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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-25VE00149

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-25VE00149

mardi 31 mars 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-25VE00149
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème Chambre
Avocat requérantMALAVAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise :
- d’annuler l’arrêté du 6 août 2024 par lequel le préfet des Yvelines lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il devait être renvoyé et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
- d’enjoindre au préfet des Yvelines ou à tout préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation dans un délai de d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 25 euros par jour de retard ;
- de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2412335 du 16 décembre 2024, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté cette demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 19 janvier 2025, M. A... B..., représenté par Me Malaval, demande à la cour :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) d’annuler cet arrêté ;

3°) d’enjoindre au préfet des Yvelines, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 25 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil d’une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
S’agissant de l’ordonnance attaquée :
- elle est irrégulière dès lors que sa demande ne relevait pas des cas visés à l’article R. 222-1 7°du code de justice administrative ;

S’agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n’a pas procédé à un examen sérieux et préalable de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

S’agissant de la décision portant fixation du pays de destination :

- elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français, elle-même illégale ;

S’agissant de la décision portant refus d’octroi d’un délai de départ volontaire :
- elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français, elle-même illégale ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n’a pas procédé à un examen sérieux et préalable de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

S’agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans :
- elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français, elle-même illégale ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n’a pas procédé à un examen sérieux et préalable de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les dispositions de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet des Yvelines, qui n’a pas produit d’observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Etienvre a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B..., ressortissant marocain né en juillet 1994, est entré en France en juillet 2021 selon ses déclarations. A la suite de son interpellation à l’occasion d’un contrôle routier et d’un placement en garde à vue le 6 août 2024 pour des faits de conduite sans permis, il a fait l’objet d’un arrêté le 6 août 2024 par lequel le préfet des Yvelines l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il devait être renvoyé, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. M. B... a demandé l’annulation de cet arrêté au tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par une ordonnance du 16 décembre 2024, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande. M. B... relève appel de cette ordonnance.

Sur les conclusions aux fins d’annulation :

En ce qui concerne la régularité de l’ordonnance attaquée :

2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : ( …) 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

3. Il ressort des pièces du dossier de première instance qu’à l’appui de ses moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et des dispositions des articles L. 612-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. B... a précisé qu’il résidait en France à compter de juillet 2021, qu’il avait noué depuis son entrée en France des liens particulièrement intenses avec sa tante avec laquelle il vit, qu’il justifiait d’une insertion professionnelle stable à compter de novembre 2021 par la production d’une attestation de son employeur et travaillait, depuis cette date, pour la société SSN Transports dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée et percevait à ce titre une rémunération mensuelle nette supérieure au salaire minimum interprofessionnel de croissance. Dans ces conditions, ces moyens ne pouvaient être regardés ni comme n’étant pas assortis de précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ni comme n’étant assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien. Il s’ensuit que le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ne pouvait se fonder sur les dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande de M. B.... Ainsi, l’ordonnance attaquée est entachée d’irrégularité et doit être annulée.

4. Il y a lieu d’évoquer et de statuer immédiatement sur la demande présentée par M. B... devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

En ce qui concerne la légalité de l’arrêté attaqué :

S’agissant de l’obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu’il se trouve dans les cas suivants : / 1° L’étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s’y est maintenu sans être titulaire d’un titre de séjour en cours de validité ; (…) ». Aux termes du premier alinéa de l’article L. 613-1 du même code : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. (…) ».

6. L’arrêté contesté vise le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et mentionne que M. B... déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français et s’est maintenu en situation irrégulière sur le territoire national. En outre, l’arrêté précise que M. B... a été interpellé pour des faits de conduite sans permis, qu’il se déclare célibataire, sans charge de famille, et qu’il n’allègue pas être dépourvu d’attaches familiales dans son pays d’origine. Dans ces conditions, la décision contestée apparait comme suffisamment motivée alors même qu’elle ne fait pas mention de la situation professionnelle de l’intéressé. De même, les pièces du dossier révèlent que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B....

7. En second lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. ».

8. M. B... fait valoir qu’il réside en France depuis juillet 2021, qu’il a commencé à travailler dès novembre 2021, qu’il exerce le métier de livreur dans le cadre d’un contrat de travail à durée indéterminée et qu’il est hébergé par sa tante avec qui il a noué des liens très forts. Toutefois, M. B... est entré en France sans être muni d’un visa et s’y est maintenu irrégulièrement. Il a exercé une activité salariée sans y avoir été autorisé et a été interpellé durant son temps de travail pour des faits de conduite sans permis. Par ailleurs, célibataire sans charge de famille, il n’allègue pas être dépourvu d’attaches dans son pays d’origine. Dans ces circonstances et, compte tenu, en particulier du caractère très récent de l’entrée en France de l’intéressé et de ses conditions de séjour, et alors même que M. B... fait état d’une insertion professionnelle stable, le préfet des Yvelines n’a pas méconnu, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Le préfet n’a pas davantage commis une erreur manifeste dans l’appréciation de la situation de M. B....

S’agissant du refus d’octroi d’un délai de départ volontaire :

9. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision ». Aux termes de l’article L. 612-2 du même code : « Par dérogation à l'article L. 612-1, l 'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : (…) 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ». Aux termes de l’article L. 612-3 du même code : « Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour (…) ».

10. En premier lieu, après avoir visé les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’arrêté indique que M. B... est entré irrégulièrement sur le territoire français, s’est maintenu en situation irrégulière sans effectuer de démarches de régularisation, et ne s’est prévalu d’aucune circonstance particulière. Le préfet en a déduit que le risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français était établi. La décision portant refus d’octroi d’un délai de départ volontaire est ainsi suffisamment motivée, alors même qu’elle ne mentionne pas l’adresse permanente de M. B..., hébergé chez sa tante. Il ressort également des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l’intéressé.

11. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, M. B... n’est pas fondé à exciper de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français.

12. En troisième et dernier lieu, il ressort de la décision attaquée que, pour refuser d’accorder à M. B... un délai de départ volontaire, le préfet des Yvelines a notamment relevé que M. B... ne justifiait pas d’une entrée régulière en France et n’a pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour. Dans ces conditions, le préfet n’a pas entaché son arrêté d’une erreur d’appréciation en estimant que le risque de fuite était caractérisé, M. B... ne justifiant d’aucune circonstance particulière. Il s’ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.

S’agissant de la décision portant fixation du pays de destination :

13. Il résulte de ce qui vient d’être dit que M. B... n’est pas fondé à exciper d’une illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

S’agissant de l’interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

14. Aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ». Aux termes de l’article L. 612-10 du même code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l’autorité administrative tient compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu’il a déjà fait l’objet ou non d’une mesure d’éloignement et de la menace pour l’ordre public que représente sa présence sur le territoire français (…) ».

15. En premier lieu, il ressort de la combinaison de ces dispositions qu’une décision d’interdiction de retour doit comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l’autorité compétente, au vu de la situation de l’intéressé, de l’ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n’impose que soit indiquée l’importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l’autorité compétente qui prend une décision d’interdiction de retour d’indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l’étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l’intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l’étranger sur le territoire français, à la nature et à l’ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d’éloignement dont il a fait l’objet. Elle doit aussi, si elle estime que figurent au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l’ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l’intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n’est pas tenue, à peine d’irrégularité, de le préciser expressément.

16. En l’espèce, l’arrêté vise les dispositions de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et indique que M. B..., célibataire sans enfants, entré sur le territoire français en juillet 2021, ne justifie d’aucune circonstance humanitaire particulière. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est ainsi suffisamment motivée, sans que le préfet des Yvelines ait à mentionner l’absence de menace à l’ordre public ni l’absence de mesures d’éloignement antérieures. Aucune pièce du dossier ne vient également révéler que le préfet n’a pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B....

17. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, M. B... n’est pas fondé à exciper de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français.

18. En revanche, en troisième et dernier lieu, M. B... n’ayant pas fait l’objet auparavant d’une précédente mesure d’éloignement et le préfet ne soutenant aucunement que sa présence constituerait une menace pour l’ordre public, la durée de deux années d’interdiction de retour fixée par le préfet apparait disproportionnée. M. B... est en conséquence fondé à en demander l’annulation pour ce motif.

Sur les conclusions aux fins d’injonction :

19. Eu égard à ses motifs, le présent arrêt implique seulement que le préfet des Yvelines reprenne une nouvelle décision portant interdiction de retour sur le territoire français dans un délai de deux mois sans qu’il soit besoin d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Sur les conclusions de M. B... tendant au bénéfice des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

20. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à ces conclusions.




D É C I D E :


Article 1er : L’ordonnance n° 2412335 du président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 16 décembre 2024 est annulée.

Article 2 : L’arrêté du 6 août 2024 est annulé en tant que le préfet des Yvelines a édicté à l’encontre de M. B... une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux années.

Article 3 : Il est enjoint au préfet des Yvelines de reprendre dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt une nouvelle décision d’interdiction de retour sur le territoire français.

Article 4 : Le surplus des conclusions de M. B... est rejeté.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Délibéré après l’audience du 17 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Etienvre, président de chambre,
M. Pilven, président assesseur,
Mme Pham, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2026.





Le président-assesseur,



J.-E. Pilven




Le président-rapporteur,



F. Etienvre


La greffière,



F. Petit-Galland

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.






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