lundi 7 mars 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 448327 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:448327.20220307 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Rectif. d'erreur matérielle |
| Publication | Z |
| Formation | 6ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B D a demandé au tribunal administratif de Paris de condamner la Ville de Paris à lui verser la somme de 424 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait du refus de proposer son dossier de demande de logement social aux bailleurs sociaux. Par une ordonnance n° 2001446 du 17 février 2020, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Par une ordonnance n° 440089 du 28 décembre 2020, le Conseil d'État statuant au contentieux n'a pas admis le pourvoi de M. D dirigé contre cette ordonnance.
Recours en rectification d'erreur matérielle
Par une requête, enregistrée le 1er janvier 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, M. D doit être regardé comme demandant au Conseil d'État :
1°) de rectifier pour erreur matérielle l'ordonnance du 17 février 2020 ;
2°) d'annuler l'ordonnance attaquée ;
3°) de renvoyer sa demande auprès d'un tribunal administratif autre que celui de Paris ;
4°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'ordonnance du 17 février 2020 n'a pas statué sur l'ensemble de ses demandes.
Par une décision du 4 mars 2021, régulièrement notifiée, le bureau d'aide juridictionnelle près le Conseil d'État a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. D.
Par un courrier du 6 octobre 2021, régulièrement notifié, le greffe de la 6e chambre a invité M. D à régulariser sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification. Ce recours doit être présenté dans les mêmes formes que celles dans lesquelles devait être introduite la requête initiale () ". Selon l'article R. 821-3 : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'État, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions de la commission centrale d'aide sociale et des juridictions de pension ". Aux termes du 4° de l'article R. 122-12 du même code : " Le président de la section du contentieux et les présidents de chambre peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Le recours de M. D a été présenté sans le ministère d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation et n'a pas été régularisé à la suite du rejet de sa demande d'aide juridictionnelle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le Conseil d'État du 4 mars 2021, malgré l'invitation qui a été adressée au requérant par le secrétariat de la 6e chambre le 6 octobre 2021. Par suite, cette requête est irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D.
Fait à Paris, le 7 mars 202Signé : M. A C
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux,
par délégation : Marie-Adeline Allain448327