé exceptionnel, ne permettent pas non plus d'établir l'existence d'un comportement vexatoire à son encontre.
11. En quatrième lieu, Mme A reprend en appel les arguments tirés de l'application indue d'un jour de carence, de l'absence d'assistance pour constituer son dossier aux fins de maintien de son salaire alors qu'elle devait passer à demi-traitement, des demandes réitérées pour obtenir l'envoi de trois bulletins de salaires, puis la rectification de jours de carences non réglés et pour l'obtention d'un rendez-vous avec le médecin du travail, ainsi que la non prise en compte de ses troubles allergiques qui ont fait l'objet d'une recommandation du médecin de prévention. Elle n'invoque, au soutien de ce moyen, aucun argument de fait ou de droit nouveau. Il y a donc lieu de l'écarter par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges aux points 7 et 8 du jugement entrepris.
12. En cinquième lieu, Mme A soutient qu'elle a été victime de propos vexatoires et inappropriés de la part de ses collègues, en lien avec son engagement syndical et le fait qu'elle aurait signalé des dysfonctionnements au sein du service, et invoque aussi un manque de considération de sa hiérarchie. Toutefois, elle ne le démontre pas, y compris en appel, par les courriers électroniques et documents qu'elle verse au dossier. Si elle fait aussi état des conséquences sur sa santé de faits de harcèlement moral et d'actes discriminatoires, et notamment du développement d'un trouble anxio-dépressif, il ne ressort pas des pièces du dossier que la dégradation de son état de santé puisse faire présumer, en l'absence d'autres éléments d'appréciation, l'existence d'un harcèlement moral et d'une discrimination.
13. Compte tenu de l'ensemble de ce qui précède, les agissements dénoncés par Mme A ne sont pas constitutifs de faits fautifs de harcèlement moral ou discriminatoires. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A est manifestement dépourvue de fondement. Il y a lieu de la rejeter par ordonnance, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fins d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de l'Etang-la-Ville.
Fait à Versailles, le 22 décembre 2022.
Le président de la 6ème chambre,
P.-L. ALBERTINI
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
N° 21VE0045100
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026