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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-23VE02691

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-23VE02691

jeudi 25 janvier 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-23VE02691
TypeOrdonnance
Avocat requérantADDEN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A épouse C a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté n° PC 078 073 22B1008 du 23 février 2023 par lequel le maire de la commune de Bois d'Arcy a autorisé la réalisation d'une extension de l'enseigne de la société Lidl.

Par une ordonnance n° 2306337 du 9 novembre 2023, la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative comme manifestement irrecevable.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 8 décembre 2023, Mme A épouse C demande à la Cour d'annuler cette ordonnance et cet arrêté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents () des cours(..) peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). Les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l' article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation , du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant./ Lorsqu'elles sont introduites par une association, ces mêmes requêtes doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées des statuts de celle-ci, ainsi que du récépissé attestant de sa déclaration en préfecture. / Le présent article n'est pas applicable aux décisions contestées par le pétitionnaire. ".

3. Il appartient à l'auteur d'un recours contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol, autre que le pétitionnaire, de produire la ou les pièces requises par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, notamment, s'agissant d'un requérant autre que l'Etat, une collectivité territoriale, un groupement de collectivités territoriales ou une association, le titre ou l'acte correspondant au bien dont les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance seraient selon lui directement affectées par le projet litigieux. Dans le cas où, à la suite d'une fin de non-recevoir opposée sur ce point par le défendeur ou, à défaut, d'une invitation à régulariser qu'il appartient alors au tribunal administratif de lui adresser, la ou les pièces requises par ces dispositions n'ont pas été produites, la requête doit être rejetée comme irrecevable. Sous réserve du cas dans lequel le juge d'appel annulerait le jugement et statuerait sur la demande de première instance par la voie de l'évocation, le requérant n'est pas recevable à produire pour la première fois en appel ces éléments justificatifs, notamment, s'agissant d'un requérant entrant dans le champ d'application du premier alinéa de l'article R. 600-4, le titre ou l'acte correspondant à l'intérêt pour agir dont il se prévalait en première instance.

4. Par une ordonnance du 9 novembre 2023, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté comme irrecevable la demande de la requérante, tendant à l'annulation de l'arrêté n° PC 078 073 22B1008 du 23 février 2023 par lequel le maire de la commune de Bois d'Arcy a autorisé la réalisation d'une extension de l'enseigne de la société Lidl, aux motifs que l'intéressée n'avait pas produit son titre de propriété, en méconnaissance de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, dans le délai de 15 jours qui lui était imparti par le courrier l'invitant à régulariser sa demande, ce qui n'est pas contesté. La demande de régularisation qui a été adressée à la requérante, par un courrier du 4 août 2023, dont son mandataire a accusé réception le 7 août 2023 dans l'application Télérecours, mentionnait qu'à défaut de régularisation dans un délai de 15 jours, les conclusions pourraient être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti. La requérante n'est pas recevable à produire pour la première fois en appel ces éléments justificatifs.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme A épouse C n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande comme irrecevable.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A épouse C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A épouse C.

Fait à Versailles, le 25 janvier 2024.

Le premier vice-président de la Cour,

président de la 2ème chambre,

B. EVEN

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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