mercredi 31 août 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE00969 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PATUREAU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2021 en tant que le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de travail et enfin de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2110499 du 31 mars 2022, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 21 avril 2022, M. B, représenté par Me Patureau, avocat, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions du 8 novembre 2021 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jours de retard, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement présente une motivation contradictoire et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'intensité de sa vie privée et familiale, de son intégration professionnelle et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; l'intégralité des membres de sa famille réside en France et le tribunal et le préfet ont estimé à tort qu'il n'avait pas d'attache familiale en France ; il justifie de l'ancienneté de son activité professionnelle pour la société Air net services, même exercée sous le nom de son frère ;
- les décisions sont insuffisamment motivées en ce qui concerne l'intensité de sa vie privée et familiale ainsi que sa situation professionnelle, faute de mention des formulaires de demande d'autorisation produits par son employeur, de ses années d'expérience et de ses compétences professionnelles ;
- les décisions sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation en tant qu'elles n'ont pas pris en compte la réalité de sa situation professionnelle et n'ont pas examiné sa demande d'admission exceptionnelle sur le terrain de sa situation familiale ;
- la décision portant refus de séjour est entachée d'une erreur de droit faute pour le préfet d'avoir examiné la possibilité de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers au regard de sa " vie privée et familiale " ;
- le préfet n'a pas procédé à l'examen de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant refus de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie d'une activité professionnelle depuis 2018, d'une résidence habituelle depuis 2017, d'une intégration sociale en raison notamment de la présence de l'intégralité des membres de sa cellule familiale en France ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est dépourvu d'attache familiale au Mali depuis le décès de sa grand-mère ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses décisions sur sa situation personnelle ;
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnait les articles L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses décisions sur sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes du 26 septembre 1994 :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Par une décision en date du 1er septembre 2021, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné M. Mauny, président assesseur de la 6ème chambre, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B, ressortissant malien né le 10 août 1993, est entré en France, selon ses déclarations, le 25 mai 2017 et y a déposé une demande d'asile. Suite au rejet de cette demande, le préfet de l'Essonne, par un arrêté du 14 novembre 2018, a obligé M. B à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le 22 juillet 2021, M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour au titre du travail. Par un arrêté du 8 novembre 2021, le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B relève appel du jugement du 31 mars 2022 en tant que le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
3. L'arrêté en litige vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il comporte des éléments circonstanciés sur la situation personnelle et familiale de M. B. Il précise à ce titre qu'il est entré sur le territoire selon ses déclarations le 25 mai 2017 et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 9 novembre 2018, qu'il est célibataire et sans enfant à charge, qu'il n'établit pas que sa présence auprès des membres de sa famille en France serait indispensable et qu'il n'est pas dépourvu d'attache familiale dans son pays d'origine. Il précise également que le seul fait de justifier d'une promesse d'embauche ne saurait constituer un motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que les bulletins de salaires de décembre 2018 à juin 2021 mentionnant un nom d'emprunt, " B Bakary ", qui ne sont pas corroborés par un avis d'imposition, ne sauraient suffire à la régularisation de sa situation. Dans ces conditions, et alors que le préfet n'est pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, l'arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, quand bien-même il ne fait état ni des " formulaires CERFA " de demande d'autorisation de travail, ni des années d'expérience et de la compétence de M. B. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions en litige doit être écarté. Au regard des éléments qu'il comporte, il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que l'arrêté serait entaché d'un défaut d'examen de la situation de M. B.
4. Aux termes de l'article 10 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes du 26 septembre 1994 : " (). / Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les nationaux maliens doivent posséder un titre de séjour. Ces titres de séjour sont délivrés et renouvelés conformément à la législation de l'Etat d'accueil ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions, l'autorité administrative doit d'abord vérifier si des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifient la délivrance d'une carte portant la mention "vie privée et familiale", ensuite, en cas de motifs exceptionnels, si la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire" est envisageable.
5. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté du 8 novembre 2021 que le préfet de l'Essonne, qui était saisi d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre du travail, a d'abord écarté l'existence de circonstances humanitaires ou exceptionnelles au regard notamment de l'ancienneté et des conditions de la résidence habituelle de M. B en France, avant d'examiner sa situation professionnelle et d'écarter sa régularisation à ce titre après examen des pièces produites par le requérant. Il suit de là, ainsi que l'a justement apprécié le tribunal, que M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet n'aurait pas vérifié s'il pouvait lui être délivré un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " avant d'examiner la possibilité d'une régularisation par la délivrance d'un titre " salarié ". Les moyens tirés d'un défaut d'examen et d'une erreur de droit doivent donc être écartés.
6. D'autre part, M. B se prévaut de la durée de son séjour, d'une activité professionnelle depuis 2018, qu'il a d'abord exercée sous l'identité de son frère puis sous son identité véritable depuis le mois de juillet 2021, de la fixation du centre de ses intérêts en France où vivent ses parents, en qualité de réfugiés, ainsi que l'ensemble de ses frères et sœurs. Il a toutefois déclaré être entré en France en mai 2017, à l'âge de 23 ans, et il n'est pas contesté qu'il s'est maintenu sur le territoire en dépit d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 9 novembre 2018. M. B est célibataire et sans charge de famille en France et s'il démontre la présence sur le territoire d'une grande partie de sa famille, notamment celle de ses parents qui ont le statut de réfugié et ont quitté le Mali en 2001 et 2005 et de ses frères et sœurs, il a vécu séparé d'eux pendant plusieurs années et ne justifie pas de l'intensité des liens qu'il a conservés avec eux, les attestations produites à cette fin en première instance étant peu circonstanciées. Il ne justifie pas en outre être désormais dépourvu d'attaches familiales au Mali. Enfin, s'il ressort des pièces du dossier, au regard notamment de l'attestation de concordance datée du 22 avril 2021 et de celle du président de la SAS Air net services du 4 mai 2021, que M. B a travaillé pour cette société depuis le 6 février 2019, en utilisant l'identité du frère du requérant jusqu'en juillet 2021, cette circonstance, au regard notamment de l'ancienneté de l'activité dont il justifie, ne suffit pas à caractériser l'existence d'un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour. Il suit de là que le préfet n'a pas commis d'erreur en estimant qu'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel ne justifiait l'admission exceptionnelle au séjour de M. B. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1 () ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour en sollicitant la délivrance d'un titre " salarié ". Le requérant ne peut, dès lors, utilement soutenir que le préfet de l'Essonne, qui a par ailleurs examiné la situation familiale de l'intéressé et apprécié l'intensité des liens dont il dispose en France, n'aurait pas procédé à l'examen de sa demande au visa des dispositions les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aurait ainsi méconnu ces dispositions.
9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans charge de famille en France. S'il démontre la présence en France d'une grande partie de sa famille, notamment celle de ses parents qui ont le statut de réfugié et ont quitté le Mali en 2001 et 2005 et de ses frères et sœurs, il a vécu séparé d'eux pendant plusieurs années et ne justifie pas de l'intensité des liens qu'il a conservés avec eux, les attestations produites à cette fin en première instance étant peu circonstanciées. Il ne justifie pas en outre être dépourvu d'attaches familiales au Mali, où il a été confié à la garde de sa grand-mère après le départ de ses parents et où résidaient ses oncles. Il est constant en outre que M. B a déclaré être entré sur le territoire en mai 2017 à l'âge de 23 ans seulement, et qu'il y réside depuis un peu plus de 4 ans avant la décision attaquée, en dépit d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 9 novembre 2018. Il ne justifie pas enfin de la réalité de l'exercice d'une activité professionnelle avant le 6 février 2019. Au regard notamment de la durée et des conditions de son séjour sur le territoire et des attaches dont il apparaît disposer au Mali, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige, en tant qu'il porte refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, aurait violé le droit au respect de sa vie privée et familiale et donc méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, pas plus, en tout état de cause, que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si M. B soutient par ailleurs que le tribunal comme le préfet aurait estimé à tort qu'il n'avait pas d'attache familiale en France et que le jugement serait entaché d'une contradiction de motifs sur ce point, la première allégation manque en fait et le jugement, qui apprécie les liens dont M. B dispose respectivement en France et au Mali, n'est pas entaché d'une contradiction de motifs s'agissant du droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.
11. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, ni la décision portant refus de titre de séjour ni celle obligeant M. B à quitter le territoire français ne sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de leurs conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 8 novembre 2021 et du jugement du 31 mars 2022 doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de l'Essonne.
Fait à Versailles, le 31 août 2022.
Le président-assesseur de la 6ème chambre,
O. MAUNY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
22VE0096900
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026