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AccueilJurisprudence administrativeN° 446884

Conseil d'État — Décision N° 446884

mardi 21 décembre 2021

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier446884
ECLIECLI:FR:CECHS:2021:446884.20211221
TypeDécision
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP PIWNICA, MOLINIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. H K, Mme I F, M. E C, Mme D L, M. et Mme B et A P J ont demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2018 par lequel le maire du Pecq (Yvelines) a délivré un permis de construire à M. N M pour la surélévation d'une construction existante et la construction d'une seconde maison. Par un jugement n° 1901229 du 25 septembre 2020, le tribunal administratif de Versailles a rejeté leur demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 25 novembre 2020 et 25 février 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. K, Mme F, M. C, Mme L, M. et Mme B et A J demandent au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leurs conclusions de première instance ;

3°) de mettre à la charge de la commune du Pecq la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Réda Wadjinny-Green, auditeur,

- les conclusions de M. Laurent Domingo, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Piwnica, Molinié, avocat de M. K et autres ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation du jugement qu'ils attaquent, M. K et autres soutiennent que le tribunal administratif de Versailles l'a entaché :

- d'insuffisance de motivation dans sa réponse au moyen tiré de ce que le dossier de demande de permis de construire était incomplet, faute de préciser que la mise en œuvre du projet nécessitait le déplacement d'un avaloir situé sur la voie publique, en dehors du terrain d'assiette du projet ;

- de dénaturation des pièces du dossier et des écritures en estimant que le dossier de permis de construire comportait un plan d'élévation spécifique relatif à l'aspect et aux caractéristiques du mur de soutènement créé entre les deux constructions ;

- d'erreur de droit en jugeant que le déplacement d'un avaloir situé sur la voie publique est sans incidence sur la légalité du permis de construire attaqué ;

- d'erreur de droit en écartant comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à la voirie ;

- de dénaturation des pièces du dossier en estimant que le projet litigieux ne dépasse pas les hauteurs maximales des constructions autorisées par l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- d'erreur de droit en jugeant que la hauteur du projet devait être appréciée après excavation du terrain d'assiette et non à partir du sol naturel avant travaux ;

- d'insuffisance de motivation, de contradiction de motifs et d'erreur de droit en écartant le moyen tiré de ce que le projet litigieux porte atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions de l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- d'insuffisance de motivation en ne répondant pas au moyen tiré de ce que la demande de certificat d'urbanisme présentait un caractère abusif ;

- d'erreur de droit en jugeant, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, que l'autorité qui a délivré le permis de construire litigieux pouvait se fonder sur le certificat d'urbanisme du 25 septembre 2017 pour ne pas opposer les dispositions réglementaires du site patrimonial remarquable approuvées le 23 mai 2018.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : : Le pourvoi de M. K et autres n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. H K, premier dénommé pour l'ensemble des requérants.

Copie en sera adressée à la commune du Pecq.

Délibéré à l'issue de la séance du 25 novembre 2021 où siégeaient : M. Alexandre Lallet, conseiller d'Etat, présidant ; Mme Nathalie Escaut, conseillère d'Etat et M. Réda Wadjinny-Green, auditeur-rapporteur.

Rendu le 21 décembre 2021.

Le président :

Signé : M. Alexandre Lallet

Le rapporteur :

Signé : M. Réda Wadjinny-Green

La secrétaire :

Signé : Mme G O

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