LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-25VE03251

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-25VE03251

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-25VE03251
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantSCP FEDARC AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mmes A... B... et Chantal Rigault ont demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler la décision du 27 janvier 2025 par laquelle le maire de la commune de Butry-sur-Oise a refusé de procéder au changement de zonage des parcelles cadastrées section AC n°s 504, 505 et 506.

Par une ordonnance no 2503181, la première vice-présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2025, Mmes B... et Rigault, représentées par Me Azoulay, demandent à la cour :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) d’annuler cette décision ;

3°) d’enjoindre au maire de la commune de Butry-sur-Oise de saisir l’organe délibérant, en vue d’inscrire à l’ordre du jour d’une prochaine séance du conseil municipal l’abrogation du plan local d’urbanisme en tant qu’il classe les parcelles cadastrées section AC n°s 504, 505 et 506 en zone agricole et leur classement en zone constructible ou, à titre subsidiaire, de réexaminer leur demande, dans le délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

4°) et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 5 000 euros à leur verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :
c’est à tort que le premier juge a retenu l’irrecevabilité de leur demande ;
il n’est pas justifié de la compétence du signataire de la décision contestée ;
elle est entachée d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2025, la commune de Butry-sur-Oise, représentée par Me Leduc, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mmes B... et Rigault la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’ordonnance attaquée est régulière et que les moyens soulevés par les requérantes sont irrecevables et, en tout état de cause, infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents (…) des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) / Les (…) premiers vice-présidents des cours (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…) les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article (...) ».

Mmes B... et Rigault font appel de l’ordonnance n° 2503181 par laquelle la première vice-présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leur demande comme irrecevable pour défaut de moyen.

Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».

Par leur demande de première instance, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 13 février 2025, Mmes B... et Rigault se sont bornées à faire valoir, au soutien de leurs conclusions à fin d’annulation de la décision du maire de la commune de Butry-sur-Oise du 27 janvier 2025 refusant de modifier le zonage de trois parcelles, qu’elles ne « [voient] pas pourquoi on [leur] refuse de le passer en terrain constructible ». Dès lors, ainsi que l’a estimé à juste titre la première juge, leur demande ne contenait l’exposé d’aucun moyen. En l’absence de régularisation de cette demande par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens avant l’expiration du délai de recours, elle était donc irrecevable.

Il résulte de ce qui précède que Mmes B... et Rigault ne sont pas fondées à soutenir que c’est à tort que, par l’ordonnance attaquée, la première vice-présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leur demande comme manifestement irrecevable. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions à fin d’annulation figurant au sein de leur requête d’appel en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d’injonction et celles tendant au versement d’une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de Mmes B... et Rigault la somme de 2 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Butry-sur-Oise et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mmes B... et Rigault et les conclusions de la commune de Butry-sur-Oise au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mmes A... B... et Chantal Rigault et à la commune de Butry-sur-Oise.

Fait à Versailles, le 15 janvier 2026.

Le premier vice-président de la Cour,
président de la 2ème chambre,




B. EVEN

La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions