mardi 17 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE02708 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CABINET BARDON & DE FAY AVOCATS ASSOCIES BF2A |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'Association des constructeurs amateurs d'aéronefs des Mureaux (ACAAM) a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler la décision implicite de rejet du 25 août 2021 par laquelle le président du syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine (SIGAM) a refusé d'abaisser ou de supprimer les redevances dues au titre d'une convention d'occupation temporaire du domaine public aéronautique.
Par un jugement n° 2107601 en date du 9 octobre 2023, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2023, l'association des constructeurs amateurs d'aéronefs des Mureaux, représentée par Me Debord, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cette décision ;
3°) d'enjoindre au président du syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois ;
4°) et de mettre à la charge du syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les premiers juges ont " méconnu la hausse exponentielle des conventions d'occupation temporaire " et se sont " abstenus de consulter les tarifs pratiqués sur les autres sites aéroportuaires " ;
- ce syndicat a commis une erreur manifeste d'appréciation en fixant la redevance fixée au titre de la convention d'occupation domaniale à un montant anormalement élevé, qui est constitutif d'une rupture d'égalité devant les charges publiques.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, le syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine, représenté par Me de Faÿ, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'association des constructeurs amateurs d'aéronefs des Mureaux au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 4 juin 2025, l'ACAAM déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les premiers vice-présidents () des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. L'ACAAM a déclaré se désister de la présente requête n°23VE02708. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'ACAAM la somme de 2 000 euros demandée par le syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de l'association des constructeurs amateurs d'aéronefs des Mureaux.
Article 2 : Les conclusions du syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine au titre de l'article L. 761-1 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association des constructeurs amateurs d'aéronefs des Mureaux et au syndicat intercommunal de gestion de l'aérodrome Les Mureaux - Verneuil-sur-Seine.
Fait à Versailles, le 17 juin 2025.
Le premier vice-président de la cour,
B. EVEN
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026