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AccueilJurisprudence administrativeN° 446750

Conseil d'État — Décision N° 446750

vendredi 22 avril 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier446750
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:446750.20220422
TypeDécision
PublicationD
Formation3ème chambre jugeant seule
Avocat requérantTHOUVENIN, COUDRAY, GREVY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Montpellier de condamner l'agence régionale de santé Occitanie à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait d'une situation de harcèlement moral. Par un jugement n° 1600543 du 6 avril 2012, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 18MA02120 du 22 septembre 2020, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par Mme B contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 novembre 2020 et 23 février 2021 au secrétariat de la section du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge de l'agence régionale de santé Occitanie la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

- Vu les autres pièces du dossier ;

- Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Rose-Marie Abel, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de Mme Marie-Gabrielle Merloz, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de Mme B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, Mme B soutient que la cour administrative d'appel de Marseille :

- l'a insuffisamment motivé en omettant de tenir compte de plusieurs éléments de fait avancés pour démontrer la situation de harcèlement moral ;

- a commis une erreur de droit en ne suivant pas la méthode de détection des faits de harcèlement moral établie par la jurisprudence ;

- a commis une erreur de droit en ayant fait de´pendre la caracte´risation d'une situation de harce`lement moral de l'existence d'une volonte´ syste´matique de nuire ;

- a de´nature´ les faits de l'espe`ce et, par suite, entache´ son arre^t d'une erreur de qualification juridique des faits en retenant que les explications fournies par l'administration permettaient d'e´tablir qu'elle avait be´ne´ficie´ de conditions de travail normales et en en de´duisant que la situation qui lui était faite e´tait motive´e par des conside´rations e´trange`res a` tout harce`lement ;

- a commis une erreur de droit en excluant la responsabilité de l'administration au motif que l'échange verbal reconnu comme accident de service par un arre^te´ devenu de´finitif du 27 mars 2015 ne caractérisait pas l'existence d'une faute ;

- a commis une erreur de droit ou, a` tout le moins, une erreur de qualification juridique des faits en retenant que l'e´change verbal dont la requérante se plaignait ne pre´sentait pas un caracte`re fautif, apre`s avoir pourtant retenu que les propos tenus dans le cadre de celui-ci pre´sentaient un caracte`re excessif, ne tirant pas conse´quences le´gales de ses propres constatations.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de Mme Garcia n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à la Mme Katia Garcia.

Copie sera adressée à l'agence régionale de santé Occitanie.

Délibéré à l'issue de la séance du 24 mars 2022 où siégeaient : M. Guillaume Goulard, président de chambre, présidant ; M. Stéphane Verclytte, conseiller d'Etat et Mme Rose-Marie Abel, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.

Rendu le 22 avril 2022.

Le président :

Signé : M. Guillaume Goulard

La rapporteure :

Signé : Mme Rose-Marie Abel

La secrétaire :

Signé : Mme Nathalie Martinez-Casanova

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