mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE00964 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL FREDERIC ALQUIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A a demandé au tribunal administratif d'Orléans l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé son admission au séjour au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et qu'il soit fait injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour.
Par un jugement n° 2301157 du 17 mars 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif d'Orléans a annulé cet arrêté et enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de munir immédiatement M. A d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait à nouveau statué sur son cas.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 9 mai 2023, le préfet d'Indre-et-Loire demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande présentée par M. A devant le tribunal administratif d'Orléans.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2023, M. A, représenté par Me Alquier, avocat, demande le bénéfice de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire, enregistré le 30 novembre 2023, le préfet d'Indre-et-Loire déclare se désister purement et simplement de sa requête d'appel.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement () des cours () peuvent (), par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Le désistement du préfet d'Indre-et-Loire est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Aux termes par ailleurs de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président. () " Aux termes de l'article 10 du décret du 28 décembre 2020 : " I. - L'aide juridictionnelle est maintenue lorsque la personne formule une nouvelle demande dans les cas suivants : / 1° Pour se défendre en cas d'exercice d'une voie de recours ; () " M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 17 mars 2023 dans le cadre de l'instance qu'il avait introduite devant le tribunal administratif d'Orléans, il y a lieu d'accorder à l'intéressé le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
ORDONNE :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet d'Indre-et-Loire.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet d'Indre-et-Loire, à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Versailles le 30 janvier 2024.
Le président de la 6ème chambre,
P.-L. ALBERTINI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026