jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE02517 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | exécution décision justice adm |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Versailles de condamner l'Etat à lui verser la somme de 86 192 euros augmentée des intérêts légaux à compter de la réception de sa demande préalable en réparation des préjudices subis du fait des décisions fautives rejetant ses demandes de cumul d'activité.
Par un jugement n° 1804417 du 5 juin 2020, le tribunal administratif de Versailles a condamné l'Etat à lui verser la somme de 29 180 euros augmentée des intérêts au taux légal à compter du 16 avril 2018 avec capitalisation à chaque échéance annuelle à compter du 17 avril 2019.
Par un arrêt n° 20VE01938 du 16 décembre 2021, la cour administrative d'appel de Versailles a porté la somme de 29 180 euros que le tribunal administratif de Versailles a condamné l'Etat à verser à M. A à 33 180 euros, a assorti la somme de 29 180 euros afférente au préjudice financier du versement des intérêts au taux légal à compter du 16 avril 2018 et a jugé que les intérêts échus à la date du 17 avril 2019 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par un message électronique et un mémoire, enregistrés le 26 avril 2023 et le 18 janvier 2024, M. B A a saisi la cour administrative d'appel de Versailles d'une demande tendant à obtenir l'exécution de l'arrêt n° 20VE01938 du 16 décembre 2021.
Par une ordonnance du 16 novembre 2023, le président de la Cour administrative d'appel de Versailles a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire, si nécessaire, les mesures propres à assurer l'entière exécution de l'arrêt n° 20VE01938 rendu le 16 décembre 2021 par la Cour administrative d'appel de Versailles.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 27 novembre 2023 et le 18 mars 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que cet arrêt a été entièrement exécuté suite au versement à M. A d'une somme de 4 000 euros due au titre du préjudice moral, assortie des intérêts au taux légal, qui a été mise en paiement le 6 mars 2023.
Par un mémoire enregistré le 19 mars 2024, M. A a reconnu avoir perçu ces sommes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents () des cours () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ". Aux termes de l'article R. 921-6 du même code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement (), le président de la cour ou du tribunal ouvre une procédure juridictionnelle (). L'affaire est instruite et jugée d'urgence. Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet ".
1. La Cour a, par un arrêt n° 20VE01938 du 16 décembre 2021, porté la somme de 29 180 euros que le tribunal administratif de Versailles a condamné l'Etat à verser à M. A à 33 180 euros, a assorti la somme de 29 180 euros afférente au préjudice financier du versement des intérêts au taux légal à compter du 16 avril 2018 et a jugé que les intérêts échus à la date du 17 avril 2019 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
2. Il résulte de l'instruction que pour justifier de l'entière exécution de l'arrêt du 16 décembre 2021, le ministre de l'intérieur et des outre-mer produit une ordonnance de paiement du 3 novembre 2023 d'une somme de 4 000 euros au bénéfice de M. A au titre de la réparation complémentaire de son préjudice financier consécutive au jugement du tribunal administratif de Versailles du 5 juin 2021. Le ministre a en outre précisé que cette somme de 4 000 euros due au titre du préjudice moral, assortie des intérêts au taux légal, a été mise en paiement au profit de M. A le 6 mars 2023. L'intéressé reconnait avoir perçu ces sommes. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur la présente requête en exécution.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la présente requête en exécution.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Versailles, le 4 avril 2024.
Le premier vice-président de la Cour,
président de la 2ème chambre,
B. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX02473
02/04/2026
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY01963
02/04/2026
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY02786
02/04/2026
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY03215
02/04/2026